KABYLIE : Vacances au pays des ancêtres...

18/07/2008 05:41 par kabylie

  • KABYLIE : Vacances au pays des ancêtres...

    KABYLIE : Vacances au pays des ancêtres...

    18/07/2008 05:41 par kabylie

Les mères des jeunes émigrés en âge de se marier usent de toute leur diplomatie pour dénicher cette belle-fille obéissante et de bonne famille. Elles profitent de toutes les fêtes où elles sont invitées pour sélectionner la fée disposée à devenir femme au foyer en France.

C’est l’été, c’est le début des vacances. A l’aéroport d’Alger, le quai des arrivées prend sa revanche sur son rival de toute l’année, celui des départs. La communauté algérienne résidant à l’étranger, afflue vers le parking à quelques centaines de mètres. Des proches de tous âges se précipitent vers la sortie de l’aéroport Houari-Boumediène. Ils ont hâte d’arriver là-haut, dans les villages des hautes montagnes de Kabylie qui n’a rien à envier à ces régions touristiques européennes. Malgré l’idée qu’ils se sont faite sur le manque de moyens, peu leur importe, la nostalgie pour certains et la curiosité pour les plus jeunes sont plus forts que les racontars des vieux ou de la presse.
Les taxis, à l’extérieur de l’aéroport, profitent de cette embellie de travail à profusion. Les familles s’impatientent de voir la voiture avaler les kilomètres d’autoroute, qui les séparent du début des côtes qui serpentent de Naciria. Les montagnes apparaissent à partir de là. Quel frémissement à leur première vue! C’est bon, ça y est, c’est le bled des ancêtres. Au village, les gens sont pressés de voir «les émigrés» qui sont arrivés la veille. Certains les connaissent, d’autres pas.
Dans le pays qui les a vu naître et partir, les gens n’ont pas la même idée des émigrés que celle qu’on a dans les pays d’accueil. C’est au début du XXe siècle que des vagues importantes de jeunes sont parties au-delà des mers pour travailler et subvenir aux besoins de leurs familles «nombreuses» restées au bled. Ceux-là qui sont partis pendant les années 20 et 30 sont maintenant vieux et en retraite, ils ont les mêmes mentalités, les mêmes façons de voir et de penser que ceux qui sont restés au pays. Leurs habitudes vestimentaires ne diffèrent en rien et leur façon de parler reste pareille à celle de leurs concitoyens qui n’ont pas immigré. Ces vieux fortunés passent la moitié de l’année dans leur pays et l’autre dans des chambres d’hôtel qu’ils louent en continu dans l’Hexagone. Ils vivent de leur retraite ici au bled. Leurs familles vivent de cet argent qui se fructifie au gré des péripéties du cours de la monnaie nationale.
Les années 40 et 50 ne font pas exception. Bien au contraire, le nombre des partants est nettement plus important. La région de Kabylie a connu un véritable exode. Une génération est partie rejoindre une autre, essentiellement en France. En ces temps de misère et de guerre, les montagnards étaient d’une pauvreté indescriptible. «Avant de partir en France rejoindre mon oncle, raconte Dda Ahmed, nous consommions le couscous tiré de la farine de gland et non de blé. Nous n’avions que la végétation qui poussait dans la montagne», continue-t-il se remémorant ces temps de disette qui l’ont poussé à l’exil. Cette génération forgée dans l’indigence, n’a rien perdu de son caractère de montagnard kabyle. Pendant leur séjour au pays, ils passent leur temps, comme leurs parents d’antan, à élaguer les oliviers, les figuiers et à drainer les ruisseaux dans leurs champs. Après les travaux, Da Ahmed passe ses soirées au café du village où, sirotant une boisson gazeuse, il joue aux dominos.
Vers la fin des années 70, à la faveur de la loi autorisant le regroupement familial, cette première catégorie s’installera, dans la durée, en France, en y emmenant femmes et enfants. Ce sont ces enfants, qui grandiront, pour leur écrasante majorité, dans les habitations à loyer modéré, qui marqueront la différence.
A partir de cette génération, les émigrés qui venaient passer les vacances au bled, diffèrent dans la façon de penser, de s’habiller et de concevoir les choses par rapport à leurs cousins, amis, oncles, frères et autres restés au pays. Leur enfance et leur jeunesse sont forgées dans ce milieu de l’émigration avec les voisins. Ce sont généralement des Marocains, des Tunisiens ou des Turcs. Cette génération d’émigrés, une fois au bled, a d’autres préoccupations et d’autres intérêts. Arrivés à l’aéroport Houari-Boumediene ou au port d’Alger, destination la Kabylie pour d’autres découvertes, d’autres attraits et d’autres façons de passer les vacances au bled de leurs parents.

Vive les filles du bled!
Loin ces temps-là où l’émigré ramenait dans ses valises des vêtements pour toute la famille. Il est loin le temps où le fils parti gagner sa vie et faire vivre la famille revenait avec de l’argent dans les poches qu’il remettait au père. Le temps, à présent, est à autre chose. Les émigrés, arrivés dans le village, ne connaissant que de rares personnes, s’en vont vers les plages. Ils aiment surtout découvrir d’autres régions du pays. Mouloud, vivant à Amiens en Picardie, nous dira qu’il préfère passer ses vacances, non dans son village mais à Béjaïa. Cependant, le phénomène le plus important qui fait son apparition ces dernières années, est d’une tout autre nature. La recherche de l’âme soeur. Comme les jeunes Algériens du bled, ceux qui viennent en vacances montrent un intérêt marqué pour les filles du bled. Nous avons voulu comprendre ce phénomène; alors, nous nous sommes rapprochés de certains jeunes émigrés qui sont arrivés au bled. À ce sujet, Karim, un jeune, travaillant dans un restaurant dans la ville de Tizi Ouzou se montrera excité à l’idée de pouvoir «aguicher» une «émigrée» de nationalité française. «Mon but, cet été, est de me trouver une émigrée de nationalité française ou la double nationalité.» Pour cela, nous indiquera-t-il, les vacances aux plages de Tigzirt ou Azefoun sont une aubaine. Un autre vendeur de CD-ROM à la sauvette sur la route du stade du 1er-Novembre nous racontera son histoire. «C’est à l’occasion d’une fête de mariage, dans notre village, que j’ai réussi à avoir une belle fille à double nationalité.» II dira, tout excité, qu’il l’attend pour cet été.
En été donc, beaucoup de jeunes vont sur les plages de la côte kabyle, dans l’unique but de faire la chasse aux émigrées. L’espoir de trouver un moyen de s’installer dans l’Hexagone fait marcher un grand nombre de jeunes chômeurs, voire de diplômés des universités. Dans tous les villages de la région, les histoires de ceux qui se sont installés en France par des mariages font légende.
Mais, paradoxalement, il n’y a pas que la chasse aux émigrées binationales. Inversement, un phénomène nouveau prend, à une vitesse vertigineuse, de l’ampleur. Les jeunes émigrés, nés ou ayant grandi en France, se marient de plus en plus avec des Algériennes vivant dans le bled.
Venus d’un pays où la liberté de choisir et de connaître son partenaire n’a pas de limites, beaucoup de ces jeunes émigrés qui ont fait leurs études dans les lycées et les universités françaises font la chasse aux filles du bled. Pour comprendre ce phénomène pour le moins paradoxal, nous avons approché cette catégorie dans les villages.
Youcef, vivant dans la banlieue parisienne, en vacances au bled, préfère les filles du pays pour leur fidélité. Il dira, à ce propos, que les gens qui se sont mariés avec des filles d’ici (du bled) ont tous ou presque réussi leurs mariages. «Je connais des gens qui se sont mariés, depuis longtemps et ils n’ont pas divorcé», affirme-t-il pour se convaincre.
Un autre phénomène est venu cependant se greffer au précédent. Il y a une religiosité plus «accentuée» chez cette génération d’émigrés. Ceux-là ne cherchent pas une épouse dans les plages, mais visent plutôt les filles sans emploi et qui ne voient pas d’inconvénient à devenir femmes au foyer dans l’Hexagone. Kheider, jeune célibataire, vivant à Amiens, en Picardie, nous dira que c’est un péché d’épouser une fille qui ne porte pas le voile islamique. «Je veux me marier avec une fille du bled, mais elle devra porter le voile, une fois en France», dira-t-il, fermement. Les mariages arrangés entre familles aussi font légende pendant les mois de vacances. Les mères des jeunes émigrés en âge de se marier, sont comme celles des jeunes d’ici. Elles usent de toute leur diplomatie pour dénicher cette belle-fille obéissante et de bonne famille. Elles profitent également de toutes les fêtes où elles sont invitées pour sélectionner la fée disposée à devenir femme au foyer en France.

Ils payent cash
Les vacances des émigrés ne profitent pas uniquement aux jeunes célibataires des deux côtés de la Méditerranée. Avec un taux de change de 1200%, c’est-à-dire l euro pour 120 dinars en été, les émigrés se permettent de consommer, pendant les deux mois de vacances, dix fois plus que les gens des villages. Les commerçants font une belle affaire. Rabah, tenant d’une petite boutique d’alimentation générale au village, nous dira que les émigrés lui permettent de respirer. Travaillant avec les gens du bled avec une formule de crédit payable chaque mois, il doit user de ses fonds propres pour combler le déficit de sa balance commerciale.
Mais, voilà, lorsque les gens de là-bas arrivent, son magasin est alimenté quotidiennement. «Chaque matin, je dois retourner au marché de gros en fruits et légumes de Tala Athmane», nous révèlera-t-il, tout content. Fait bizarre aussi, les émigrés de France achètent également dans les magasins d’électroménager et de vêtements. «La mode est aussi au top chez-nous», dira fièrement un jeune lycéen en discutant avec les jeunes émigrés déjà arrivés. Dans la ville de Tizi Ouzou, les marchés et les étalages sur les trottoirs attirent aussi les jeunes émigrés. La profusion de la marchandise à bon marché est une aubaine pour eux. La contrefaçon permet d’imiter les marques les plus chères en Europe. Sauf que là-bas, le contrôle est si rigoureux que leurs prix restent toujours au-dessus des bourses des émigrés.
Nos discussions avec des éléments de la communauté kabyle en France ont attiré notre attention sur un phénomène que les organismes en charge de l’émigration en France doivent prendre en considération. Les démarches entreprises pour l’intégration de cette communauté dans le tissu social européen, devront s’intéresser à la société d’origine de ces émigrés.
Nous avons constaté des sentiments de religiosité et de conservatisme plus accentués chez les émigrés que chez leurs concitoyens du pays. Les vacances n’en sont qu’à leur début, les gens aiment retrouver leurs familles exilées. II y a du plaisir à se retrouver et cela se voit dans tous les villages où une nouvelle ambiance s’installe chaque été.

Kamel BOUDJADI

Source : http://www.lexpressiondz.com/article/8/2008-07-16/54467.html

Nouveau stade de Tizi Ouzou

12/07/2008 22:33 par kabylie

  • Nouveau stade de Tizi Ouzou

    Nouveau stade de Tizi Ouzou

    12/07/2008 22:33 par kabylie

Quatre entreprises présélectionnés...

La Direction de la jeunesse et des sports, maître d’ouvrage du nouveau stade de  50 000 places de Tizi Ouzou a retenu quatre entreprises présélectionnées pour la réalisation de ce grand projet sportif de la wilaya. Il s’agit de deux entreprises portugaises (teixeira Duarte et arbatina cena), une entreprise chinoise (MCC International incorporation limited) et d’une entreprise algéro-turque (EVREN groupe - ETRHB Haddad).

Il est à signaler que le marché de la réalisation du nouveau stade de 50 000 places couvert sera pour une des quatre entreprises sus-citées.

A. C.

Source :http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=57854&ed=MTg2MA==

Tournoi « Matoub Lounès »...Les jeunes de la Daïra de Draa El Mizane remportent le tournoi.

09/07/2008 04:00 par kabylie

  • Tournoi « Matoub Lounès »...Les jeunes de la Daïra de Draa El Mizane remportent le tournoi.

    Tournoi « Matoub Lounès »...Les jeunes de la Daïra de Draa El Mizane remportent le tournoi.

    09/07/2008 04:00 par kabylie

La finale du tournoi des moins de 17 ans qui a été initié par le comité des supporters de la JSK, a été très belle et prolifique en buts. Une finale que les jeunes de Draa El Mizane et d’Azazga ont animé de belle manière en gratifiant les présents par des mouvements collectifs et autres gestes techniques individuels qui prédestineront sans aucun doute certains de ces jeunes doués à un avenir radieux en football et au sein de la JSK même. D’ailleurs, le jeune capitaine Si Ali a vite tapé dans les yeux de toute l’assistance ainsi que du Président Hannachi. Un jeune pétri de qualités dont les accélérations et le jeu en déviation ont vite eu raison des jeunes gars d’Azazga très mal inspirés ce jour là, il faut le dire. Ces derniers ont dû en effet chercher à cinq reprises le ballon de leurs filets, et ce malgré leur sursaut d’orgueil en début de seconde mi-temps en réduisant le score à trois buts à un avant de flancher encore une fois dans le dernier quart d’heure de jeu.
En résumé, ce fût un beau match qui est venu clôturer plus d’une quarantaine de matchs qui ont vu opposer les jeunes talents de Kabylie dans un climat de sportivité et de fraternité des plus exemplaires. Les jeunes ont vraiment rendu un vibrant et beau hommage au regretté Matoub Lounès. Bonne continuation les jeunes et Merci Matoub.



Les anciens de la JSK, du MOB et de la JSMB en levée du rideau :
En ouverture de la finale des jeunes, leurs grands aînés de la JSK, du MOB et du JSMB se sont donnés la réplique au grand bonheur des nostalgiques du ballon rond des années 80. Une génération dont Feu Matoub était tout proche à l’image de Rachid Dali qui a tenu à accompagner les anciens joueurs du tout Bougie pour rendre hommage au chantre de la culture Kabyle. La rencontre a été plaisante de bout en bout malgré le poids des ans. C’est sur un score de parité que sont séparés dans la gaieté les camarades de Tchipalo et les capés de Dali. Un genre de match où le score n’importe pas du tout et les deux équipes ont reçu, outre les acclamations du public, des médailles et de beaux trophées. Merci les « anciens » !

La fondation « Matoub Lounès » honorée :
Lors de la cérémonie des remises des trophées, la fondation « Matoub Lounès » a été honorée par les organisateurs du tournoi à leurs têtes le Président du comité des supporters de la JSK, Lazri Kader en l’occurrence. Les représentants de la fondation ont reçu à l’occasion, un diplôme d’honneur et un trophée symbolisant le tournoi « Matoub Lounès » dans sa deuxième édition.

Toutes les équipes participantes honorées :
Les récompenses ne se sont pas limités aux deux clubs qui ont animé la finale puisque toutes les équipes qui ont pris part au tournoi depuis son début, ont été conviées à la cérémonie pour recevoir leurs diplômes d’honneur de participation. Une initiative qui s’est déroulée entre les deux mi-temps et qui a été fortement appréciée par les présents.

Les arbitres récompensés également :
Les quatre arbitres ainsi que le commissaire du match désignés pour la finale ont été chaleureusement salués lors de la remise des diplômes de félicitations et des médailles qui leurs étaient destinés. Les Abbassene, Chertouh, Abed, Brahimi et Bellahcene ont beaucoup apprécié le geste qui honore ses initiateurs.

Par :Mohammed Bellahsene

Source :http://www.jeunessesportivedekabylie.com/?_file=article&id_actualite=349

Ath Ouabane (Tizi Ouzou) “Tiregwa” ou le coup d’envoi de la saison fertile

30/06/2008 11:15 par kabylie


Comme chaque année, les villageois d’Ath Ouabane, dans la commune d’Akbil, à 60 km au sud-est de Tizi Ouzou, organisent une cérémonie d’offrandes pour le saint appelé, communément Sidi Hend Amrane, une fête régionale où des milliers de personnes se rencontrent dans une convivialité qui les rassemble. À L’origine, la pratique ancestrale du “timechrat” poussait les gens à prendre en charge leur sort face aux difficultés du temps. Ainsi, à cette occasion, de nombreuses têtes de bovins sont sacrifiées et tous les foyers du village, au soir, se gaveront d’un dîner au couscous-viande.  C’est aussi le moment capital pour tous ces agriculteurs de se rassembler pour remettre l’eau d’irrigation soigneusement contrôlée dans les rigoles qui se déversent dans chaque lopin de terre, jardin et vergers. “Avant, l’occupation de tous les villageois était limitée à la terre, source de vie dans les périodes les plus difficiles, de nos jours, les jeunes ne se contentent que de quelques rentes arboricoles”, dira une vieille femme. C’était la terre qui les nourrissait avec la bénédiction de Sidi Hend Amrane du village qui, pour rappel, a subi les pires contraintes de la guerre de Libération durant laquelle il a été quasiment détruit par l’armée française. Le coup d’envoi de la saison de fertilité, cette année se fait de bon augure car la richesse arboricole donne espoir à tout le village. La cerise donnera cet air de fête aux propriétaires qui auront du cœur à entreprendre d’autres projets dans le domaine de l’agriculture. Telle la cerise sur le gâteau, les organisateurs de cette cérémonie annoncent une bonne nouvelle aux villageois : “La caisse du village vient d’être alimentée d’une somme de 612 500 DA”. Dans une totale équité et transparence, les projets du village et les nécessités les plus urgents prendront leur part. 

Par :Rédaction de Liberte

Limara B.

Tassaft Ouguemoune

14/06/2008 21:45 par kabylie

  • Tassaft Ouguemoune

    Tassaft Ouguemoune

    14/06/2008 21:45 par kabylie

 Merci a august first tal_wit@yahoo.fr   pour la photo...Arezki Ait-Ouahioune

Le retour des Abranis''Son, Verbe et Lumière''

10/06/2008 03:37 par kabylie

  • Le retour des Abranis''Son, Verbe et Lumière''

    Le retour des Abranis''Son, Verbe et Lumière''

    10/06/2008 03:37 par kabylie

"Son, Verbe et Lumière", tel est le titre du prochain concert du groupe de rock kabyle, les "Abranis", qui aura lieu jeudi 12 juin au Théâtre de verdure.  Une conférence de presse relative à cet événement s'est tenue hier à l'établissement "Arts et Culture" avec la présence de Karim Abranis (Cid Mohand-Tahar), le fondateur du groupe et son attaché de presse.

Principaux sujets traités : le riche passé historique du groupe qui a fait sa première apparition publique en 1973, le duo fondateur d'une équipe déjà prometteuse, à savoir Cid Mohand Tahar (alias Karim) et Shamy Chemini. Ce groupe n'a cessé depuis de se multiplier avec de nouveaux musiciens de talent tel le guitariste Yannick Guillo qui a rejoint l'équipe en 1983 sans oublier le grand maître du rythme : Arezki Baroudi.

Karim a tenu aussi à préciser l'aspect essentiellement philosophique du groupe, soulignant que ce dernier est plutôt un concept qu'une formation figée. Cette philosophie consiste, selon le membre fondateur, en une spiritualité libérée des exigences religieuse, politique ou sociale. Leur répertoire n'est pas, affirme-t-il, une denrée périssable, relative à une époque ou un courant donné mais au contraire un produit hors temps, se voulant toujours libre et tout à fait artistique, évitant de se marquer avec une quelconque actualité, idée politique ou courant religieux. C'est sur cela justement que repose la "spiritualité" du groupe (plusieurs fois citée par Karim). Jaloux de son indépendance et sa liberté, le groupe ne fait ni dans l'événementiel ni dans la morale mais il tient à préserver, à protéger et à enrichir l'aspect purement artistique de leur œuvre ; ce qu'on peut appeler aussi et sans hésiter de l'art pour l'art.

Karim Abranis a parlé en outre de quelques chansons du groupe, ayant pour trait de transgresser les frontières géographiques, politiques, sociales et temporelles qui séparent les peuples pour inciter le public à ouvrir les yeux sur le monde, telle la chanson "Walli Kan", ou encore leur interprétation d'un poème de Si M'hand ou M'hand qui est selon notre artiste un poète intemporel, impérissable et toujours d'actualité.

Le groupe revisitera donc dans ce prochain concert son riche répertoire allant du zandali,  heddi,  berouali au  funk, rock, rap et du reggae. Plusieurs chansons cultes du groupe feront le bonheur des spectateurs, telles "Lynda", "Chnagh le Blues" (la chanson fétiche de Karim), "Abehri" ou encore la mythique "Ameksa d yizem".  Les Abranis ont invité pour ce méga-concert d'autres groupes de rock algériens, à savoir "Dzaïr", "Djamaoui Africa" et d'autres. Une noble initiative pour affirmer que le rock, "art revendicatif et révolutionnaire", existe et vit en Algérie.

Karim, à l'approche de la soixantaine, déclare que ce concert pourrait être son dernier. L'artiste veut prendre une retraite bien méritée après 42 ans de dur labeur et de passion déchainée pour l'art, la musique et la scène.

Rappelons que le groupe ne s'est pas produit en Algérie depuis 1986. Karim espère toutefois que les anciens fans ne l'avaient pas oublié et qu'ils seront nombreux avec leurs enfants "à qui il est impératif de transmettre l'amour de la musique et de l'art en général".

Le directeur de l'Etablissement Arts et Culture, M. Mohammedi, a tenu à remercier le groupe pour avoir accepté son invitation et espère être à la hauteur de cet engagement, surtout en ce qui concerne l'organisation et le travail technique. A ce propos, il a précisé qu'une salle de 5 000 places sera consacrée à ce grand événement.

Le retour des Abranis après 22 ans d'absence de la scène algérienne n'est pas à rater. Après Alger, ce jeudi 12 juin, le groupe fera une tournée dans différentes wilayas du pays, à savoir Boumerdès le 18 juin, Tizi-Ouzou le 19, Bougie le 23, Sétif le 24, Bourdj Bou-arréridj le 25 et Bouira le 26. Un nouvel album est également en préparation et dont la sortie est prévue pour fin 2008 ou début 2009.

Karim Abranis a aimablement conclu la conférence de presse en chantant aux journalistes et artistes présents un refrain d'une de ses célèbres chansons. La voix est toujours pure et puissante, le concert n'en sera que plus flamboyant!

Sarah Haidar

Source :http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=56572&ed=MTgzMw==

Jeunesse Sportive de Kabylie

09/06/2008 19:38 par kabylie

  • Jeunesse Sportive de Kabylie

    Jeunesse Sportive de Kabylie

    09/06/2008 19:38 par kabylie

Jugurtha...Un aguellid berbère contre Rome

08/06/2008 06:47 par kabylie

  • Jugurtha...Un aguellid berbère contre Rome

    Jugurtha...Un aguellid berbère contre Rome

    08/06/2008 06:47 par kabylie

La figure de Jugurtha rappelle à tout Africain la lutte d'un chef numide contre la pénétration romaine à la fin du IIe siècle avant l'ère chrétienne. Mais qu'est-ce que l'Afrique pour Rome, à cette période ? S'il est assez facile de parler de Rome à la fin du IIe siècle avant Jésus-Christ, il est beaucoup plus compliqué, en revanche, de fournir des renseignements sur l'Afrique où pourtant Rome avait eu des visées expansionnistes dès le début de cette guerre de cent ans de l'Antiquité, plus connue sous le nom des « trois Guerres puniques  ».
Entre la date de 146 avant Jésus-Christ qui marque la fin de Carthage et les différents épisodes de la guerre dite de Jugurtha, entre 111 et 105 avant Jésus-Christ, s'ouvre une nouvelle phase de l'histoire de l'Afrique où la figure dominante, succédant au célèbre Massinissa, est sans conteste celle de Jugurtha.
Pourtant, et comme pour une grande partie de l'histoire de cette période, les données manquent et si ce n'était l'œuvre de l'historien latin Salluste [1], connue sous le nom de Guerre de Jugurtha, nous n'aurions que très peu de choses à en dire. Les sources de notre connaissance du personnage sont en effet très limitées. L'œuvre maîtresse dans laquelle tous les historiens puisent des renseignements sur Jugurtha reste donc le  Bellum Jugurthinum. A côté de cet ouvrage ne subsistent que quelques fragments, notamment dans Diodore de Sicile ou dans l'Histoire romaine de Tite-Live, dans laquelle les événements ayant trait à la guerre de Jugurtha se trouvent réduits à de simples et brèves mentions.
Salluste a écrit la Guerre de Jugurtha vers les années 42-40 avant Jésus Christ, alors qu'il était âgé de quarante-six ans environ et qu'il s'était retiré de la vie politique après son dernier poste de proconsul dans la toute dernière province que Rome venait d'annexer : l'Africa Nova [2].
Les limites du nouveau territoire, dont la capitale était soit Zama, soit Cirta Nova Sicca (Le Kef), demeuraient imprécises au sud. Du côté est, la limite suivait la frontière de l'Africa Vetus, le fossé de Scipion ou Fossa Regia, depuis l'Oued-el-Kebir, près de Tabarka, jusqu'à l'entrée de la petite Syrte, à côté de la ville de Thaenae (Henchir Thyna près de Sfax).
 Du côté occidental la nouvelle province était bordée par un territoire donné à Sittius, un lieutenant de César. Il semble que la limite entre l'Africa Nova et le territoire de Sittius partait d'un point situé sur la côte entre Hippo Regius (Annaba) et Rusicade (Skikda), passait à l'ouest de Calama (Guelma) et se poursuivait vers le sud-ouest.
 Salluste a donc eu à exercer une responsabilité sur ce territoire pendant plus d'un an et demi. Lorsqu'il en parle, à propos de la guerre de Jugurtha, on peut supposer qu'il a une certaine familiarité avec le pays, même si ça et là on note quelques erreurs. Cependant, un certain nombre de questions se posent à propos du sujet qu'il a choisi de traiter alors que près de soixante-dix ans s'étaient écoulés depuis la fin de la guerre et qu'il n'a pu, par conséquent, utiliser des témoignages oraux. L'auteur a-t-il étudié consciencieusement son sujet, a-t-il su et voulu dire la vérité ? Pour répondre, il faudrait savoir où Salluste a puisé ses sources et dans quel esprit il a mis en oeuvre les renseignements qu'il avait recueillis.
 En ce qui concerne les sources utilisées, Salluste rapporte lui-même qu'il s'était fait traduire les livres du roi numide Hiempsal écrits en punique [3]. Pour les sources grecques ou latines de Salluste, nous n'avons aucune indication. On suppose seulement qu'il a pu s'inspirer de certains annalistes, tels Sempronius Asellio, d'historiens latins, comme Cornelius Sisenna, ou encore d'historiens grecs, tel le célèbre Posidonius d'Apamée.
Le problème, on le voit, est assez complexe quand il s'agit d'étudier un personnage aussi important à son époque que fut Jugurtha, avec pratiquement une seule et unique source. Il est alors permis de se demander quel degré de confiance l'on peut accorder au récit de Salluste sur les événements au cours desquels s'est illustré Jugurtha.
Jugurtha, petit-fils
de Massinissa
 Salluste entreprend son récit, comme dans une pièce dramatique, en nous présentant les personnages et les protagonistes du drame qui va se jouer en grande partie sur la terre africaine. Il met l'accent, dès le départ, sur le problème fondamental qui est, à ses yeux, la trahison du parti de la noblesse à Rome, qui n'a que « mépris pour la vertu et la chose publique ». Avant d'en arriver au personnage qui s'opposera à Rome, entre 118 et 105 avant Jésus-Christ, Salluste fait un bref rappel de la situation antérieure :
 «J'entreprends d'écrire l'histoire de la guerre que le peuple romain a faite à Jugurtha, roi des Numides. D'abord, parce qu'elle a été cruelle, sanglante, marquée par bien des vicissitudes. Ensuite parce qu'elle est devenue le point de départ de la lutte contre la tyrannie des nobles, lutte qui a bouleversé toutes choses divines et humaines et mis un tel délire dans les esprits que seuls la guerre et le ravage de toute l'Italie ont pu mettre fin à ces fureurs civiles. Mais avant d'en aborder le récit, je résumerai en quelques mots les faits antérieurs pour rendre cette histoire plus claire.
 Lors de la seconde Guerre punique, dans laquelle le chef des Carthaginois, Hannibal, avait porté à l'Italie le plus rude des coups qu'elle avait eu à subir depuis l'établissement de la puissance romaine, Massinissa, roi des Numides, admis à notre alliance par Publius Scipion que ses exploits avaient fait surnommer l'Africain, s'était signalé par des faits d'armes multiples et brillants. Le peuple romain l'en récompensa après la défaite des Carthaginois et la capture de Syphax, souverain d'un vaste et puissant empire africain, en lui faisant don de toutes les villes et de toutes les terres qu'il avait conquises. Aussi, Massinissa nous garda-t-il toujours une amitié fidèle et indéfectible. Mais son règne finit avec sa vie. Son fils Micipsa fut seul à lui succéder, la maladie ayant emporté ses frères Mastanabal et Gulussa. Micipsa fut père d'Adherbal et de Hiempsal. Il recueillit dans son palais le fils de son frère Mastanabal, Jugurtha, laissé par Massinissa dans une condition inférieure parce qu'il était né d'une concubine, et lui donna la même éducation qu'à ses propres enfants.»  En aidant à la reconstitution du grand royaume de Numidie (fig. 2), Scipion l'Africain désirait non seulement récompenser Massinissa pour l'aide qu'il avait apportée à Rome dans sa lutte contre Carthage, mais encore l'entraîner dans une situation de vassalité qu'il lui aurait été difficile de secouer. Massinissa termine sa vie [4] par une sorte d'aveu d'impuissance puisqu'en 148 il fait appeler, pour régler sa succession, le petit-fils adoptif de Scipion l'Africain qui conduit le siège devant Carthage.
 Les attributions royales furent partagées entre ses trois fils légitimes : Micipsa reçut l'administration du royaume, Gulussa l'armée, et Mastanabal la justice. Notons à ce sujet qu'une stèle punique datant de 148, découverte à Constantine, dans le quartier d'EI-Hofra, mentionne les trois rois sans différence dans les prérogatives.
 Gulussa et Mastanabal moururent peu de temps après leur père et Micipsa resta seul roi (en libyque, on disait aguellid). Son long règne (148-118) ne fut pas marqué par d'importants événements. À l'égard de Rome, il se conduisit en fidèle allié, mettant à sa disposition une aide humaine et matérielle chaque fois qu'elle était demandée, notamment en Espagne contre Viriathe et les Lusitaniens et durant le siège de Numance par Scipion Émilien en 134. Il ne posait donc aucun problème aux Romains qui s'étaient installés, après la destruction de Carthage en 146, sur le territoire de l'ancienne puissance voisine de la Numidie (voir carte).
 Il semble même avoir facilité l'implantation de commerçants, mais aussi de trafiquants romains à Cirta (Constantine) et dans la Numidie. À la fin de sa vie, et comme lors de la succession de Massinissa, probablement sous l'influence romaine, il a dû penser à celui qui prendrait la relève et assumerait le pouvoir, tout en restant en bons termes avec les Romains qui administraient la province Africa .
Micipsa avait deux fils légitimes, Adherbal et Hiempsal, à qui il aurait souhaité réserver la succession tout entière, écartant ainsi les autres prétendants de la famille de Massinissa. Mais il dut prendre une autre décision.
 Son frère Mastanabal avait eu également deux enfants, Gauda, né d'une épouse légitime, et Jugurtha, issu d'une concubine et normalement «non qualifié pour accéder au trône». Gauda ne semble avoir été retenu qu'en seconde position pour la succession car «c'était, selon Saluste, un homme rongé de maladies qui avaient quelque peu diminué son intelligence » [6]. Il n'en régna pas moins à partir de 105 avant Jésus-Christ.
Salluste à tenté d'expliquer alors les raisons qui amenèrent Micipsa à adopter Jugurtha. Il lui fait dire, en effet, sur son lit de mort : «Tu n'étais qu'un petit enfant, Jugurtha ; ton père était mort, et t'avait laissé sans avenir et sans ressource. Alors moi, je t'ai reçu dans la famille royale ; j'ai fait cela dans la pensée que ces bienfaits me voudraient de ta part une affection égale à celle qu'auraient pour moi mes propres enfants, si je venais à en avoir».
 Cette légitimation a dû intervenir alors que Jugurtha n'avait qu'une dizaine d'années, vers 143 avant Jésus-Christ, avant même que naissent Adherbal et Hiempsal.
 Par quelques phrases suggestives, Salluste nous a dépeint la jeunesse de Jugurtha, et sa rapide ascension au milieu de son entourage. Ses qualités physiques et sa personnalité rappellent celles de son grand-père Massinissa.
 «Des sa première jeunesse, Jugurtha s'était fait remarquer par sa vigueur, par sa belle prestance et, surtout, par son intelligence. Il ne se laissait pas corrompre par le luxe et par l'oisiveté, mais comme c'est l'usage dans son pays, montait à cheval, lançait le javelot, disputait le prix de la course aux garçons de son âge et, tout en se montrant supérieur à tous, se faisait aimer de tous. Il consacrait, en outre, une grande partie de son temps à la chasse et était toujours le premier, ou parmi les premiers, à s'attaquer à des lions et autres bêtes féroces. Nul n'agissait plus que lui et nul ne parlait moins de ses propres actions.».
 Il devint populaire parmi les tribus numides ce qui ne manqua pas d'inquiéter le vieux roi Micipsa, enfin père de deux garçons. «Mais n'osant pas le faire périr, par crainte d'une révolte de ses sujets, il l'aurait envoyé devant Numance, avec l'espoir qu'il s'y ferait tuer, victime de sa bravoure.»    Jugurtha a donc quitté la capitale, Cirta, au cours de l'année 134 et s'est rendu en Espagne, à la tête de cavaliers numides, pour aider les troupes romaines qui assiégeaient Numance [9]. Il se fit remarquer aussi bien par les Romains que par les troupes adverses. Salluste lui-même reconnaît «qu'il était à la fois intrépide dans les combats et sage dans le conseil, qualités qui vont rarement de pair... Il en résulta que Scipion prit l'habitude de charger Jugurtha de toutes les entreprises dangereuses»
(A suivre)
 Mounir Bouchenaki
 Conservateur en chef
au service des Antiquités,
Tipasa (Algérie)

Source : http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=64916&idc=29&date_insert=20080607

Lwennas Amezyan ...Poème de hmimiche Ait Mouloud...

01/06/2008 22:51 par kabylie

  • Lwennas Amezyan ...Poème de hmimiche Ait Mouloud...

    Lwennas Amezyan ...Poème de hmimiche Ait Mouloud...

    01/06/2008 22:51 par kabylie

Lwennas Amezyan

Pont

Deux bouts

D'un cote Lwennas

De l'autre Amezyan

Sous les ponts des milliers de noyes

Noyes depuis la nuit des temps au

Printemps noirci

Sauter et me noyer

Avec les autres

Oublier Mourir

Quelle paix ?

Ou etendre mes bras

Jusqu'a m'entredechirer

Pour encore exister

Pour rejoindre les deux bouts

Arreter de pleurer sur mon sort

Et continuer a crier et lutter

Pour ne pas perdre l'equilibre

Et ne pas tomber

Nna Aljiya Ferhat

Les femmes Les hommes

Les enfants

Tant de veuves De veufs

De meres De peres

Perdant une grande part de

Leur chair

Des millions d'orphelins

Lwennas Taxuxt Tamurt

Tizi

Ferhat Lehbus Kabylie

Assa

Yemmas Mmis

Rebelle et Tizi-Bbwassa

Tawrirt ne peut etre oubliee

Imula source d'Amazighite

Amezyan tu es toujours la

De Tawrirt a Azazga

Lwa je ne sais plus ou je te vois

Dans la realite ou Tirga

Pas important ou

Puisque tu es partout ou on va

Le pont encore

Un cauchemard qui m'a

De tout temps terrifie

Cauchemard que je traine

Depuis mon enfance

Et meme bien avant ma naissance

Les ponts Le pont

J'ai eu peur des ponts

Qui m'ont conduit de la

Chaleur familliale de

La maison maternelle

A l'ecole coloniale

Les ponts qui m'ont soutire

Du confort de mon enfance

Vers un monde ou on perd toute innocence

Coupable pour etre ne Berbere

Et pour vouloir Vivre ma kabylite

Tres dur a traverser le pont

Parait solide et bien ancre

Tremble des que

Je commence a l'aborder

A present comme par miracle

Je me trouve au milieu

Les ponts ca fascine

Et ca etourdie

Sutout pour un peuple

Mal compris

Un peuple que l'elite aime a mepriser

Vous Rebelles l'avez

Pourtant bien batti

Pour nous relier tous

Et marcher ensemble vers Tilleli

Meme si sur du solide vous

L'avez construit

Des taupes ont investi les fondations

Et essayent de le fragiliser

Elles creusent sans arret

Jusqu'ou pourront-elles fouiner?

Pas aussi loin que vous etes alles

Tezram akal amek iga

Vous savez de quoi le sol est fait

C'est le votre

C'est le notre

Et Personne n'arrivera a me dissuader

a nous dissuader

A rester sur le pont autant que l'on veut

Je n'ai plus peur d'y rester sur

Et de le traverser au tant que je veux

Au tant qu'il faudra

Car j'ai pu toucher vos mains

Meme si elles se trouvaient

Chacune de l'autre cote du Pont

Lwennas Amezyan

Vos mains qui interpellent

Nos consciences

Vos mains reliees a vos

Coeurs par le cordon de nos esperances

Ne forment plus qu'une seule main

Avec la mienne

Celle du peuple

Celles de ceux "de sous le pont"

Et cette gigantesque-par son histoire-main

Qui puise sa force

De la terre et des immortelles racines de nos ancetres

Nous montrera le chemin de Tagmat

Tagmat qui nous guidera et menera vers

L'eternelle Liberte

Vous serez tous ressuscites

Vous symboles d'Amour de lutte et

D'existence dans la dignite

Vous qui etes partis Pour que soit l'Humanite

Vous qui nous avez jamais reeellement quittes

Vous par lesquels

Et pour lesquels Nous sommes

Et serons toujours Ici.

-------------------------------------------------

hmimiche Ait Mouloud
25 juin 2006.
hmimicait@yahoo.com

Source :http://www.kabyle.com/assassinat-dameziane-mehenni-4-ans-de-non-enquete-1519-300508#comment-10299

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31/05/2008 00:54 par kabylie

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    31/05/2008 00:54 par kabylie