Ils restent sur une série de 16 matches sans défaite : Invincibles les Kabyles !
04/05/2009 01:02 par kabylie
Avec le match nul de jeudi dernier face à El Harrach, les Canaris occupent la première place au classement général en compagnie de l’ESS qui enregistre 4 matches en retard. Même si les hommes du technicien français ont raté une belle opportunité de revenir avec la victoire, ce nul leur permet toutefois de s’approcher de leur objectif : décrocher le billet qualificatif à la Ligue des champions la saison prochaine. En parallèle, les joueurs de la JSK sont en train de réaliser, et en douceur, une excellente performance, quand on sait qu’ils n’ont pas concédé la moindre défaite depuis le 1er décembre dernier. Ce qui comptabilise un total de 16 matchs. Cinq mois sans goûter à la défaite en championnat est sans doute un parcours de champion, n’étaient les mauvais résultats enregistrés à la phase aller. Le plus important est que les Kabyles se sont ressaisis.
En voyant le classement de la phase retour, il est clair que la JSK occupe la première place. Même si tout porte à croire que les Sétifiens prendront le large avec leurs matchs en retard, rien n’est encore joué pour les champions d’Algérie en titre. En attendant, du côté des joueurs, on ne pense pas trop au titre, mais seulement à pouvoir gérer match par match et surtout maintenir cette invincibilité.
A trois matches du record de la «Jumbo-JET»
Les camarades d’Abdeslam sont tout près de marquer l’histoire de la JSK en championnat. En effet, les Canaris sont à trois matches du record de la JET (la Jumbo-JET), ancienne appellation de la JSK qui, à l’époque, avait réalisé une belle série de 19 matches sans défaite. C’était lors de la saison 85/86. Une performance qui sera certainement gravée dans les annales du club. Un défi que compte réaliser les Kabyles de Jean-Christian Lang pour entrer dans l’histoire.
A. A.
La JSK recevra ses derniers matches en nocturne
La JSK recevra ses derniers matches restants en semi-nocturne. C’est ce que vient d’annoncer le président Hannachi lors de son intervention hier sur les ondes de la Radio nationale. Le boss kabyle a annoncé que son équipe allait recevoir tous ses matches restants à domicile à 18 h. La disponibilité du système d’éclairage du stade du 1er-Novembre a incité les dirigeants kabyles de demander à décaler l’horaire de leurs rencontres à domicile jusqu’en toute fin d’après-midi. Une décision motivée aussi par «la hausse de la température à l’approche de l’été», a expliqué Hannachi au cours de son intervention. La JSK a déjà joué à cette heure-là la semaine dernière à l’occasion de la réception du MSPB. Les conditions ayant caractérisé cette rencontre ont encouragé donc la direction kabyle à remettre ça. Du coup, le prochain match JSK-MCA, prévu jeudi prochain, se jouera à 18 h, comme l’a confirmé Hannachi au cours de son intervention. «J’ai toujours dit qu’il était préférable que tous les matches se jouent en nocturne, mais malheureusement l’indisponibilité de l’éclairage dans la plupart de nos stades fait qu’on est obligés de faire avec. Mais en ce qui nous concerne, on peut continuer à recevoir en nocturne. Avec la chaleur qui sévit à Tizi Ouzou, on est bien obligés de nous adapter. Donc, 18 h est, à mon avis, est la meilleure programmation», expliquera Hannachi.
A. A. A.
Berchiche : «Il ne me reste plus qu’à retrouver ma place»
Après une blessure qu’il l’a éloigné des terrains pendant près de deux mois et demi, le défenseur central Kouceïla Berchiche a figuré parmi les joueurs convoqués au match de jeudi passé face à El Harrach. Même s’il n’a pas encore retrouvé la compétition, il a affiché une certaine satisfaction. Il nous dira à ce sujet : «Retrouver l’ambiance de la compétition m’a fait grandement plaisir. Je ne vous cache pas que cela me manquait, vu que cela faisait exactement deux mois et demi que je me soignais. Même si l’entraîneur ne m’a pas fait jouer, je suis soulagé. Le fait d’être convoqué voudrait dire que je suis apte à reprendre la compétition.» Avant d’ajouter : «Tout ce qui me reste à faire, c’est de redoubler d’efforts et retrouver mon statut de titulaire qui me manque tant. J’espère pouvoir refouler la pelouse dès le prochain match face au Mouloudia.»
A. A.
Megherbi : «J'espère que je ne l'ai pas déçu»
«Tout d'abord, je tiens à dire que je n'ai pas vu Hannachi. On m'a dit qu'il était venu ici au stade du 20-Août pour me voir à l’oeuvre. J'espère que je ne l'ai pas déçu. En ce qui concerne les contacts avec la JSK, c'est une personne qui a pris attache avec moi par téléphone et m'a proposé de rallier la JSK. Actuellement, je suis toujours sous contrat avec l'ASMO jusqu'en 2010. Mais je ne vous cache pas que mon souhait est de jouer ailleurs pour pouvoir progresser encore.»
Publié dans : jsk
Tassadit Ould Hamouda récompensée pour son militantisme: ACAOH 2009.
Lors de la cérémonie marquant la commémoration de "Tafsut n Imazighen", du samedi 25 avril 2009, l'Association ACAOH a honoré Mme Tassadit Ould-Hamouda, pour son militantisme et son apport pour faire connaître la culture kabyle au Canada. Le Prix lui a été remis par le Président de l'Association M. Ould-Chikh.
Après la remise de ce prix, Mme Ould Hamouda nous a transmis ce message:
"Je remercie infiniment et du fond du coeur l’Association d’Ottawa-Hull ainsi que tous ses membres et ses bénévoles pour cette distinction.
Recevoir une reconnaissance de cette prestigieuse Association est un grand honneur et un privilège. C’est une surprise formidable, je suis tellement émue par ce geste qui a une grande signification pour moi et qui m’encourage à aller de l’avant.
Des embûches, on n’en rencontrera souvent mais TANT QU’IL Y A DES HOMMES ET DES FEMMES qui reconnaissent le travail de tout un chacun à sa juste valeur, on peut dire que notre culture avancera malgré tout.
Merci à vous tous, pour tous les efforts que vous faites au sein de l’Acaoh pour que Vive Notre culture."
Le CAM fête le Printemps berbère... |
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Dans une ambiance festive, le Centre Amazigh de Montréal (CAM) a commémoré le 29ème anniversaire des événements de Tizi-Ouzou
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Au collège Brébeuf, l’ambiance était à la fête. Des centaines de personnes, femmes, hommes, enfants, vieillards avaient fait le déplacement pour une communion toute entière dédiée aux événements du 10 mars 1980 quand Mouloud Mammeri, venu à Tizi-Ouzou présenter une conférence sur la poésie kabyle, se vit interdire l’entrée de la Maison de la Culture. Une étincelle qui allait enflammer toute la Kabylie avec les conséquences désastreuses que l’on sait et dont les effets se font sentir encore aujourd’hui après la féroce répression du mouvement en avril 2001 qui fit plus d’une centaine de morts.
Lyazid Laliam, du CAM, a rappelé les origines du Printemps berbère, la détermination du mouvement amazigh de concrétiser ses objectifs. Lyazid Laliam a également annoncé l'introduction de tamazight sur les vols de la compagnie française Aigle Azur dont de nombreux vols desservent l'Algérie. Un représentant de l'INES, une association invitée à cette soirée, à fait également part des efforts entrepris afin d’installer durablement un cours en langue tamazighte dès que les conditions le permettraient. Dès le 2 mai cependant, une première classe devrait accueillir un enseignement dans la langue maternelle.
http://www.amazigh-quebec.org
Cherif Abdeslam(Jeunesse Sportive de Kabylie)....
Source : http://www.lebuteur.com/division-1/actualites/abdeslam-jappelle-les-supporters-a-plus-de-patience
La revendication identitaire amazigh, hier combattue et ses initiateurs mis à l’index, a été parmi les thèmes débattus par les candidats à la dernière élection présidentielle. À chacun de tirer les marrons du feu en faisant dans la surenchère. Le fait et la vérité historique reviennent à son précurseur : l’écrivain Mouloud Mammeri interdit de donner une conférence sur la poésie populaire dans une enceinte qui porte aujourd’hui son nom. C’est dire qu’il est dangereux d’insulter l’avenir car l’histoire finit, dans la plupart des cas, par avoir le dernier mot.
Depuis 1980, le combat a été long, très long. Ses leaders ont connu la prison et les difficiles conditions de détention, mais à chaque étape de ce cheminement, le mouvement avait pris de l’ancrage auprès de la population qui a fini par y faire corps, parce que convaincue de la justesse et de la légitimité de la revendication. D’abord, l’enseignement de tamazight à l’école et ensuite, en 2001, la reconnaissance officielle par l’état de cette langue. La victoire, à chaque étape, a été arrachée, mais au prix d’un lourd sacrifice en vies humaines. Et comme les symboles ne meurent jamais, le Président, lors de son dernier passage à Tizi Ouzou, a promis d’accorder aux victimes le statut de martyrs. Pouvait-il en faire autrement puisqu’ils le sont déjà dans les cœurs et dans l’histoire à écrire ?
29 ans après, que reste-t-il de ce mouvement populaire bien ou mal pris en charge par les partis politiques après 1989, année de l’ouverture du pluralisme politique ? Certains ont continué la lutte qu’ils avaient entamée encore étudiants en lui donnant la force qui lui manquait dans un cadre organisé, d’autres s’en sont servi comme d’un fonds de commerce à chaque échéance électorale. Le mouvement des arouchs, spontané à ses débuts, a fini par sombrer dans des palabres de commissions toujours ouvertes, et sans résultats probants. Le mouvement a 29 ans aujourd’hui, et il faut dire qu’il a pu arracher le primordial : l’enseignement de tamazight à l’école, puis le statut de tamazight comme langue nationale et, dernièrement, l’ouverture d’une chaîne de télévision thématique. Que l’on se souvienne : le sommeil du juste porte toujours ses fruits, surtout quand ce sont ceux du mois d’avril.
Par :Outoudert Abrous
La nouvelle association Asurif de Montréal (Québec, Canada) s'est défini comme objectif de stimuler et encourager la création et la production culturelle de qualité en langue kabyle en Kabylie.
Comme première action concrète, le prix Asurif de 1000 $ canadiens récompensera l'auteur de la première bande dessinée en kabyle.
L'association limite les manuscrits aux dessinateurs et scénaristes résidant en Algérie.
Elle exige aussi que les textes soient écrits en caractères latins en usage dans les écoles de Kabylie.
La première BD récompensée contiendra au moins 32 pages et devra déjà être éditée et posséder son numéro ISBN.
Pour les détails visitez le lien : http://sites.google.com/site/asurif/
Présentation:
Bien sûr, ces affirmations exigent certaines nuances. Les études sur les effets spécifiques de la prière sont relativement peu nombreuses, mais certaines ont démontré des résultats positifs. Les données actuelles semblent donc prometteuses et justifient la poursuite des recherches. Mais elles ne sont toutefois pas suffisamment concluantes pour faire accéder la prière au rang de « traitement médical »1-6.
Beaucoup de chercheurs sceptiques affirmaient toutefois jusqu'à tout récemment qu'en l'absence d'explication rationnelle permettant de comprendre comment agirait la prière, on avait affaire au mieux à des effets placebos, au pire à des fraudes7. Ce point de vue prévaut toutefois de moins en moins. En effet, plusieurs hypothèses sont désormais étudiées sérieusement; elles vont de la théorie quantique à la psychoneuroimmunologie (approches corps-esprit) en passant par la réponse de relaxation et même l'intervention « d'entités spirituelles » (voir plus loin). Les scientifiques sont toutefois peu enclins à envisager des explications qui fassent appel à des notions comme la spiritualité ou la transcendance. Sans nier l'existence de tels phénomènes, ni même leur influence réelle sur la santé, ils préfèrent généralement exclure ces notions de leurs champs d'investigation.
En ce qui concerne la pratique religieuse, les données sont plus concluantes. De nombreuses synthèses d'études et des méta-analyses établissent un lien clair entre la pratique religieuse et la santé. Cela a d'ailleurs mené à la création d'un nouveau champ d'étude, l'épidémiologie de la religion. Ainsi, deux études8,9 ayant porté sur des dizaines de milliers d'Américains ont établi un lien clair entre la pratique religieuse et l'espérance de vie. Les chercheurs ont constaté que les gens qui ne s'adonnaient à aucune pratique religieuse avaient presque deux fois plus de risques de mourir dans les huit prochaines années que ceux qui pratiquaient plus d'une fois par semaine. Et l'espérance de vie à l'âge de 20 ans de ces pratiquants était supérieure de sept ans et demi à celle des non-pratiquants.
Les chercheurs se demandent toutefois dans quelle mesure ces bénéfices sont attribuables à la pratique religieuse comme telle, ou au mode de vie « santé » qui y est généralement associé10. En effet, les personnes qui ont une vie religieuse active auraient plus tendance à manger des fruits et des légumes, à bien déjeuner, à faire de l'exercice, à dormir au moins sept heures par nuit et à porter la ceinture de sécurité11. Ils auraient aussi moins de comportements à risque en ce qui concerne le tabagisme, la consommation d'alcool et la sexualité, par exemple12. De plus, la pratique religieuse permet souvent de nourrir des relations sociales, ce qui est un facteur propice à la santé. Enfin, certains chercheurs ont émis l'hypothèse que la religion et la spiritualité, en donnant un sens à la vie et en procurant un sentiment de maîtrise accru, permettraient d'affronter plus efficacement le stress, la maladie et les difficultés13,14.
La prière - et tout ce qui touche à la spiritualité - sont des sujets délicats où se mêlent des éléments culturels et sociaux, moraux et éthiques, aussi bien que religieux et scientifiques. Dans ce contexte, il peut être utile de préciser le sens de quelques termes.
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Quelques chiffres révélateurs (dans la population américaine)16-20
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Plusieurs synthèses de recherches et méta-analyses2,7,21 ainsi que deux études épidémiologiques portant chacune sur près de 4 000 personnes sur une période de six ans28,51 tendent à démontrer un lien direct entre la pratique spirituelle (personnelle ou dans un cadre formel) d'une part, et une meilleure santé ou une plus grande longévité d'autre part.
Selon le Dr Larry Dossey, un des chercheurs les plus réputés du domaine, les conclusions des recherches ne font aucun doute : la religion et la spiritualité sont excellentes autant pour la santé en général que pour des problèmes particuliers comme les troubles cardiaques, l'hypertension, le cancer, les problèmes digestifs, etc.1
En ce qui concerne les vertus de la prière en particulier, plusieurs synthèses d'études2-4,7,22,23 concluent que, malgré beaucoup d'imperfections méthodologiques, elles tendraient à démontrer les effets bénéfiques de la prière pour certaines maladies6, dont les problèmes cardiaques (voir Applications thérapeutiques).
Beaucoup d'experts demeurent sceptiques devant ces résultats. C'est notamment le cas du Dr Richard Sloan24, psychiatre et professeur à l'Université Columbia de New York. Selon lui, les études sur la prière par intercession manquent de rigueur et présentent d'importantes lacunes méthodologiques. De plus, il considère que la médecine outrepasse sa sphère d'activité quand elle se mêle de spiritualité. Même s'il admet que, pour beaucoup de personnes, la religion apporte un réconfort quand la maladie frappe, cela ne signifie pas pour autant que la médecine devrait considérer les pratiques religieuses comme un traitement complémentaire25.
C'est également l'avis du professeur en philosophie Derek Turner, pour qui le fait d'étudier la prière à distance, comme s'il s'agissait d'un médicament, est un non-sens éthique et méthodologique26. Il déplore que plusieurs études sur le sujet aient été conduites sans l'obtention du consentement éclairé des participants faisant ainsi abstraction du droit fondamental des gens de se retirer de tels projets. Cet auteur soulève également de nombreuses questions comme le fait que rien n'empêche les participants de recevoir des prières de leurs proches ou que les groupes de prière ne décident de prier également pour les participants du groupe contrôle. Il termine en mentionnant que les études portant sur la prière à distance ne font, finalement, que reproduirent les tensions ancestrales entre science et religion.
La pratique de la religion pourrait aussi avoir des effets pervers. Voici quelques-unes des conclusions auxquelles en sont venus des chercheurs, après avoir recensé les études à ce sujet27.
Des facteurs psychosociaux ou l'effet placebo peuvent expliquer certains des effets de la pratique religieuse. Ce n'est toutefois pas le cas pour la prière par intercession. Selon le Dr Dale Matthews3, dans le cas des études à double insu sur la prière à distance, même quand on élimine toutes les variables confondantes (l'âge, l'état de santé préalable, les facteurs sociaux, etc.), les conclusions demeurent, et ne peuvent être expliquées que par la science conventionnelle. Rien dans la science médicale actuelle ne peut expliquer pourquoi des gens pour qui on a prié obtiendraient des résultats différents des autres. Ces différences ne pourraient être attribuables qu'à une force « surnaturelle » ou alors à un type « d'énergie » dont on ne connaît pas encore la nature.
Le Dr Harold Koenig, qui a publié plusieurs études sur la prière et la religiosité10,12,21,28, admet qu'on peut être tenté de croire que leurs conséquences sur la santé ne dépendent pas que du soutien social, du mode de vie ou de l'effet méditatif. Il y aurait « autre chose ». Les croyants diront que c'est l'intervention de Dieu. Les scientifiques diront qu'il s'agit de quelque chose qu'on ne peut pas expliquer pour le moment2. Voici certaines des hypothèses qui se profilent à l'horizon.
La psychoneuroimmunologie. Cette science, qui a vu le jour il y a tout juste 25 ans, (voir la fiche Approches corps-esprit) étudie l'interdépendance entre le corps et l'esprit, entre la biologie et les pensées... Dans une étude publiée en 200029, des chercheurs affirment, à partir d'une recension de recherches expérimentales et cliniques, qu'il est désormais indéniable que le corps et l'esprit s'influencent mutuellement que ce soit pour tendre vers la santé ou la maladie. D'autre part, il est reconnu scientifiquement qu'en dirigeant des pensées avec une intention précise, on peut affecter des systèmes aléatoires simples, même si les effets mesurés sont très faibles22.
Selon certains chercheurs, si on pouvait démontrer que des pensées dirigées intentionnellement - peu importe la distance - avaient une influence sur la guérison, cela impliquerait que les êtres humains sont beaucoup plus reliés entre eux et responsables les uns des autres qu'on ne l'aurait cru jusqu'à présent. Si ces liens existent, proviennent-ils de Dieu, de la conscience, de l'amour, des électrons ou d'une combinaison de tout cela? Des recherches futures y répondront peut-être...30
La physique quantique. La physique moderne explique que tout objet - un crayon ou une maison - peut être vu comme un amas de particules en mouvement contenant en réalité une infime quantité de « matière ». Ce qui donne leur forme, leur « matérialité », aux objets provient bien plus du mouvement rapide de leurs particules – de leur « énergie » - que de leur « matière ». La médecine moderne commence à imaginer qu'il puisse en être de même des organismes vivants qu'on pourrait décrire en tant qu'entités énergétiques.
De plus, la physique quantique a constaté que des particules subatomiques qui ont été en contact entre elles, et qui sont ensuite séparées, demeurent « en lien ». Un changement dans une particule est instantanément reproduit dans l'autre particule, même si elle se trouve à des milliers de kilomètres. C'est ce qu'on appelle la non-localité.
Se pourrait-il qu'un phénomène semblable se produise dans la pensée et explique le fonctionnement de la prière à distance? C'est la question sur laquelle se penchent actuellement certains scientifiques1,31,32.
L'effet méditatif et la réponse de relaxation. Une synthèse de recherches15 a confirmé que le fait de réciter des prières ou de s'adonner à des pratiques spirituelles induit un état de relaxation semblable à celui qui est procuré par la méditation. Cela stimule les fonctions neurologiques, endocrines, immunitaires et cardiovasculaires.
À la fin des années 1960, le Dr Herbert Benson, directeur émérite du Benson-Henry Institute for Mind Body Medicine, a constaté que la répétition de mouvements, de sons, de phrases ou de mots (comme dans le cas de la prière) crée un ensemble de réactions métaboliques et émotives, comme l'activation de certaines zones du cerveau, la diminution du rythme cardiaque et de la pression sanguine, et une quiétude généralisée33. Il a nommé ce phénomène la réponse de relaxation en opposition à la « réponse au stress », mieux connue (augmentation du rythme cardiaque, montée d'adrénaline, tension musculaire, etc.). Cela pourrait expliquer en partie les bienfaits de la prière sur la santé. Selon le Dr Benson, l'état de bien-être et « d'unité » qui résulte d'une séance de prière pourra être interprété, encore une fois, comme une connexion divine par les croyants, et comme un simple attribut du cerveau par les non-croyants.
Mentionnons également qu'une autre étude34 a permis de constater que la récitation traditionnelle du rosaire (le Ave Maria en latin) et du mantra yogique om-mani-padme-om entraînent tous deux un ajustement de la respiration à six cycles par minute. Des chercheurs ont constaté que ce rythme est particulièrement bénéfique pour les fonctions cardiovasculaires et respiratoires, l'oxygénation du sang et la résistance à l'effort. Ils émettent l'hypothèse que les rythmes des prières et des mantras ont été choisis parce qu'ils permettaient de se synchroniser avec certains rythmes bienfaisants inhérents à la physiologie humaine.
En 2001, par l'intermédiaire de la revue Archives of Internal Medicine de l'American Medical Association, plusieurs spécialistes se sont penchés sur l'opportunité de tenir compte d'une dimension « divine » dans les recherches scientifiques sur la prière35. Certains considèrent que la prière implique une relation directe entre les humains et une réalité transcendante, hors du cadre de la nature, et que, par conséquent, la science - qui étudie la nature - ne devrait pas s'en préoccuper. D'autres affirment que, si la prière fait intervenir un élément « divin », doté de sa sagesse et de ses intentions propres, la science, ne pouvant contrôler cette « variable », devrait se retirer de ce champ d'investigation. Un autre point de vue est qu'il serait souhaitable que la science et la médecine reconnaissent beaucoup plus l'importance de la religion et de la spiritualité sur la santé, même si elles ne peuvent appliquer la méthode scientifique aux recherches sur la prière.
Différentes traditions spirituelles, comme le bouddhisme et l'anthroposophie (voir la fiche Médecine anthroposophique), proposent un tout autre point de vue. Selon elles, on devrait inclure la science matérielle, telle que nous la connaissons actuellement, à l'intérieur du domaine plus vaste d'une véritable « science spirituelle ». Cette science inclusive serait dotée d'outils de mesure allant au-delà de nos cinq sens, de façon à inclure les phénomènes de l'esprit dans ses recherches.
Même si, selon des sondages américains, plus de 80 % des gens croient que la prière ou un contact avec Dieu peut avoir un effet thérapeutique, et que près de 70 % des médecins disent que les patients leur font des demandes de nature religieuse en phase terminale, seulement 10 % des médecins s'informent des pratiques ou des croyances spirituelles de leurs patients1.
À cet égard, une étude conclut qu'en fonction des données scientifiques qui établissent un lien entre la pratique religieuse et la santé, et du besoin d'établir un contact plus humain entre les médecins et leurs patients, il est impératif pour les praticiens de la santé d'aborder les questions de religion et de spiritualité avec leurs patients de façon respectueuse, avec intégrité et dignité3. C'est d'ailleurs ce que réclament de plus en plus les patients, qui y voient entre autres une façon d'humaniser les soins.
Un chercheur australien, après s'être penché à fond sur la question en 200736, a conclu que :