Mon voyage

24/11/2009 20:33 par kabylie

  • Mon voyage

    Mon voyage

    24/11/2009 20:33 par kabylie

J’ai marché depuis des semaines, des mois
sur les grandes routes droit devant moi
j’ai surtout marché hors des sentiers battus
en traversant des chemins assez ardus
avançant tous les jours sur ces allées tordues.

J’ai traversé des kilomètres avec ma flute
j’ai vu de sacrés personnages en cours de route
personne n’allait dans la même direction
nous nous somme croisés spontanément
très peu ont continué le trajet avec moi
les autres sont restés dernière mes pas.

Assez tôt, encore à quatre pattes
sur une chaussée pas toujours plate
j’ai rencontré l’innocence
la meilleure amie de l’enfance
celle qui nous remplit de complaisance
et qu’on ne voudrait jamais quitter
la mienne m’avait laissée tomber
avant d’arriver à la première intersection
à la rencontre de nouveaux éléments
qui m’ont détournée de mon cheminement.

J’ai poursuivit le chemin debout
je voulais prendre les jambes à mon cou
je voulais y aller de plus en plus vite
j’ai essayé de prendre la fuite
toujours pressée d’avancer
sans prendre le temps d’observer.

Parfois je trébuchais
ma flute s’est cassée
j’ai donc arrêté de m’essouffler
rien ne sert de courir mieux vaut marcher
de toute façon, tout le monde le sait
que c’est la tortue qui va gagner
continuant donc sur un pas plus lent
façonnant le chemin à ma façon.

Après avoir quitté l’innocence
je suis tombée sur l’adolescence
ces deux là aiment s’haïr
très vite je voulais fuir
quitter l’adolescence
pleine d’imprudences.

L’ado pour les intimes
n’avait jamais eu bonne mine
elle m’avait trop saoulée
torturée d’insécurités
tourmentée en pensées
elle peut bien nous marquer
mais jamais nous recroiser.

L’adolescence était encore auprès de moi
lorsque je commençais à marcher dans le froid
je passais d’un chemin rocailleux et fissurée
à un chemin venteux et enneigé
il m’était difficile de marcher
l’ado, cette frileuse, s’est barrée
quant à moi, j’ai fini par m’habituer
à marcher à travers des nids de poule gelés.

Été comme hiver
avec une volonté de fer
je brave les saisons
regardant tout droit devant
je poursuis le cours de la vie
même à la tombée de la nuit
je marche dans la noirceur
plus rien ne me fait peur
avec de la rage dans le cœur
je rêve de mener le troupeau
mais je traîne un si lourd fardeau.

J’ai marché longtemps en solitaire
seule dans l’immensité du désert
ne voyant plus personne sur mon passage
ayant comme seul compagnon, un paysage
que j’ai appris à apprivoiser avec le temps
que je contemple encore comme une enfant.

Un beau jour j’ai rencontré l’amour
cette créature au beaux discours
avec qui j’ai fait bien des détours
et après un si long parcours
nous nous sommes séparés
chacun est allé de son côté
elle qui peut être si cruelle
elle qui peut occasionner tant de peine
est allée rejoindre sa cousine, la haine.

J’ai aussi rencontré l’amitié
elle, est toujours à mes côtés
avec elle, je discute de tous les sujets
sans jamais me lasser
avec elle, j’ai tout partagé
des rires, des pleurs
mes joies, mes peine et mes peurs
avec elle, j’ai vraiment tout connu
et même lorsque je m’étais perdue
elle ne m’avait jamais déçue
en m’aidant à retrouver mon chemin
comme moi, elle croit au destin.

Comme quoi, c’est elle la plus fine
l’amitié reste ma meilleure copine
mais gare aux d’imposteurs
j’ai dû en rencontrer plusieurs
avant de reconnaître l’amitié
celle qu’on ne peut altérer
malgré nos défauts divulgués.

Un moment donné j’ai rencontré la trahison
on a marché ensemble, rapidement
je me suis rendue compte finalement
que la trahison n’a aucune conversation
alors on s’est séparés un bon moment
j’ai continué seule et la trahison
est allée voir sa cousine, la déception
plus loin, je l’ai retrouvée de nouveau
et cette fois là, je l’aurais bien mise KO.

Lorsque j’ai croisé la poésie
je l’ai trouvé fort jolie
elle aussi est une amie
avec ses rimes et ses vers
elle sait apaiser la colère
et dissiper le désespoir
que j’ai rencontré sans le vouloir
lorsque, lasse, j’ai voulu m’assoir.

Le désespoir m’a donné une migraine
car il profite de la condition humaine
pour introduire ses amis scabreux
alors, j’ai voulu changer de milieu
je me suis donc levée du banc
et j’ai continué tout droit devant.

Plus tard j’ai rencontré le décès
ce personnage que personne ne veut croiser
pourtant, il trouve toujours le moyen de nous rattraper
autant vous dire que cette rencontre m’a transformée
brutalement, il me fait sans cesse rappeler
que mon voyage peut être, à tout moment, écourté.

Mon voyage était bien entamé
je commençais même à boiter
lorsque j’ai rencontré la sagesse
la marraine de la jeunesse
je lui ai dit : tiens, je suis contente que tu sois là!
après ces fâcheuses rencontres, j’aurais besoin de toi
je te présente la jeunesse, elle n’est pas facile à vivre!
franchement effrontée, carrément têtue et clairement ivre
elle m’a mise, à quelques reprises, dans un pétrin sans fin
pourtant, je ne pourrais jamais l’écarter de mon chemin.

La sagesse me répond en toute humilité :
moi aussi j’ai beaucoup marché
et tout le monde que j’ai croisé
était à la recherche du fruit sacré
mais le bonheur est timide, il se cache
il ne se dévoile que s’il aime notre démarche
une fois le bonheur enfin trouvé
il faut savoir le garder, le protéger
le bonheur n’aime pas le futile
il n’est ni capricieux ni difficile
il est simplement très fragile.

J’ai marché depuis des semaines des mois
sur les grandes routes tout droit devant moi
j’ai surtout marché hors des sentiers battus
en traversant des chemins assez ardus
avançant tous les jours sur ces allées tordues
des chemins aussi tordus que la vie
parfois, sans trouver de raccourcis.

Des routes aux multiples croisements
où chacun emprunte un sentier différent
mais qu’importe le choix des hommes
tous les chemins mènent à Rome
des chemins aux multiples péripéties
mais grâce auxquels j’ai beaucoup appris
un voyage dont chaque mètre me fortifie.

Ma vadrouille a été parsemée de rencontres
j’ignore ce que ce voyage me réserve encore
et pour tout dire, je ne m’en préoccupe pas
je continue toujours d’avancer devant moi
malgré les obstacles et les changements de climat.

Il me reste encore du chemin à faire
j’ai tout de même déjà de quoi être fière
car beaucoup se sont arrêtés à mi-chemin
en capitulant à la rencontre du premier chagrin
j’ai beaucoup d’autres personnages à rencontrer
des bons, des moins bons et même des mauvais
mais toutes ces rencontres ont de la valeur
car tous contribuent à ce que je sois meilleure.

J’ignore le jour et l’heure de mon arrivée
j’ignore toujours l’issu de ma destinée
j’apprends tout les jours le code de ma route
à la marche, à la nage mais à reculons ça j’en doute!
et en attendant d’arriver à destination
je continuerais d’avancer tout droit devant.

© Lili

- 30 -

Publié par : lilaait le : 14 juin 2009

Source : http://lilaait.wordpress.com/

Algérie Egypte : 18 novembre 2009 : Célébrations à Montréal.

22/11/2009 22:13 par kabylie


Par : TheShaxman...
Les Algériens de Montréal: Célébrations pour la victoire contre l'égypte le 18 Novembre 2009.
Qualification pour le mondial Sud Africain en 2010.
One two three... viva l'Algérie.!!!
Source : http://www.youtube.com/watch?v=vcNVjat96Gg

Tout simplement Scandaleux ...

15/11/2009 09:16 par kabylie

  • Tout simplement Scandaleux ...

    Tout simplement Scandaleux ...

    15/11/2009 09:16 par kabylie

 La décision de la FIFA de ne rien faire  après le guet-apens de jeudi est scandaleuse. Certes l'EN a perdu par deux buts à zéro, certes nous avons joué ce match, et nous irons jouer au Soudan,  mais que ce serait il passé si les Verts avaient gagné, ou simplement tenu leur résultat, en perdant par deux buts leur bus a été bloqué plus de deux heures au stade. Est ce réellement des conditions pour jouer un match ?  Les mêmes évènements survenus en Europe auraient été gravement sanctionnés. La FIFA a fait tout un mic mac pour les paroles du sélectionneur Maradona il y'a peu, et rien du tout pour un caillassage en règle de nos joueurs, qui ont risqué leur vie en Egypte (on parle également de supporteurs dans un état grave). Faut il attendre un mort pour s'alarmer, dans ce contexte le football devient futile et l'Algérie ne risquera plus à l'avenir la vie de ses enfants pour un ballon rond. Ce deux poids, deux mesures est inadmissible. Esperons que l'instance mondiale prenne ses responsabilités.

DZfoot.com

15/11/2009
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  Le bus algérien bloqué au stade:
 
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 Les supporteurs algériens caillassés

Des dizaines de jeunes Egyptiens ont caillassé des bus transportant des supporteurs algériens samedi soir au Caire, à l'issue d'un match de football précédé de vives tensions et remporté 2-0 par l'Egypte contre l'Algérie, a constaté un journaliste de l'AFP.

Postés à un barrage de police abandonné, les supporteurs des Pharaons ont attendu la sortie des bus devant ramener les Algériens à leurs hôtels aux abords du stade, en banlieue du Caire.

Ils ont fait ralentir tous les véhicules au niveau du barrage pour vérifier si les passagers étaient algériens ou égyptiens.

A chaque fois qu'un bus transportait des Algériens, il s'est fait copieusement caillasser. Au moins quatre bus ont ainsi été attaqués, a rapporté le journaliste de l'AFP sur place, constatant que la rue était jonchée de verre brisé.

A quelques dizaines de mètres de là, se trouvaient quatre camions de la police anti-émeutes, mais les forces de l'ordre ne sont pas intervenues.

Un policier est ensuite venu voir les jeunes supporteurs égyptiens en leur disant: ''Rentrez chez vous, ils sont tous partis''.

Les vives tensions qui ont précédé cette rencontre cruciale entre les deux formations rivales faisaient craindre que des violences n'éclatent à la fin du match.

Ces dernières semaines, les supporteurs des deux équipes se sont en effet invectivés par médias interposés et sur internet, s'accusant de provocations mutuelles, au point que les autorités des deux pays ont dû multiplier les appels au calme.

La tension avait culminé jeudi soir avec le caillassage du bus de la sélection algérienne peu après son arrivée au Caire. Les traces de l'agression étaient d'ailleurs visibles pendant la rencontre sur deux des trois joueurs algériens blessés, qui portaient des pansements à la tête.

Les esprits s'étaient encore échauffés quand les médias et les services de sécurité égyptiens ont soutenu que l'équipe d'Algérie avait mis l'attaque en scène. En Algérie, la presse a en revanche évoqué un ''guet-apens''.

Dans cette ambiance survoltée, la Fifa a demandé aux autorités égyptiennes de prendre ''toutes les mesures de sécurité'' pour que le match ait lieu.

AFP

15/11/2009
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One,Two,Three...Viva l'Algérie!

14/11/2009 01:19 par kabylie

  • One,Two,Three...Viva l'Algérie!

    One,Two,Three...Viva l'Algérie!

    14/11/2009 01:19 par kabylie

J.S.K ...le grand retour?

08/11/2009 22:38 par kabylie

  • J.S.K ...le grand retour?

    J.S.K ...le grand retour?

    08/11/2009 22:38 par kabylie

Taddartiw...

01/11/2009 17:18 par kabylie

  • Taddartiw...

    Taddartiw...

    01/11/2009 17:18 par kabylie

Lycia et Nabeth hommage à Brahim Izri

15/10/2009 01:10 par kabylie


 
Par : Mr Missaoui .
Ces deux chanteurs kabyles ont rendu un hommage au défunt Brahim IZRI en chantant une de ses chansons "A YEMMA"
Source : http://www.youtube.com/watch?v=qwg6dXrvpD8

Allez les verts !

11/10/2009 02:02 par kabylie

  • Allez les verts !

    Allez les verts !

    11/10/2009 02:02 par kabylie

La famille « OUAHIOUNE & AIT OUAHIOUNE »

08/10/2009 05:02 par kabylie

  • La famille « OUAHIOUNE  & AIT OUAHIOUNE »

    La famille « OUAHIOUNE & AIT OUAHIOUNE »

    08/10/2009 05:02 par kabylie

 OUAHIOUNE ! UN PATRONYME RARE ...?



« OUAHIOUNE » un patronyme rare ! Par cette affirmation, il n’est pas éxagéré d’affirmer que notre nom de famille, n’est pas commun, si non qu’il est original. Plus précisément, il reste indiscutablement « unique» au sein de notre communauté originelle et en Kabylie qui se trouve être le berceau unique de notre « large» lignage. Car en général dans notre pays, les noms de familles sont constitués par les prénoms portés généralement par les ascendants mâles – exceptionnellement féminin - du 2ème et 3ème degré, rarement celui du 1er degré, c'est-à-dire le père. Ces patronymes ont été clairement et fidèlement fixés ou déformes, soit par l’existence d’un surnom, soit par celle d’une la mauvaise transcription établie par les services de l’état civil français, entre les années 1850 et 1880. Autrement dit, les familles portent communément des noms tels que : Ait Ali, Ait Ahmed, Ben Hammouda, Majdjer, Ait Mejdjer, Abdsselam, Ben Abdesselam, Ould Abdesselam, Ait Abdessalam, etc. Mais si ce constat peut être considéré comme la règle générale, il existe tout de même de très nombreuses exceptions sur lesquelles nous y reviendrons plus longuement lorsque nous évoquerons l’histoire du village de TASSAFT OUGUEMOUNE et les villages voisins, comme ceux appartenant à la confédération des AITH YANI dont un grand nombre de noms de famille, ont également une consonance particulière surtout dans le contexte géographique et culturel, qui est le Leur…

Par contre « OUAHIOUNE » n’est pas un prénom connu de nous. Le prénom le plus proche phonétiquement et qui a été relativement répondu en Kabylie jusqu’aux années 50, est celui de MAHYOUT. Celui –ci est aujourd’hui assez désuet et très rarement utilisé. Mais néanmoins, il me semble qui n’y a aucune certitude, sur le fait que notre nom, en soit issu. Dans l’affirmative, il s’agirait d’une double déformations, l’une qui serait induite par un probable usage d’un surnom et l’autre qui serait la conséquence d’une mauvaise transcription dans l’alphabet franco latin, lors de la mission administrative et militaire française, qui a définitivement fixé l’ état civil algérien.

Cependant, en dehors de notre communauté au sens étroit du terme, - kabyle ou issu de la même lignée – nous remarquons que notre patronyme, est relativement plus répondu dans la communauté berbère israélite d’Afrique du Nord. Plus précisément le nom est porté par des familles juives originaires de l’Ouest Algérien et du Maroc. Bien entendu, ces familles sont aujourd’hui implantées en France, en Israël et en Amérique du Nord. Par ailleurs, le nom est orthographié différemment. Nous relevons plusieurs qui sont plus ou moins proche du notre : OUHAYOUN, OUHYOUNE, OUYOUN, OUHIOUN, et même des OUAHIOUN. C'est-à-dire, la même orthographe à une lettre – e – près. Néanmoins, il faut souligner que dans notre cas, plus que partout ailleurs, l’orthographe des noms n’a aucune signification réelle. Elle tout simplement tributaire de la sensibilité et de la fantaisie du transcripteur français et de son interprète qui pouvait être soit juif ou arabe…
En tout état de cause, je pense revenir à de différentes occasions, sur l’origine de notre patronyme. Nous irons même jusqu’à avancer quelques questionnements et hypothèses qui ne manquerons pas de vous faire réagir. Du moins, je l’espère. Comme nous invitons, dés à présent, tous ceux qui ont des choses à dire sur la question, d’exprimer librement leur point de vue ou de nous proposer tout éclairage qui lui paraîtrait pertinent…

En fait, pour notre part, nous avons souhaité cet espace, pour permettre à tous ceux qui se sentent concernés par le patronyme «OUAHIOUNE», de s’exprimer, de renouer des liens, de créer de nouveaux, d’échanger et pourquoi pas, de former un réseau fraternel qui transcende les frontières, les cultures, les langues et pourquoi pas les religions…D’autre part, « notre famille » a vu naître en son sein, des individus, particulièrement interéssantes et attachantes que beaucoup ne connaissent pas. Concernant ces personnes, notre sens de la « famille et du devoir moral », nous invite à profiter des nouvelles technologie de l’information, pour les faire connaître largement, à la famille bien sûr, mais aussi aux alliers, aux amis et pourquoi pas, au monde entier…
C’est comme cela que nous parlerons de Mohand Amézian OUAHIOUNE, 1er instituteur de la famille et village ; Chabaane OUAHIOUNE, écrivain, Djaffar OUAHIOUNE, militant berbériste et de la démocratie, Les deux Saïd OUAHIOUNE ? Ahmed OUAHIOUNE, dit Henri, qui transposa en 1924, le nom OUAHIOUNE, en Auvergne, Arabe OUAHIOUNE, premier avocat du Douar des Ouassifs, Hakim OUAHIOUNE, la marathonien Boussad OUAHIOUNE ben Arezki, qui eu une vie non seulement particulièrement riche mais aussi très surprenante, à bien des égards… Il a beaucoup d’autres encore dont certains ne sont pas connus de votre serviteur. Bien entendu, j’invite chacun d’entre vous à participer, par des articles, des anégdoctes, des communications et des contributions DE TOUTES SORTES, et notamment photographiques… A suivre….

A bientôt

Salem OUAHIOUNE à PARIS – 0ctobre 2004.


OUAHIOUNE ! UN PATRONYME RARE … ? (Suite : 2)

Dans le contenu de l’article de la première page du site, j’ai survolé quelques caractéristiques du nom de famille « OUAHIOUNE ».Pour tout dire, j’ai tenté de justifier « mon titre » en affirmant qu’il était non seulement rare, mais surtout unique. Pour certains d’entre-vous, les explications qui ont été avancées, restent insuffisantes pour emporter réellement et définitivement, leur intime conviction. Ce pourquoi par l’entreprise de ce second article, je vais vous livrer d’autres informations ou explications. Bien entendu, il serait souhaitable que ceux d’entre vous qui ont des éléments concrets, qu’ils soient de nature contradictoire ou non, puissent les faire connaître à tous ceux qui fréquentent et qui fréquenteront, notre site. Merci par avance, pour toutes les contributions futures…

En premier lieu l’originalité : Nous réitérons notre point de vu que ce patronyme est original. Pour emporter la démonstration, il faut se rappeler que dans toutes les régions d’Afrique du Nord, la tradition est que la famille porte comme nom, le prénom du « patriarche » de la fratrie. C’est souvent, celui du grand père. Mais il se peut que c’est celui de l’arrière grand père qui dure un génération supplémentaire ou tout simplement « la fondation », à travers le prénom du père, d’une entité familiale. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas le choix des intéressés, mais celui de la société villageoise, qui pour des raisons objectives ou subjectives, impose naturellement, le nom qui sera utilisé par toute la communauté. Nous n’avons aucune connaissance des mécanismes mise en place pour que pour « tel foyer, le nom patronymique qui sera retenu, est x, y, ou z. Mais au-delà de cette tradition de prénoms, la collectivité villageoise, ne fait rein au hasard ou gratuitement. Chaque fois, qu’il y a une particularité, celle-ci a obligatoirement une explication objective.

En Algérie, plus particulièrement en Kabylie, on distingue donc les foyers familiaux par le prénom des chefs de familles vivants, ou décédé, mais dont l’appellation, se perpétue quelques temps après disparition, notamment par la non liquidation de la succession qui a tendance, à ne pas se réaliser, systématiquement. Ce pourquoi, nous avons une liste de noms de familles, constituée pour l’essentiel, sa de prénoms auxquels, la tradition, a adjoint des compléments, des déformations ou des surnoms. Quelques exemples : Messaoudi qui vient de Messaoud, Ait ou Ould Hamouda qui vient de Hamoud ou de Hamoudi, Slimani qui lui vient de Slimane, Ait Hamoud de Hamoud, etc, etc…Cette tradition avait un gros inconvénient qui produit des patronymes étaient mouvants, instables et peu diversifiés. Pour ceux qui ne connaissent pas ces sociétés humains, vous pouvez vérifier dans les bottin téléphonique des 3 pays d’Afrique de Nord, cet état de chose, même si plus de 90 % de la population, ne dispose pas de téléphone fixe, et que l’administration gestionnaire des annuaires, est en retard, notamment en Algérie, d’une dizaine d’années…

Bien entendu, comme toutes les règles générales, celle-ci comporte aussi, de nombreuses exceptions. Je ne peux les répertorié toutes, mais il serait intéressant que nos lecteurs, nous fasse part des noms de famille qui s’inscrivent dans ces exceptions. De préférence, accompagné d’une explication ou d’un constat de carence, concernant l’origine de ce patronyme. Nous trouvons des surnoms, des diminutifs, des professions, des « lieux dits » et bien d’autres particularités. Celles-ci sont plus ou moins répondues et « réutilisées » dans différents endroits, sans qu’il y ait de lien, entre elles.

Pour revenir au notre « OUAHIOUNE », comme je l’ai écrit en première page, son lieu avec le prénom, est particulièrement ténu, qu’il nous est difficile de nous contenter. Mais pour l’instant, nous n’avons pas d’autre. D’où notre appel à tous ceux qui ont une explication ou une piste concernant, les racines de notre nom.

Quoi qu’il en soit, même si celui-ci provenait du prénom « MAHYOUT », nous ne savons pas pourquoi la modification fut aussi radicale. D’autant plus que ce même prénom se décline en plusieurs noms de familles : MAHIOUT, AIT MAHIOUT, BEN MAHIOUT, OULD MAHIOUNT, MAYOUT, etc.

Le second aspect de la dimension « originale » du patronyme « OUAHIOUNE », est qui est inédit au sein se notre communauté « kabyle », mais il ne l’est plus, si on élargi notre attention, à la communauté de souche nord africaine. En effet, les noms de familles qui nous sont phonétiquement et orthographiquement proches, ce sont des noms de familles berbères d’Algérie et du Maroc et de confession juive. Nous avons répertorié quelques uns et ils en existent d’autres que nous nous proposons de les répertorier, de l’informer sur l’existence de ce site et surtout de leur lancer une ’invitation à s’exprimer librement sur le sujet ou sur d’autres thèmes.

Pour l’heure, nous allons circonscrire notre propos au nom « OUAHIOUNE » et expliquer sa rareté dans la communauté restreinte à la kabyle et à ceux qui sont issus de ce liniage qui soient oranais ne parlant pas ou mal le kabyle, auvergnat qui ne connaît peu ou même rein, de son patronyme, américain, canadien, australien ou toutes autres nationalités…

La première chose à savoir, c’est que ce nom est né – bizarrement – sur le territoire d’un seul village qui porte le non de TASSAFT OUGUEMOUNE, qui signifie « le chêne du mamelon ». Cette appellation n’a rein d’extraordinaire pour la région dans laquelle nous remarquons d’une part que toutes les agglomérations traditionnelles, sont édifiées, sur des pics, collines et mamelons et d’autres part, que le chêne est l’un des arbres qui peuplent, à côté du figuier, de l’olivier et du frêne, l’espace géographique de la haute kabyle.

Ce patronyme est unique dans le sens ou toute personne ce nom à travers le monde, a obligatoirement avec le village de TASSAFT OUGUEMOUNE !
Comme, je l’ai déjà promis, je consacrerais sûrement, un article au village. Je lance un appel pour toutes informations disponibles et des illustrations, notamment, photographiques …

Ce pourquoi, « tous les OUAHIOUNE » ou qu’ils soient et qu’elle que soit leur « petite histoire » personnelle, sont plus ou moins cousins. Autrement dit tous ceux qui portent ce nom sont soit eux même originaires de ce village, soit un de leur ascendant mal – père, grand-père, arrière grand-père, est obligatoirement, y soit né… le berceau de la famille « OUAHIUONE » est [i][b]TASSAFT [/b][/i]OUGUEMOUNE, aujourd’hui appartenant à la commune (APC) d’IBOUDRARENES, arrondissement (Diarra) d’AIT YANI, département (wilaya) de TIZI – OUZOU, Algérie. Cette organisation n’a pas toujours été. Si se référait au passé, le village de TASSAFT appartient à la confédération des OUASSIFS (Ceux de la rivière) et les liens avec les deux autres confédérations auxquelles il est rattaché désormais, étaient plutôt des adversaires pour ne pas dire des ennemis. Mais qu’importe, et surtout, nous nous réjouissons que les guéguerres de clochers et autres drames, ont disparues de notre contrée originelle…

Cependant compte tenu de l’importance de la fratrie, la mission française en charge du recensement, l’a scindé en deux « branches » :
o La branche A : OUAHIOUNE,
o La branche B : AIT OUAHIOUNE
.
C’est pourquoi depuis ce premier recensement, ces deux patronymes, sont définitivement fixés. Cependant, ce fait ne signifie pas la conclusion de cet article, nous allons poursuivre de livrer « nos connaissances » dans un 3ème et 4ème texte, tout en renouvellant notre appel, pour une participation, du plus grand nombre. Pour cela, il faut faire connaître autour de soi, l’existence de ce site….
Merci pour votre attention !

Salem OUAHIOUNE, Paris 24/10.04


OUAHIOUNE ! UN PATRONYME RARE… ? (Suite 3)

Dans les articles 1 & 2, nous avons fait l’état des lieux en rappelant pour ceux qui connaissent et en donnant quelques brèves explications sur la situation actuelle deux patronymes « OUAHIOUNE /AIT OUAHIOUNE » qui pourrait être partagé selon mon propre estimation, entre 1 400 à 1 600 personnes. Ce qui n’est pas négligeable, surtout, lorsque on est quasi-certain que celui est né dans un seul village, il y a 130 ans environs. A l’époque, la population recensée sous les deux noms, tournait autour de 500 âmes …Au-delà de la progression en individus, ce nom de famille, est sorti de son berceau originel. Certes TASSAFT OUGUEMOUNE reste toujours le lieux ou vie une forte majorité d’individus OUAHIOUNE.

Par ailleurs la lignée d’où est issue le rameau principal et qui par la suite, s’est transformé en une dizaine de branche, partage les liens de sang, avec plusieurs patronymes de kabylie. Je ne parle pas des familles alliées qui sont en nombre très élevé, mais de ceux la lignée directe. Pour ma part, j’en connais deux : les familles OURABE / BEN ARABE d’un des villages N’AIT TSEUCA et celui de HADDAD, d’une minuscule bourgade proche de LARBA N’ATH IRATHEN (ex FORT NATIONAL)

En fait, ce que la génération de mon grand-père – à une prochaine occasion, je vais vérifier auprès de mon père, 82 ans – concernant les premiers, OURABE / BEN ARABE, il s’agit de la fratrie d’origine d’où s’est détaché la branche ou les branches, pour faire le choix « de demander l’asile politique ou économique » au Douar voisin du leur : Douar des OUASSIF. Pour des raisons inconnues, le Douar d’accueil, les a autorisé à s’implanter à l’extrémité EST de son territoire et à l’opposé de leur Douar d’origine. Dans le cas du traditionnel accueil « de protection », le statut ne concerne qu’un seul individu, élargi parfois à sa famille directe, épouse et enfants, l’accueil et la garantie, est mise en œuvre dans un village particulier. Or, dans le cas des « OUAHIOUNE », ils devaient être si nombreux, qu’ils ont été installés sur une nouvelle crête pour fonder un nouveau village. La crête sur laquelle, la première installation, s’est faite, n’est pas le mamelon où s’est développé ce nouveau village. Celle-ci qui répond au nom de «TIHILT ATH WAHIUN», est occupée par le Monument des Martyres et les terrains alentours, sont désormais occupés par les équipements publics, gendarmerie, école, poste, logements sociaux, ainsi que de nombreuses habitations de villageois qui ont fuient la promiscuité du village principal. Cependant, le développement exponentiel est si rapide que le nouveau et l’ancien village, ne forme plus qu’un seul….Nous reviendrons sur l’histoire et développement du village,dans des articles futurs qui lui seront spécialement, avec l’aide de certains d’entre-vous, du moins j’espère…

Concernant la branche HADDAD, il s’agit qu’un seul individus qui s’est détaché du « groupe » implanté à « TASSAFT OUGUEMOUNE » et qui a poursuivi son immigration vers l’Ouest. Sur cet épisode, quant j’étais enfant, j’ai entendu raconté de la bouche de quelques anciens qu’il a eu un différent grave entre les «quatre ou cinq frères» fondateurs et cela s’était traduit par le départ de l’un d’eux qui a fini par s’installer avec « armes, bagages, femme et enfants » dans la tribu n’ATH IRATHEN … Concernant le patronyme « HADDAD », il s’explique aisément dans la mesure ou la « rupture » a précédé le recensement qui a fixé les noms de famille et que d’autre part, il faut savoir que les deux professions exercées par les mâles de cette fratrie, est celui de forgeron ou du bijoutier qui ont le même nom, en kabyle…En ce qui me concerne, en raison de ce que je sais des activités principales des « OUAHIOUNE », il faut plutôt parler de « forgeur » et de « ciseleur », je pense trouver l’occasion de préciser le pourquoi, un peu plus loin. Par contre, en kabyle, AHADDAD, reste le nom générique qui est appliqué à toutes les professions qui travaillent et transforme tous les alliages précieux ou non et l’ensemble des matériaux ferreux…

Pour conclure momentanément sur les points abordés dans ces trois articles successifs, il faut retenir :

o
que l’originalité du patronyme OUAHIOUNE, est bien réelle dans le contexte « kabyle » tout au moins.

o que TASSAFT OUGUEMOUNE, qui a été fondée par leurs premiers ascendants, est le berceau unique de tous les OUAHIOUNE.

o que l’immigration s’est faite de l’Ouest vers l’Est. (sur ce point précis, je me rappel très vaguement que l’on parlé également, « d’une filiation ténue » ave une fratrie d’un village de la plaine de l’Ouest de la kabylie qui pourrait être DRA BEN HADDA ou THNYA … ?)


Merci pour votre attention à toutes et à tous, ainsi qu’à tous ceux qui apporteront leur contribution, à ce modeste projet, mais qui demande, néanmoins beaucoup de temps et d’efforts…

Salem OUAHIOUNE, à PARIS le 27/11/04

Source : http://ouahioune.iciblog.com/cat-c-1630-1-histoire_de_famille.php

Célébration de la fête de l’Aïd à Tassaft Ouguemoune

08/10/2009 03:37 par kabylie

  • Célébration de la fête de l’Aïd à Tassaft Ouguemoune

    Célébration de la fête de l’Aïd à Tassaft Ouguemoune

    08/10/2009 03:37 par kabylie

«Awid aylaw»,  une tradition séculaire pour le grand bonheur des enfants...
Par :
Sihem Ammour .

La célébration de la fin du Ramadhan et de l’Aïd revêt un caractère particulier à Tassaft Ouguemoune, village kabyle, perché tel un nid d’aigle sur les hauteurs des montagnes du Djurdjura. En effet, une tradition résiste au temps et à la modernité et se perpétue de génération en génération pour la plus grande joie des grands et des petits qui l’attendent avec impatience chaque année.
Dès l’annonce de la célébration de l’Aïd, dans toutes les maisonnées, les femmes s’affairent à remplir une grande «djefna» en terre cuite, en bois ou en aluminium, d’un mélange de friandises, de bonbons, de cacahuètes entières, de gâteaux secs et de petits biscuits.
Une table est alors dressée dans la cour devant la porte d’entré dans l’attente des enfants. Très tard dans la nuit, vers une heure ou deux heures du matin, différents groupes d’enfants vont sillonner les quartiers du village pour frapper aux portes des maisons en scandant très fort «Awid aylaw» (donnez-nous notre droit, notre dû).
La maîtresse des lieux, accompagnée des autres femmes de la maison, ouvre alors la porte pour distribuer les friandises par grosses poignées à ceux qui sont venus réclamer leur part de gâteaux et de confiseries variées.  Parfois, elles les font piaffer d’impatience avant d’ouvrir la porte pour les faire scander leurs slogans encore plus fort, ponctués d’éclats de rire.
Toute la nuit, la farandole des groupes d’enfants emplit les airs nocturnes de leurs cris et rires cristallins souvent jusqu’aux premières lueurs de l’aube.
Selon les natifs du village de Tassaft, les processions d’enfants réclamant leurs droits lors de la veillée de la fête de l’Aïd est une des plus importantes fêtes annuelles du village. Il est à noter que  le village de Tassaft Ouguemoune est un véritable vivier de personnages emblématiques de la guerre de libération nationale, du militantisme national ou identitaire, à l’instar du grand martyr, le colonel Amirouche, ou des militants Amar Aït Hamouda et Bacha Mustapha.
«Awid aylaw» est un événement incontournable et toutes les familles se font un devoir d’être présentes avec leurs enfants même celles qui vivent en dehors du village ou à l’étranger. Certains nostalgiques de cette période de leur enfance ne se privent pas de participer à cette ambiance festive et de faire partie des groupes d’enfants en prétextant le fait d’accompagner les très jeunes enfants ou de prendre dans leurs bras les bébés. Ainsi, dès leur plus jeune âge, les enfants de Tassaft sont initiés à cette coutume qui nourrit l’esprit de revendications et l’esprit de militantisme, selon le témoignage des habitants de Tassaft Ouguemoune.

 Source :  http://www.latribune-online.com/suplements/cahiers_du_week-end/22915.html