Tafsut (le printemps) saison de la renaissance
19/03/2016 00:05 par kabylie
Dans l’Alamanach amazigh, le printemps (Tafsut) est sans doute la saison la mieux étudiée, la plus riche par ses variations météorologiques capricieuses, mais aussi parce qu’elle constitue un moment privilégié de la grande mutation de la nature, sa renaissance annuelle.
AVEC l’entrée dans Tafsut, la nature sort des rigueurs et des affres de l’hiver pour ouvrir la vie sur un nouveau cycle. Les végétaux éclosent à nouveau, la terre se couvre d’un tapis floral bariolé, la chaleur du soleil féconde les graines cachées dans le sous-sol gorgé d’eau.
Il est de coutume chez les Amazighs d’accueillir le printemps avec l’étonnement et la joie qui marquent toutes les naissances. Aussi, organise-t-on pour la circonstance un dîner particulier Imensi N’tefsut. C’est un moment de retrouvailles conviviales. Les villageois sacrifient à l’occasion des coqs fermiers, des chapons, des poulardes pour agrémenter l’incontournable couscous aux fèves (Avissar). Le repas n’a pas de caractère rituel.
La tradition consacre, à l’accueil du printemps dans la matinée du premier jour de la nouvelle saison, un ensemble de gestes répétés depuis des lustres. (Amagar n’tefsut). Les familles sortent dans les près pour y improviser des pique-niques, y organiser des jeux et surtout se rouler dans l’herbe à la gloire des divinités de la nature, fort nombreuses dans la cosmogonie berbère. Ce geste qui scelle la communion avec les éléments naturels a perdu son sens dans de nombreuses régions du pays, où la rencontre avec Tafsut est encore célébrée. "On se roule dans l’herbe pour y prendre les couleurs les parfums et les odeurs de la terre et du tapis végétal. C’est un peu comme l’abeille qui se couvre de pollen dans la fleur" explique Si El Hassan le paysan dépositaire des derniers fragments de la mémoire régionale. La nécessité du contact charnel avec la nature est sans doute ce qui reste d’instinctif, d’animal, dans notre condition humaine de plus en plus artificielle et sophistiquée.
De nombreux peuples s’adonnent à des rituels similaires ; le bain dans l’eau glacée chez les russes ou encore la fréquentation des sources thermales dans les pays du pourtour méditerannéen relèvent de ce même besoin primitif enfoui dans notre for intérieur.
Après le dîner de l’ouverture et l’accueil de Tafsut "la saison démarre par une période de dix jours dénommée Tizegwaghin (les journées rouges). Qualificatif en relation avec des crépuscules flamboyants durant lesquels, le soleil avant de se coucher met le feu aux nuages, le ciel devient pourpre durant près d’un quart-d’heure c’est "Lehmorega" explique El Hassan. Cette décade est suivie de Timgharine (les vieilles capricieuses) d’une durée de sept jours marqués par des changements de temps très rapides.
Les quatres saisons défilent dans la même journée, on a droit aux averses de pluie ou de grêle, aux éclaircies, aux froids intenses, ou encore à de grosses remontées de chaleur et de vents du sud. Du 17 au 22 mars période dite Ledjwareh (les blessures), les bourgeons éclosent, les arbres caduques se couvrent à nouveau de petites feuilles et de fleurs. La semaine qui suit le bourgeonnement "est dite Esswaleh (les jours utiles) une durée qui correspond à la nouaison de certains végétaux à l’apparition des fruits sur les arbres (7 jours). Arrivent alors Imheznen, les sept jours tristes, les premières journées d’avril marquées par la timbale des cigales durant lesquelles la chaleur s’installe. Certains animaux connaissent leur période de rut. C’est la mue irréversible de la nature, le tournant, une fin de l’hiver retardée par les quatorze jours de Ahegan, une période qui dit-on fait trembler les sangliers (Yergagui yilef). Le ciel est bouché, il fait très froid mais il ne pleut pas. C’est une période où les travaux sur les végétaux sont suspendus. Tiftirin (Les cycles) consacré sur sept jours la sortie définitive de cette mauvaise période de l’Ahegan pour ouvrir sur les chaleurs du mois de mai.
Sept journée pastorales où les paysans soignent leurs troupeaux, s’occupent des nouveaux nés que l’on sort des bergeries pour des séjours en plein air, le contact avec le sol ferme, l’herbe et les fleurs des prairies. Les pluies chaudes du mois de mai durent 14 jours elles sont appelées Nissen (les eaux fécondes). Deux semaines d’averses entrecoupées d’éclaircies, dont le sol qui commence à se fissurer a tant besoin. Les sept journées vertes Izegzawen mettent fin à la floraison, certaines céréales forment leurs épis, et les arbres arborent fièrement leurs fruits. Le printemps est alors bouclé par les sept journées jaunes Iwraghen. C’est le démarrage de la fenaison, les paysans fauchent l’avoine la vesce, la petite féverole, on entame le désherbage des prairies naturelles (Assouki- et des bocages.
L’été démarre le 30 mai par les sept journées blanches Imellalen, durée du départ des transhumances. Les bouviers et les chevriers mènent des centaines de bêtes sur les lointains pâturages du Djurdjura. C’est naturellement une autre saison.
Rachid Oulebsir
Source Depêche de kabylie
Arezki de Montréal vous souhaite une bonne et heureuse année 2016 et Asegwas ameggaz 2966. Que la sante , le bonheur, l'amour et la prospérité soient les maîtres mots de cette nouvelle année.
Un album ouvert certes, mais rebelle à toute classification où seule la parole souveraine construit et déconstruit avec l’énergie du désespoir une réalité aux frontières imprécises.
Il est difficile, en l’espace de quelques lignes, de donner un aperçu même global d’un album aux multiples facettes tout comme d’en cerner le style. Avec un aplomb que le poète avait déjà il y a plus de vingt ans, Hocine Ouahioune brasse, ici, une sensibilité et une violence sensées. Ay Awal est une œuvre par laquelle il prend du recul et quitte le commerce des hommes pour se laisser envahir par la poésie. Un album ouvert certes, mais rebelle à toute classification où seule la parole souveraine construit et déconstruit avec l’énergie du désespoir une réalité aux frontières imprécises. Déchirures, conflits millénaires à partir desquels s’élabore l’exorcisme. En fait c’est une plongée en apnée dans nous-mêmes. Pour tamisée qu’elle soit, cette violence d’expression prend à la gorge quand il nous dit :
“Montre-nous la lumière
Celle que vous avez allumée est moribonde
Dans nos ténèbres, nous nous unissons
Et au premier rai de lumière, nous nous
entredéchirons.”
Quand la mémoire perd ses souvenirs dans une réalité peu soucieuse de poésie, la parole du poète reprend le maquis dans le cœur des hommes. Le rêve, l’espoir, le rire, la jeunesse, la raison, la paix sont ici personnifiés. Des personnages qui mettent en exergue la fuite en avant des hommes en nous assénant des arriérés de vérité impitoyables mais baumes incontournables… L’Algérie, Hocine l’aime et l’admire. Il reste à son chevet. Il appartient à cette lignée de poètes solaires enracinés dans les éléments de leur pays. Le pays est irrésistible. Les vers du poète le rendent durable. Mais le pays, haut lieu de bien des drames, est sourd à bien des colères. Ay Awal est tel un iceberg. Dans la partie visible, il parle de sa terre et du pays et dans la partie cachée, de ceux qui les piétinent. Une œuvre qui met à jour et au jour les énergies cachées de la patrie.
“Mère nous sommes tes enfants
De nos racines nous sommes fiers
Si les chaînes sont nos amies
À nos défis elles sont habituées.”
Hocine Ouahioune ne cesse de rendre hommage à un maillon de cette chaîne qui s’acharne à comprendre notre mécanique et à faire découvrir, au-delà des clichés simplificateurs, la complexe réalité d’une société en constante décomposition. Notre microcosme se vide un peu plus chaque jour. Parce que la peur est là sous toutes ses formes. Et ce ne sont pas les plus apparentes qui sont les plus terribles...
Adegwri i nutni est une chanson qui dépeint des paysages de défaites. Le désastre est collectif et individuel. Ce qui perdure, c’est cette sensation de débâcle et de sacrifice absurde.
“Seul le conscient fait pitié Qu’il trouve une solution à nos malheurs
Les meutes le rappellent à l’ordre.”
Mais le poète sait et le dit : l’espoir est le moteur increvable de ce peuple. Il sait, comme Khalil Djibran, qu’“on peut étouffer les tambours, délier les cordes d’une guitare, mais qui pourra empêcher les oiseaux de chanter ?”
Ahmed Ammour
Source: http://www.liberte-algerie.com/culture/qui-pourra-empecher-les-oiseaux-de-chanter-226907
Le MO Bejaia vient de réussir ce que la JS Kabylie avait échoué à réaliser la saison passée. Le club de la vallée de la Soummam a brillamment arraché la coupe d’Algérie dans sa version 2015 en battant le RC Arbaa sur le score d’un but à zéro (Zerdab 43’).
Le MOB devient ainsi le troisième club à offrir une coupe d’Algérie à la Kabylie après la JSK (1977, 1986, 1992, 1994 et 2011), et la JSM Bejaia (2008).
A cette occasion, le site js-kabylie.fr dit Bravo au MOB pour leur premier titre et félicitations à ses supporters auxquels nous souhaitons d’autres succès
Ass n 20 di yebrir 1980 d ass ar ad yeqqimen deg u mezruy n tmurt nnaÉ£. Xas akken abadu n tallit nni ixdem lbatel: isekkwar tasdawit n Tiz-Wezzu, yewwet imdanen, yerra É£ar lḥebs, maca imeÉ£nassen n tmaziÉ£t ur á¹£ubben ara ifassen nsen. Di yebrir 2001, tebbweá¸-ed tafsut taberkant, anda adabu yenÉ£a s terá¹£aá¹£in n iǧdarmiyen 123 g ilmezyen. Xas akken nÉ£anten di lbaá¹el, ur tessεid wi tebεen di craε, amzun akken ur yelli wayen yeá¸á¹›an.
Xas akka adabu yeqbel ad tili tmaziɣt ttutlayt taɣennawt, assa ilaq attuɣal ttunṣibt.
20 di yebrir n 80, 20 di yebrir n 2001, 20 di yebrir n 2015, ur ilaq ara anettu ayen fi mmuten, jarḥen, ttuḥebsen acḥal imeɣnassen.
Assa ilaq ad nemmekti, ad nesmekti.
Yenna yas Muḥya: É£urwat wi berrun i á¹bel deg w aman, É£urwat wi tettun ayen iεeddan, ay arrac nnaÉ£.
Dans la foulée du tirage au sorts des éliminatoires de la CAN-2017 qu’organisera le Gabon, la Confédération Africaine de Football (CAF) a publié le calendrier des rencontres.
Versée dans le Groupe J, l’Algérie débutera ses qualifications par la réception des Seychelles entre le 12 et 15 juin, avant un déplacement au Lesotho en septembre prochain (entre les 4 et 6). La phase aller des qualifications sera bouclée par la réception de l’Ethiopie en mars 2016 (entre le 26 et 29).
Programme des qualifications de l’équipe nationale :
12, 13, 14 juin 2015 : Algérie- Seychelles
4, 5, 6 septembre 2015 : Lesotho- Algérie
23, 24, 25, 26 mars 2016 : Algérie- Ethiopie
26, 27, 28, 29 mars 2016 : Ethiopie- Algérie
3, 4, 5 juin 2016 : Seychelles- Algérie
2, 3, 4 septembre 2016 : Algérie- Lesotho.
DZfoot.com
Bonjour,
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Cordialement
S.Huchet.
C'est déjà une bonne nouvelle, le bureau fédéral a intégré dans les points à étudier dans son AGO programmée le jeudi 5 Mars, l'étude de la "Demande de grâce formulée par la JS Kabylie au sujet de la suspension de son terrain."
Pour rappel, l’Assemblée Générale Ordinaire de la FAF se tiendra le Jeudi 05 Mars 2015 à 10h00 à l’Hôtel Sheraton d'Alger.
Les points programmés dans l'ordre du jour :
1. Vérification de la conformité de la convocation et de la composition de l’assemblée générale (constatation du Quorum),
2. Cérémonie de remise des Médailles de l’ordre du mérite de la FAF,
3. Approbation de l’ordre du jour,
4. Nomination des membres pour contrôler le procès verbal,
5. Allocution du Président de la FAF,
6. Approbation du procès verbal de l’assemblée générale ordinaire du 26/02/2014 à Alger,
7. Examen et approbation du rapport moral de l’exercice 2014,
8. Examen et approbation du rapport financier de l’exercice 2014,
9. Rapport du commissaire aux comptes pour l’exercice 2014,
10. Examen et approbation du budget prévisionnel de l’exercice 2015,
11. Quitus pour l’exercice 2014,
12. Admission d’un membre (Ligue de Football en salle – Futsal)
13. Divers :
- Information sur les investissements de la FAF.
-Demande de grâce formulée par la JS Kabylie au sujet de la suspension de son terrain.
Exclue des compétitions africaines par la Confédération Africaine de Football (CAF), la JS Kabylie avait été empêchée de prendre part à la Ligue des Champions de la CAF 2015 à laquelle elle s’était qualifiée en qualité de vice-champion d’Algérie.
Cette sanction avait fait suite au tragique décès de l’attaquant camerounais Albert Ebossé au terme du match de Ligue 1 face à l’USM Alger le 23 août dernier. Le club algérien avait introduit un recours auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), qui vient de lui donner raison.
Communiqué du TAS:
« Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a rendu sa décision finale dans l’arbitrage entre le club de football Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK/Algérie) et la Confédération Africaine de Football (CAF). Le club algérien, après avoir été sanctionné par sa propre fédération suite aux incidents survenus lors du match opposant JSK à l’USM Alger le 23 août 2014 (à l’issue duquel le joueur de JSK Albert Ebossé a perdu la vie), avait été interdit de participation aux compétitions interclubs de la CAF durant les saisons 2015 et 2016. Cette dernière décision avait été prise par le Comité exécutif de la CAF le 8 octobre 2014 et avait été immédiatement attaquée par JSK devant le TAS. Le TAS a constaté que la procédure disciplinaire menée par les instances de la CAF n’était pas conforme aux règles de la CAF, la décision attaquée ayant été prise sans que les représentants du club JSK n’aient été entendus ou même informés de la procédure en cours. L’appel de JSK a dès lors été admis et la décision du Comité exécutif de la CAF annulée avec effet immédiat. »
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