Adrar N'Gerger
17/03/2008 22:38 par kabylie
Une semaine après les chutes de neige qui ont paralysé pratiquement toute la Kabylie, la route de Tizi n’Kouilal n’est toujours pas ouverte à la circulation. Cette route qui contourne Tamgout par son flanc gauche pour franchir le Djurdjura n’est empruntée à l’heure actuelle que de placides bovins qui cherchent quelques rares touffes d’herbe qui arrivent à percer l’épais manteau de neige qui recouvre encore le sol. Pour les téméraires et rares promeneurs comme moi qui osent s’aventurer dans ces contrées désertes, au risque de faire une mauvaise rencontre avec l’une de ses bêtes poilues qui infestent nos maquis, ces vaches mettent une touche toute helvétique au paysage. Certains tableaux composés par la nature pourraient facilement servir de support à des publicités pour un chocolat suisse mais nous sommes bel et bien au Djurdjura, en pays kabyle.
De Maillot, la capitale du arch des Imechedallen, à Sahridj, la route serpente au milieu d’une forêt de pins d’Alep. Le nom Imchedallen désigne les fantassins en berbère mais au lieu de garder la forme ancienne et authentique du nom, le pouvoir politique l’a arabisé en Mechedella. Ces dernières années, avec l’islamisation rampante de la société, le nom a carrément été islamisé en Mched’Allah faisant passer ses habitants pour des fanatiques qui se cramponnent désespérément aux basques d’Allah. Sans, bien sûr, leur demander leur avis. La piste qui mène vers Tala Rana, la fameuse source où le parc national du Djurdjura a installé une antenne est impraticable. La visite de Tala rana attendra donc la fonte des neiges.
Au dessus de Sahridj, je décide d’emprunter la route d’Ivalvaren, où se trouve l’ermitage de Yemma Khelidja. La plaque de signalisation indique Belbara au lieu d’Ivalvaren. Encore un exemple de ce que les fonctionnaires zélés de l’administration algérienne appellent « l’arabisation de l’environnement ». Le village a été déserté depuis que les fous d’Allah se sont installés dans la région. Les maisons, abandonnées par leurs propriétaires, qui se sont refugiés dans la vallée, tombent en ruine. Il se dégage de ce coin abandonné une infinie tristesse et une indicible angoisse. Au bout de quelques kilomètres, n’ayant pas rencontré âme qui vive, je décide de rebrousser chemin. Trop dangereux. Le spectre du terrorisme plane encore les lieux. Je suis frustré de ne pas pouvoir visiter l’ermitage de Yemma Khelidja ou plutôt ce qui en reste. Il y a 15 ou 20 ans, c’était encore un lieu de pèlerinage visité par des milliers de personnes venues de tous les coins de la Kabylie.
Mais qui était vraiment Yemma Khelidja. Son nom a été donné à Tamgout, le plus haut sommet du Djurdjura, qui culmine à 2308 mètres d’altitude, mais on ne la connaît pas vraiement. On ne sait pratiquement rien de cette sainte qui vécut entre 1600 et 1700, sinon qu’elle avait le don de prévoir l’avenir et qu’elle parlait en vers. Elle avait son ermitage (thakhelouith) au pied de Tamgout et recevait des visiteurs qui venaient la consulter. Aucune recherche universitaire n’a été faite sur cette femme mythique et aucun livre ne parle d’elle à part « Poèmes Kabyles Anciens » de Mouloud Mammeri. Dans cet important ouvrage qui rend hommage aux poètes anciens de la Kabylie, on raconte l’épisode de ces deux visiteurs qui voulaient tester ses dons de divination et qui lui demandaient de leur égorger l’un des deux chevreaux qu’elle possédait. Sa réponse à leur demande incongrue est rentrée dans la postérité :
A Rebbi fked ameccim
Deg genni ad yeg d’aâlawen
Attergel tizi n’kwilal
D talin igawawen
Tamussni nssen d’ aghilif
Lemhibba nssen d’assawen
Ma tebbwim-d azzal n sin
Aaddit attezlum yiwen.
Retour sur l’asphalte. Les travaux actuels d’élargissement de la route ont en fait une piste boueuse. Après quelques kilomètres, au dessus du village Imessdourrar, il faut se résoudre à abandonner la voiture. Au-delà de ce point, la neige règne en maîtresse des lieux. Je ne tarde pas à tomber sur la Source des Singes ou un panneau indique une altitude de 1300 mètres. Au-delà de cette limite ce sont les cèdres qui colonisent les flancs abrupts du Djurdjura. Les cédraies enneigées sont d’une beauté à vous couper le souffle. Elles sont le refuge du singe magot qui est ici chez lui. Il se nourrit de baies, de racines, de feuilles et de fruits et vit en bandes qui peuvent parfois dépasser la centaine d’individus. En été, il n’hésite pas à faire des chapardages en s’introduisant dans les vergers pour se gaver de fruits. Aujourd’hui, leurs cris ne se font pas entendre. Ils ont du se refugier ailleurs, sur des terres plus cléments. Les cèdres sont vraiment magnifiques. Certains spécimens sont gigantesques et doivent, certainement, approcher les deux mille ans d’âge au vu de la circonférence de leur tronc. Dans cet univers minéral qui force l’admiration, l’eau ruisselle de partout. Elle gonfle les petits ruisseaux et les rigoles qui descendent en cascades chantantes vers le fond de la vallée. Au fond du ravin le grondement sourd d’un torrent tumultueux emplit toute la montagne. Les oiseaux ne sont pas en reste. Pour accueillir ce printemps précoce, ils font étalage de tout leur savoir-faire mélodique en une variété infinie de gazouillis. Les vols de perdrix sont, par contre, une épreuve pour les nerfs. A l’approche d’un homme ou d’une bête, ces charmants gallinacés attendent le dernier moment pour s’envoler dans un bruit qui claque comme une détonation de fusil. Toute cette beauté ne doit cependant pas distraire des dangers qui guettent le promeneur ébloui. Chutes de pierre, avalanches et affaissements de terrain peuvent à tout moment faire tourner l’aventure au tragique. La solitude et l’isolement de ces hauteurs glacées n’incitent pas, non plus, à rester au-delà d’une certaine heure quand l’après midi est avancée. On n’est jamais à l’abri d’une mauvaise rencontre. Je repars, toutefois, confiant. Je suis un agnostique invétéré mais je sais que la haut, tout là haut, à 2308 mètres d’altitude, Yemma Khelidja veille sur ses enfants comme elle veille sur toute la Kabylie.
M.O
En savoir plus sur Yemma Khelidja
Source : http://www.kabyle.com/tamgout-kabylie-au-pays-de-yemma-khelidja-1051-170308
Pensée pour Gasmi et aide pour la mère du défunt
A l’occasion de la célébration du Mouloud et sur proposition du président Hannachi, le comité Directeur a décidé d’honorer la mémoire de leur défunt joueur Gasmi Hocine en octroyant une aide financière à sa mère.
Repose en paix Hocine.
En étroite collaboration avec la Direction du club, le comité des supporters de la JSK lance un appel à toutes les âmes charitables pour venir en aide à Kadi Nourreddine, un fervent supporter et ancien jeune joueur de la JSK.
Agé de 26 ans et ayant fait ses classes footballistiques à la JSK ( Benjamine, minime et cadette), le jeune Kadi est handicapé depuis son accident survenu en 1999 au stade du 05 juillet lors de la finale de coupe d’Algérie JSK- USMA. Depuis, le jeune Kadi se déplace sur une chaise roulante
A cet effet, les initiateurs de l’action souhaitent pouvoir rassembler la somme de 700.000 DA équivalente à un véhicule de marque Hyundai conçu spécialement aux handicapés.
Pour toute information, contacter le chargé de la communication du comité des supporters de la JSK aux : 0773 842 011 0770 400 545
Et la Sarl BEYA Auto – Agent distributeur Hyundai
Contacts Hyundai Tizi-ouzou : Tél.: 026 21 94 93 FAX.: 026 21 94 93
Compte bancaire Hyundai N° : Société Générale N° : 02100 851 113 000 0031 75
Comité des supporters de la JSK
Source : http://www.jeunessesportivedekabylie.com/?_file=article&id_actualite=164
Photo: Arezki Ait-Ouahioune
L'émission socio-culturelle est un instrument de rassemblement qui s'ouvre toute la communauté nord africaine.
Au programme : des reportages de terrain, des actualités communautaires ponctuées de musiques berbères
Coordonnées :
Tél. 514 495 2597
http://www.radiocentreville.com/

http://www.jeunessesportivedekabylie.com/?_file=article&id_actualite=154
L’immigration au Canada attire plus de 3 000 Algériens par an, selon les autorités canadiennes, lesquelles précisent que le Québec serait la destination favorite, vu que le francais est la première langue d’usage dans cette province.
La communauté algérienne résidant au Canada est estimée à plus de 45 000 personnes, selon les chiffres d’un ancien ministre québécois de l’Immigration, sans compter ceux qui ont acquis la citoyenneté canadienne, le Québec étant leur destination préférée; ils sont plus de 90% à s’établir dans cette charmante province de 8 millions d’habitants.
La procédure à suivre pour obtenir le fameux sésame est à la fois fastidieuse et très longue. Ainsi, il faut mener un véritable parcours du combattant et s’armer d’une grande patience pour peut-être voir son dossier arriver à terme, car comme nous l’explique un ancien consultant en immigration, plusieurs candidats à l’immigration ont laissé tomber à mi-chemin et se sont retirés car parfois il arrive que la procédure tarde jusqu’à quatre ans.
Mais plusieurs personnes qui ont eu la chance d’obtenir leur visa pour se rendre au Canada ont vite fait de déchanter, et pour cause. Une fois arrivés au Canada, les Algériens découvrent que même si la vie y est plus facile par certains aspects, c’est loin d’être l’Eldorado rêvé. Pays mythique, le Canada vit aussi au rythme d’une réalité, qui peut surprendre les immigrants qui s’attendent à une vie et un gain faciles et sans embûches. 20% des immigrants, déçus, quittent le Canada pour retourner dans leur pays d’origine. Des Algériens, tous les ans, reviennent et se réinstallent dans une vie qu’ils pensaient avoir définitivement quittée. Le taux de rétention - ceux qui restent - est quand même élevé : les 4/5 s’accrochent et refont leur vie dans un pays où la bureaucratie est moindre et les chances de réussite plus équitablement réparties. Parmi la communauté, il est des réussites exemplaires et d’autres moins brillantes. Ainsi le taux de chômage des Maghrébins établis dans la province du Québec dépasse les 29% alors que le chômage dans cette province est de 5,2%. Pathétique réalité pour des Algériens, partis améliorer leurs conditions socioprofessionnelles. La xénophobie et le racisme ont fait leur apparition dans le quotidien des immigrés, comme nous le confie Farid, résident permanent " les gens vous regardent comme si vous étiez des criminels, je me suis vu refuser plusieurs jobs à cause de mon nom et de la couleur de ma peau, c’est vraiment difficile pour quelqu’un de couleur de vivre là-bas. Récemment, deux étudiants marocains ont été agressés et traités d’Arabes, les insultes raciales sont aussi fréquentes". Plusieurs personnes ont préféré quitter le Canada pour les Etats-Unis et d’autres pour l’Europe après avoir acquis leur résidence. La communauté algérienne établie au Canada est divisée entre enthousiasme et scepticisme. Sur un autre registre, les immigrants maghrébins, notamment les Algériens, pourraient bientôt perdre leur Eldorado nord-américain. Le Canada francophone, qui les accueillait de longue date, pourrait leur tourner le dos avec la promulgation d’une loi visant à diminuer le flux migratoire venant du bassin maghrébin. Les menaces terroristes auraient eu raison de l’hospitalité traditionnelle de la province de Québec. Ainsi sur 20 000 dossiers bloqués au niveau du service de l’immigration de Montréal, la majorité concerne les Algériens. Les raisons de ce blocage demeurent inconnues et ne présagent pas de bons auspices pour l’avenir, vu que les portes se referment de plus en plus sur la catégorie des travailleurs qualifiés, sauf peut-être pour les cadres et les universitaires Ajouter à cela qu’il faut disposer de l’équivalent de plus de 100 millions de centimes sur son compte, une manière peut-être de dissuader les éventuels immigrants. Ceux qui ont préféré revenir au pays nous expliquent leur choix par le fait que le chômage concernant les immigrés s’accentue de plus en plus et les conditions de vie de ces derniers se sont dégradées, outre le froid légendaire qui y règne. Autant d’aléas qui s’ajoutent à une donnée essentielle : la province du Québec entame une nouvelle configuration pour sa politique de l’immigration où, vraisemblablement, on privilégie les pays qui ont de solides traditions en matière d’éducation pour leur soustraire une main-d’œuvre de qualité. La question de la qualification professionnelle d’immigration algérienne a été déjà posée en 1997 dans un rapport du ministère des Ressources humaines. Récemment encore, un animateur algérien évoquait un autre problème en déclarant sur sa radio communautaire que nos concitoyens sont les seuls immigrants du monde arabe à demeurer longtemps tributaires l’aide sociale de l’Etat (Bien-être social, B. E. S). Information à prendre au conditionnel.
Les Algériens qui sont retournés au pays sont unanimes, l’Eldorado tant rêvé n’est pas toujours au rendez-vous. Le contraste entre les immigrés et les Canadiens est flagrant et la discrimination dans quelques villes a atteint son paroxysme, à tel point que certaines personnes ne sont pas acceptées dans des lieux privés et publics. Une réalité amère pour un pays jadis accueillant, se dissimulant aujourd’hui sous le fallacieux prétexte d’une éventuelle menace terroriste.
Par :Merbouti Hacene
Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=52609&ed=MTc1NA==
Fiche technique:
Stade du 1er novembre, temps gris, affluence moyenne.
Arbitres : Benaissa, Djezzar, Kourichi
Avertissements
: .Hosni 36’, Younes 83’, Babouche 84’ (MCA), Oussalah 75’, Demba 92’ (JSK)
JSK : Chaouchi, Ait Kaci, Oussalah, Demba, Coulibaly, Dehouche, Douicher, Berremla (Wassiou 14’), Hemani(Cap) ,Bensaïd(Derrag 72’), Amaouche(Kheddis 92’).
Remplaçants : Mazari, Ziane, Zafour, Kheddis, Wassiou, Derrag, Saïbi.
Entraîneur : Saïb.
MCA : Benhemou, Hosni, Babouche, Coulibaly, Galoul, Kaddour(Badbouda45’), Koudri(Touré34’), Badji(Cap), Cherrad, Hadjadj, Younes(Sidibie87’).
Remplaçants : Azzedine, Touré, Sidibé, Bedboud, Belaïd, Amroune, Bouchama.
Entraîneur : Mekhazni.
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1 - 0 | ![]() |
| Jeudi 06 Mars -14h30 23ème Journée Au stade du 1er Novembre à Tizi-Ouzou |
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Autour du match ![]() |
Le patron de Col et ses collaborateurs présents : Les panneaux publicitaires de COL sur le terrain : Quelques 200 « Chnaouas » présents : Hemani capitaine pour la première fois Abdeslam fortement ovationné : Meftah et Abdeslam présents : |
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Les panneaux publicitaires de COL sur le terrain : De nouveaux panneaux publicitaires orneront désormais le pourtour du stade réplique du 1er novembre de Tizi-Ouzou. Il s’agit de ceux de la société COL, la nouvelle société sponsor de la JSK que dirige Monsieur Miguel Lopez. |
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Affluence moyenne : D’habitude, le stade affiche complet lors de chaque « classico » mais cette fois-ci le mauvais temps a dissuadé et empêché des milliers de fans de faire le déplacement au stade. Il a plu sans cesse pendant pratiquement 48 heures en Kabylie et de fortes chutes de neige ont bloqué les routes et rendu toute circulation difficile voire impossible. De toutes les façons, ceux qui ont pu rallier Tizi-Ouzou ont fait beaucoup de bruit et ont soutenu à fond l’équipe jusqu’à l’ultime seconde de jeu. |
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Hemani capitaine pour la première fois : La non titularisation de Zafour et l’absence de Abdeslam car suspendu, tous deux habituels capitaines d’équipe, le choix du staff s’est porté sur Hemani pour le capitanat pour ce JSK-MCA. C’est une première pour le buteur-maison Kabyle qui s’est bien acquitté de sa nouvelle tâche tout en donnant du fil à retordre aux défenseurs adverses par sa ténacité. |
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Meftah et Abdeslam présents : Mêmes suspendus, l’arrière droit et le milieu de terrain kabyles Meftah et Abdeslam ont tenu à prêter main forte à leurs coéquipiers à l’occasion de ce JSK-MCA. En tenue de ville et avec sans doute les jambes qui fourmillaient, ils n’arrêtaient pas d’encourager de la voix leurs camarades pour aller jusqu’au bout et sans rien lâcher. |
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Mekhazni salue les deux galeries : Avant l’entame de la partie, le jeune entraîneur du Mouloudia Mekhazni a tenu à saluer les deux galeries et a même offert un bouquet de fleurs aux fans Kabyles. A titre d’information, Mekahzni a fait toutes ses classes footballistiques à la JSK avant de rallier la capitale pour suivre sa formation dans le domaine des sports. |
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Douicher émerge du lot : C’est vrai que toute l’équipe a bien tourné dans tous ses compartiments toutefois, reconnaissons que Douicher a été omniprésent et a émergé du lot par son grand volume de jeu que ce soit dans l’amorce des attaques ou dans la récupération des ballons lors de ce JSK-MCA. Douicher affiche la pleine forme et c’est de bon augure à l’approche de la compétition continentale. |
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Des fumigènes et des « Campioné, Campioné » à la fin du match : Bien avant le coup de sifflet final de l’arbitre, les fans kabyles ont allumé des fumigènes dont les effets multicolores qui ont illuminé le stade et ont donné un charme particulier à la rencontre qui s’est transformée en une véritable fête et les « Campioné, Campioné » fusaient de partout. Certes, les lions du Djurdjura gardent leurs pieds sur terre, mais il est clair qu’ils vont tout droits vers leur quatorzième titre. A nous le quatorzième donc ! |