Des milliers de gens y viennent se ressourcer :Le mausolée de Cix Mohand ou la Qibla des pèlerins

21/01/2008 00:43 par kabylie

  • Des milliers de gens y viennent se ressourcer :Le mausolée de Cix Mohand ou la Qibla des pèlerins

    Des milliers de gens y viennent se ressourcer :Le mausolée de Cix Mohand ou la Qibla des pèlerins

    21/01/2008 00:43 par kabylie

Ce vendredi, le climat n’était plus clément en Kabylie. Un froid glacial perce l’enveloppe de brume sur les hauteurs de Michelet en cette journée de l’Achoura. Fête musulmane célébrée le 10e jour de Muharram, nous apprend Allaoua, PES dans un lycée de la région.

A At Hicham, pittoresque village perché sur une crête dominant le bas versant de la commune de Ait Yahia, juste avant Issandlan, sur la route qui mène vers Mekla en passant par Souamaa, une brise de vent chargée de pureté nous arrache du bruit des effets sonores de la musique dégagée par les baffles de la voiture.   

Sur la route, une queue de voitures bloque le passage. Ils sont venus d’Alger, de Vgayet et d’autres communes limitrophes se ressourcer auprès du Cix. Trois barrages militaires sont dressés tout au long du trajet. Le coup de filet des services de sécurité, la semaine écoulée, dans la fourmilière islamiste locale appelle à plus de vigilance. A quelques encablures du dernier barrage militaire, une route délabrée nous accueille à Tissirt N-Cix, l’unique « sentier » qui mène droit vers le mausolée de Cix Mohand Ulhussin, situé à un kilomètre de la Route nationale.

En empruntant cette piste, un parcours du combattant attend les pèlerins. L’affluence massive des citoyens vers le lieu saint n’est pas nouvelle. Ils viennent implorer la baraka du Cix. Ils viennent solliciter sa protection. A peine 10 h du matin, une procession humaine composée de vieilles, de jeunes et de moins jeunes se dirigeait déjà vers les lieux.

Moumouh, architecte de formation, avec ses accents d’athée, taraudait la discussion avec ses propos blasphématoires. Il récuse même le côté moral des visites. Pour lui, les retrouvailles entre jeunes filles et garçons n’est autre qu’un moment de drague. Le système imposé par nos aïeux perd de sa rigidité devant les nouvelles technologies de la communication. Les mobiles équipés d’appareils photo, les SMS et autres gadgets s’emmêlent pour passer un message ou repérer " cette beauté claustrée ".

Plus loin encore, juste avant le mausolée, le tombeau est pris d’assaut par les gens. Femmes, enfants, vieillards et jeunes se bousculent à l’entrée. Un agraw les accueillit à l’intérieur. Les gens déposent argent et autres biens sur les « foutas », les membres de l’agraw implorent Dieu, les saints et les Walis de transcender cette « donation et offrande » en miséricorde et mansuétude. Un laps de temps de divinité, de méditation spirituelle pour des âmes blessées. Des bêtes sont offertes en offrande. La Daâwa vient en contrepartie. Les signes de souplesse de l’âme se lisaient sur les visages. Ils viennent de " rembourser " une dette auprès du saint. Les gens promettent ces donations contre des vœux exaucés, de la santé retrouvée ou la paix réapparue.

Sur la place du lieu saint, Idebalen, entourés d’une foule compacte, font la fête sous les youyous des vieilles, les déhanchements des jeunes et les regards furtifs des filles. Ces rites restés intacts depuis plusieurs siècles renseignent, on ne peut plus clairement, sur l’attachement indéfectible de la Kabylie à ses racines, sa personnalité, lesquelles traînées dans la boue de tous les prosélytismes moribonds, venus l’arracher à elle-même. Venus lui déformer une existence forgée à travers les siècles.

 A Cix Muhend U lhussin

Nussa-d ak nisin

nedmaâ si ljiha-k cwit

A lvaz izedgh-an lhsin ihubi-k wahnin

daraja-k had ur Ttibwid...

Ce poème de Si Muhend, enterré à quelques encablures du mausolée au lieu dit " Asseqif n-tmana ",  illustre bien la place qu’occupait le Cix dans la société kabyle. Il était une source de sagesse. Il était écouté de tous, il s’écoute encore. Sa parole est toujours lucide.

Cix Muhend, une page de notre histoire

Des paroles faites d’éléments de théologie musulmane, mais prenant racine de taqvaylit, sa langue millénaire. " Cix Mohand conjugue plusieurs fonctions d’acteur social : il est guide, médiateur, saint, témoin, porteur de connaissance-sagesse (amusnaw), instance respectée et recherchée de l’autorité, porte-parole poétique et charismatique ", disait Mohamed Arkoun. Cix Muhend n’est pas seulement cet homme au verbe sûr. Il est aussi poète. Ses paroles ornées de kabylité légendaire léguées en forme de lyrisme constituent une littérature orale transmise de bouche à oreille à travers le temps.

« Cix Mohand Oulhoucine naquit en 1838. Il mourut le 8 octobre 1901. Fils de Si Mohand Larbi. Son père était un homme modeste comme ses pairs Kabyles du début du siècle dernier », témoigne un de ses neveux rencontrés sur place. Il a vécu tous les épisodes qui ont marqué cette époque. La résistance de 1871 et autres événements majeurs du siècle dernier. « Depuis son jeune âge, il entrait à la maison accompagné de ses amis. Son père, en pauvre paysan, s’énervait contre lui, car il n’avait pas les moyens pour subvenir aux besoins de plusieurs personnes », raconte-t-il, avant d’ajouter qu’un adarwic lui disait:« Ton fils a des particularités d’un prophète ».

Cix Mohand de Taqqa était un berger durant toute sa tendre enfance. Il revenait à dos de vache au coucher du soleil, ajoute encore notre interlocuteur.

Abordant la relation du Cix avec la Révolution, le neveu de Cix Mohand Ulhussin nous apprend que les gens venaient pour être éclairés sur la situation, car il leur répondait que « les Français nous ont envahis de force, ils quitteront de la même manière ». «Il suppliait les gens d’avoir confiance en le Créateur et ne pas perdre espoir », relate le neveu âgé de pas moins de 70 ans.

Il a appris par cœur les dires du Cix. A propos de sa clairvoyance et ses prédictions, il raconte qu’un jour un richissime homme prêtait son argent contre des profits. Le malheur a fait que cet homme n’eut pas de progéniture. Un beau jour, il rend visite au Cix pour implorer son aide et charité. Le Cix lui disait, texto:

Ruh a Si Said

Ammur-ik ur innager ara

Cci aki rruh Ur Yettwaxlaf ara

Arrumi ad yarraz ur yattnejvar ara

Nek Yidek Ur n hardar ara

Avec ce poème, le Cix répondait au visiteur et à la conjoncture de la Guerre d’Indépendance.

Toujours sur la période cruciale de la guerre, notre informateur ajoute que même la date de l’Indépendance a été donnée par le Cix dans une de ses maximes et adages, car il disait que « les Français vont quitter en été avant l’automne ».

Sur ses prédictions d’avenir, Cix Mohand, le saint des At Yahia, disait: « Bwind aman d laman », littéralement, « ils ont apporté l’eau et la confiance ». Il a ajouté, en disant, « Adruhen, adawin aman adarnun laman ». « Ils vont disparaître et avec eux, l’eau et la confiance ».

« Les dates de fêtes et des zerdas sont improvisées », nous informe un autre membre organisateur. Les gens viennent dans les occasions de fêtes religieuses, mais cela n’empêche pas que le lieu est prisé tout au long de l’année, a-t-il expliqué.

Le mausolée est ouvert à longueur l’année. Des passants y viennent pour des faits liés à la croyance. « On dit que ce lieu procure santé, sagesse et autres biens pour les visiteurs », nous disait une vieille femme.  

Lieux de confessions ou espaces de rencontres amoureuses ?

La discussion ne tourne que dans ce sens. « On vient voir les jeunes filles ». Cette phrase usitée en milieux de jeunes, garçons et filles comprises, donne une autre allure au pèlerinage. Les plus dévoués sollicitent les saints à leur procurer baraka, bonté et chance dans la vie. D’autres viennent « se débarrasser de la malédiction qui les bloquent ». Pour les vieux : « Epargnez-nous malédiction ô, Cix». Pour les moins jeunes, une rencontre en ce lieu peut déclencher le train amoureux de la vie, qui sait ?  «Elles viennent toutes belles, éblouissantes. C’est une occasion de les voir, et pourquoi pas repérer sa future dulcinée », souligne Moussa, avec un air moqueur. La délimitation des espaces propres aux sociétés comme la nôtre est visible à vue d’œil. Femmes et hommes sont constamment séparés par une morale rigide, dont les contrevenants se corrigent par le sang. L’improvisation du lieu de rencontre est de mise. Ils sont obligés de suivre l’ordre établi et l’enfreindre par moments, mais sans froisser les sensibilités. Filles accompagnées de leurs mères, garçons adossés au mur d’en face, tout un langage visuel s‘entend entre deux sourires échangés. Des rendez-vous se fixent, des rencontres sont prévues, la sainteté du lieu bénira peut-être ces amours naissants. A la fin de la visite, le neveu du Cix nous invite à un couscous offert pour l’occasion. Il est préparé par les citoyens venus nombreux se recueillir sur le tombeau d’un éclaireur qui, jadis, était l’érudit dont toute une société n’attendait que du bien.

Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=50762&ed=MTcxMw==

Par : Mohamed Mouloudj

Modern Talking You're My Heart You're My Soul '98.

19/01/2008 06:30 par kabylie

I could remember my school days...80's still the best.
Arezki.

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About This Video Modern Talking You're My Heart You're My Soul '... (more)
Added: June 12, 2006
Modern Talking You're My Heart You're My Soul '98.

From: SpiritedWolf

This is the techno remixed vocal version of the song . The original was one of the most popular european songs back in the 80s. (less)


http://www.youtube.com/watch?v=vDB3BGquV9M


JSK 1 - USMAn 0 : Une victoire difficile, mais tellement Bône !

19/01/2008 05:29 par kabylie

  • JSK 1 - USMAn 0 : Une victoire difficile, mais tellement Bône !

    JSK 1 - USMAn 0 : Une victoire difficile, mais tellement Bône !

    19/01/2008 05:29 par kabylie

Stade du 1er-Novembre (Tizi Ouzou)
Affluence : nombreuse
Arbitres  : Abdallah, Hassouna, Hedia    
Avertissements : Oussalah (45’), Derrag (53’), Herkat (73’); Mezaïr (14’), Fadiga (41’), Hamadou (45’, 55’), Messaoud (70’)(USMAn)
Expulsion : Hamadou (55’), Zidane (90’+8)(USMAn)
But : Hemani (90’+ 2, SP) (JSK)

JSK
Chaouchi, Douicher (Derrag 46’), Meftah, Oussalah, Demba, Herkat, Abdeslam, Dehouche, Berramla, Athmani (Hemani 65’), Bensaïd (Saïbi 82’)
Entraîneur : Saïb

USMAn
Mezaïr, Zazou, Bouacida, Dellalou, Fadiga (Ouamrani 68’), Messaoud, Hamadou, Bouguerra (Fenier 78’), Swanga (Zidane 88’), Ouasti, Sbihi
Entraîneur : Amrani

Comme il fallait s’y attendre, face à une équipe bien regroupée dans sa moitié du terrain, la JSK a eu du mal à manœuvrer et il lui aura fallu un penalty dans le temps additionnel pour qu’elle remporte une précieuse victoire qui lui permet de consolider sa place de leader. En début de match, la formation kabyle s’est même fait des frayeurs à la 9’ suite à une mésentente entre Chaouchi et Demba, celui-ci a failli marquer contre son camp. Ce n’est qu’à la 20’ que les Kabyles porteront le danger dans le camp adverse sur un coup franc de Berramla, Mezaïr rate sa sortie avant de se rattraper en détournant la balle des bouts des doigts. Deux minutes plus tard, Oussalah tente sa chance de loin, Mezaïr se couche pour repousser la balle avant qu’un défenseur ne dégage le cuir à l’emporte-pièce. Les Annabis répliqueront immédiatement et Messaoud profite du fait que Herkat joue mal le hors-jeu pour se présenter seul devant Chaouchi. Tout comme il y quatre jours face à Boussefiane, le gardien de but kabyle sauve son équipe d’un but tout fait. En seconde mi-temps, la domination des Kabyles s’est accentuée, mais la chance n’était pas au rendez-vous. A la 52’, sur un centre de Meftah, Bensaïd reprend la balle d’une tête plongeante, Mezaïr bien placé se saisit du cuir. Quelques minutes plus tard, Hemani tente une frappe de loin qui passe à quelques centimètres des buts alors que Mezaïr était battu. A la 62’, Demba décale Derrag qui frappe mais sa balle ricoche sur le montant gauche. Dix minutes plus tard, cette fois-ci, c’est une tête de Bensaïd qui trouve le montant droit de Mezaïr. A quelques minutes de la fin de la rencontre, Oussalah, à son tour, décoche une frappe puissante de loin. Au moment où la balle prenait le chemin des filets, un défenseur met le pied pour dévier la balle en corner. Le temps s’écoulait et les Kabyles commençaient à perdre espoir surtout lorsque le 4e arbitre leva le panneau pour indiquer quatre minutes de temps additionnel. La défense annabie, jusque-là irréprochable, vient de commettre l’irréparable. Bouacida repousse la balle de la main dans sa surface de réparation. Sans hésiter une seconde, l’arbitre désigne le point de tir de réparation. Après un bon moment d’arrêt suite aux contestations des Annabis, Hemani s’élance et tire, le ballon ricoche sur le montant et secoue les filets, scellant la victoire de la JSK..  
 A. A. A.

L’USMAn se présente 2 heures avant le coup d’envoi
Les Annabis se sont rendus au stade du 1er-Novembre deux heures avant le coup d’envoi de la rencontre, soit à 13h. Les Kabyles, eux, ont fait leur apparition une heure plus tard.

Mezaïr et Zazou hués
Deux joueurs de l’USMAn ont été pris à partie par le public kabyle. Il s’agit du gardien Mezaïr et du défenseur Zazou qui ont entendu des vertes et des pas mûres durant toute la partie.

Hannachi s’accroche avec un officier de police
La nouvelle recrue de la JSK, Brahim Ziane, a été empêchée d’accéder à la main courante par les forces de l’ordre. Informé, Hannachi a délégué l’avocat du club, Berkaïne, pour régler le problème. Même en présentant sa carte de dirigeant et la licence du joueur, l’un des officiers de la police a opposé un niet catégorique. Le premier responsable du club kabyle est intervenu en personne pour faire rentrer son joueur, non sans s’accrocher violemment avec l’homme en uniforme.

Le geste de Abdeslam
Un jeune supporter a enjambé le grillage pour voir de près ses favoris. Mais avant d’arriver à ses fins, il a été intercepté par les forces de l’ordre. Voyant la scène, Cherif Abdeslam a traversé tout le terrain pour «le libérer» et lui permettre de remonter tranquillement à la tribune. Un geste qui lui a valu les applaudissements du public.

Khedis et Seridi présents
Mohamed Khedis s’est déplacé hier au stade du 1er- Novembre pour assister à la rencontre JSK-USMA, mais surtout pour voir éventuellement son rejeton. Malheureusement pour lui, Sid-Ahmed est resté sur le banc de touche. Mohamed Khedis a été accompagné par l’ex- international de l’ES Guelma, Mustapha Seridi.
 
Saïb donne l’accolade à Zazou
La rencontre JSK-USMAn était l’occasion pour le latéral annabi Zazou de revoir son ancien entraîneur à la JSK, Moussa Saïb. Les deux hommes se sont donné l’accolade avant l’entame du match.

Khedis parmi les 18
Le défenseur central, Sid-Ahmed Khedis a été retenu parmi les 18 joueurs qui ont affronté hier l’USM Annaba. Il n’a pas été toutefois aligné. L’ex-Nahdiste n’a pas été convoqué pour le match face à l’USM Alger.

Les supporters  du MCA présents !
Une poignée de supporters du MCA ont fait le déplacement au stade du 1er-Novembre pour assister à la rencontre JSK-USMAn, au moment où les Mouloudéens donnaient la réplique à l’ASO à Chlef. Pour ce groupe qui a fait le déplacement d’Alger, la JSK est leur seconde équipe surtout que le MCA est mal en point.

Les Kabyles changent de banc
Les Kabyles ont été obligés de changer de banc de touche hier. Occupés par les visiteurs, les remplaçants de la JSK ont dû céder leur banc habituel et ont pris place sur celui qui est généralement réservé pour les équipes visiteuses. Pour rappel, les Usmistes ont fait de même lundi passé, mais ces derniers ont été priés de changer le banc.

Ziane s’est entraîné  avec les convoqués
Les joueurs retenus pour le match d’hier se sont entraînés jeudi matin. Brahim Ziane, non concerné par le match, a participé à ladite séance.
 
Djabelkheïr et Frioua boudent
Afin de combler une éventuelle défection le jour du match, Amrani a décidé de retenir deux autres joueurs, Djabelkheïr et Frioua. Ne voulant pas tenir le rôle de «roue de secours», ils ont carrément refusé de faire le déplacement. Un geste qui n’a pas plu à leur entraîneur qui a transmis son rapport à l’administration pour prendre les mesures nécessaires.

Hamouda sacrifié
Nabil Hamouda n’a pas été retenu pour cette rencontre face à l’USMAn, alors qu’il était sur le banc lundi passé lors du match JSK-USMA. Il a cédé sa place à Sid-Ahmed Khedis.

Mazari, deuxième gardien
Contrairement à la première rencontre de la phase retour, c’est Nabil Mazari qui a été choisi pour seconder Fouzi Chaouchi.

Hamadou bien accueilli
Yacine Hamadou semble connaître tout le monde à la JSK. En effet, avant le début de la rencontre, l’ex-Mouloudéen a embrassé tous les joueurs de la JSK ainsi que le staff technique.

L’attaque rénovée
L’entraîneur de la JSK a opté pour un nouveau trio d’attaque pour ce match face à l’USMAn. Hemani, Amaouche et Derrag, alignés d’entrée lundi passé face à l’USMA, ont cédé leur place à Athmani, Bensaïd et Oussalah. Ce dernier a seulement changé de poste puisqu’il a joué en tant qu’arrière gauche contre les Rouge et Noir.

Mezaïr et Zidane  agressent l’arbitre
Déçus par l’issue du match, mais surtout par la décision de l’arbitre d’accorder un penalty aux Kabyles aux ultimes moments, les deux joueurs de la l’USMAn, Mezaïr et Zidane, n’ont trouvé mieux que d’agresser M. Abdallah, le directeur de jeu. D’ailleurs, cela a  valu a  Zidane son expulsion..

Les annabis saccagent le vestiaire
Dans un mouvement de colère, les annabis n’ont pas trouvé mieux a faire que de s’en prendre au vestiaire en cassant les miroirs qui s’y trouvent. 

Bouacida l’exemple
S’il y a bien un jouer a saluer côté annabi, c’est bien Kamel Bouacida. En plus de faire de faire-play sur le terrain, ce dernier n’a pas cessé d’exhorter ses coéquipiers au calme après le match. Il fera mieux en allant voir des responsables du stade pour s’excuser des dégâts occasionnés par ses coéquipiers à l’intérieur du vestiaire.

Par : LE BUTEUR  

D1 : La JS Kabylie donne le ton...

15/01/2008 05:05 par kabylie

  • D1 : La JS Kabylie donne le ton...

    D1 : La JS Kabylie donne le ton...

    15/01/2008 05:05 par kabylie

Le championnat est reparti à fière allure lundi après-midi.

Le choc entre la JS Kabylie et l’USM Alger a vu le leader s’imposer à domicile (1-0) grâce à un but de Yacine Amaouche en seconde période

Seule l’Entente de Sétif continue à suivre le rythme infernal imposé par la JSK.

> \ Video Les matchs de la journée

                           USM Alger 0-1JS Kabylie
Plus que le score, c'est l'image du football qui en ressort gagnant.

Les deux équipes ont été appliquées dans leur rôle du jour, la JSK déterminée à convaincre ses supporters de sa supériorité cette saison devra remercier l’opportuniste Amaouche qui a marqué l’unique but du match à la 53e minute, suite à un ballon relâché par Chouih. Quant à l’USMA, très défensive, elle s’en tire pas mal grâce à la tactique protectrice de Fergani qui a failli marcher.

Jusqu’à son remplacement par Athmani à la 58e, Derrag aura fait lever plus d’une fois les travées du stade du 1er Novembre qui n’a pas arrêté de soutenir les siens. Les Canaris ont pris le match en mains dès l’entame, à l’image d’un Amaouche très studieux et d’un Demba qui a fait un travail impeccable en défense et est venu placer sa tête à trois reprises sur corners.

Ammar Amour a démontré qu’il était un joueur important du championnat, par ses passes, ses centres et sa vision du jeu, Boussoufiane aurait pu égaliser à la 83e suite à une passe lumineuse d’un Achiou qui aura traversé tout le terrain, son tir a été bloqué par un Chaouchi qui n’a pas été grandement inquiété dans cette partie.

Dans un match à l’esprit bon enfant, c’est la tactique de Saïb qui aura pris le dessus sur celle de Fergani, son ancien mentor. C’est la fête à Tizi-Ouzou, la JSK écarte l’USMA à 8 points de la place de leader mais pas dans la course au titre car nous sommes qu’à 14 journées de la fin. Des matchs comme ça, on en redemande ! 

par : Nabil A-O

Quelques minutes après la rencontre, un des artisans de la victoire de la JSK et auteur de l’unique but de la rencontre, Yacine Amaouche, livre ses impressions à chaud : « Je crois que la JSK mérite amplement sa victoire car elle a dominé toute la partie. Nous étions hyper motivés pour ce match là, nous l'avons préparé pendant notre stage à Alger et le coach a su nous motiver au cours de la semaine. On a évité de jouer le match à l’avance. Nous étions concentrés car  conscients de ce qui nous attendait. L’USMA est un adversaire de gros calibre, on a fait plaisir a nos supporters mais le plus gros reste a faire. Quant à moi je suis satisfait de ma prestation et comme promis j’ai réédité le coup de 2002. »

Recueillis par Ouali Kardache
DZfoot.com

Chants du monde .

12/01/2008 06:26 par kabylie

  • Chants du monde  .

    Chants du monde .

    12/01/2008 06:26 par kabylie

IL MEURT LENTEMENT CELUI QUI....

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd'hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d'être heureux!

Pablo Neruda "Prix Nobel de Littérature 1971"

Source : http://www.blog.ma/ikan/Chants-du-monde_r5.html

JSK, la legende...

12/01/2008 06:07 par kabylie

  • JSK, la legende...

    JSK, la legende...

    12/01/2008 06:07 par kabylie

La J.S.K est officiellement né en 1946, mais en réalité elle est né en 1933, durant l’époque coloniale, la J.S.K dût végéter comme tous les clubs algériens de l’époque...

Dans les années cinquante, l’Olympique de Tizi-Ouzou (un club colonial )occupait le devant de la scène grâce à ses ressources financières et ses nombreux privilège administratifs en temps que club colon. Comme tous les clubs algériens, la J.S.K cessa toute activité pendant la guerre d’Indépendance (1954-1962) et ne ressuscita qu’en 1962 à la fin de la guerre dans le premier critérium organisé en 1963. La J.S.K occupa longtemps la place de leader de son groupe avant de se faire coiffé lors de la dernière journée par le M.C.A .

Ensuite, malgré Terzi, Zeghdoud, Khalfi, Haouchine, la J.S.K végéta pendant plusieurs saisons en Division d’Honneur avec le W.A.Boufarik, U.S.M.Maison Carré, l’O.M.Ruisseau...

La J.S.K accéda en National I lors de la saison 67/1968, sous la houlette d’un entraîneur de renom : le regretté Ali Benfadah, un ancien joueur de la grande équipe F.L.N. Sur sa lancée, elle fit un bref passage en National II, puisqu’elle accéda en National I en 68/1969, sous la direction du Français Jean Lemaître (69/1970), puis du regretté Abdelaziz Ben Tifour (70/71) remplacé après son décès accidentel par Abderahamane Boubekeur, c’est à ce moment là que la J.S.K devint le porte drapeau et le symbole de toute une région, d’ailleurs l’équipe joue en jaune et vert qui sont les couleurs de l’Amazighité. En 1973, l’équipe de Tizi-Ouzou ( la ville des Genêts), obtenait son premier titre de champion, c’était le début d’une suprématie totale, en quelques années, la J.S.K s’imposait comme leader du foot algérien. Pour ses milliers de fans, il est le représentant d’une revendication identitaire, longtemps étouffée, des idées fortement exprimées à domicile, mais aussi le 19 juin 1977, à Alger, à l’occasion de la final de la coupe d’Algérie, gagnée 2-1 contre le N.A.Hussein Day, ce jour là et pour la première fois loin de stade, les supporters KABYLES bravent l’interdit en clamant haut et fort leur Amazighité devant tous les dignitaires du régime, suite à cela le pouvoir décida de révisé le nom du club en Jeunesse Sportive Kawkabi (1977-1978) puis ensuite en Jeunesse Électronique de Tizi-Ouzou (J.E.T, 1978-1990). Se remémorant cette époque, un ancien joueur kabyle confiait : "En 1977, à l’occasion de la célébration de notre doublé, après avoir rencontré la crème de la Kabylie, chanteurs, sportifs, hommes de lettres et de culture, nous avons compris que nous étions investis d’une mission : celle de représenter dignement cette région ."

L’éclosion du "Printemps Berbère" en avril 1980 et du "Printemps Noir" en avril 2001, avec leurs cortèges de revendications politique, culturelles, indentitaire et linguistique, on donna une autre dimension à la J.S.K. et les sphères du football, mais aussi celle du pouvoir, s’accommodèrent très mal de la réussite de ce club, à chaque déplacement, les joueurs, dirigeants et supporters faisaient l’objet d’insultes ( on les traitaient de : paysans des montagnes ) et de menaces, accusés à travers la J.S.K., de chercher à diviser le pays. Aujourd’hui l’hostilité envers ce club pas comme les autres s’est atténuée, à défaut d’avoir totalement disparut.

(JPG)

Toute fois le foot Kabyle ne se résume pas seulement à la J.S.K., il peut aussi compter sur la J.S.M.Béjaïa et beaucoup d’autres dans les divisions inférieurs. Historiquement le 1er club Kabyle à voir le jour est la Société Sportive de Sidi-Aïch (S.S.S.A) en 1921, deux ans plus tard c’est la Rachidia, le 1er club de Bgayet (Béjaïa) ancêtre de l’actuelle Jeunesse Sportive Musulmane de Bgayet.

         Source : http://www.tamurth.net/article.php3 ?id_article=556

Yennayer ou le souverain des mois.

12/01/2008 04:14 par kabylie

  • Yennayer ou le souverain des mois.

    Yennayer ou le souverain des mois.

    12/01/2008 04:14 par kabylie

"Avertissement : je ne parlerai pas ici de « considérations extérieures que d’aucuns spécialistes ont développées ici et là à propos de yennayer en partant d’un certain dieu Janus ». Je ne parle ici que de simples choses et faits : « Yennayer de la mère kabyle » en révélant « le visage interne de Yennayer » (udem n Yennayer ) tel que les mères et les grand-mères kabyles se le représentaient et le fêtaient autrefois. Ce fut l’une des manifestations les plus importantes de la cité kabyle." Youcef Allioui

Yennayer est un mois composé qui signifie « premier mois » (yen/ayer). Le premier jour de yennayer correspond aussi aux « premières portes de l’année » (tiggura timenza useggwas), par opposition aux « portes de l’année de l’automne » (tiggura useggwas iweooiben). Yennayer le dit bien aux autres mois qu’il surprit en pleines médisances à son sujet : - « C’est moi qui ouvre les portes de l’année « (d nekk i-gpellin tiggura useggwas). Le dicton dit : « Le roi des mois, c’est yennayer » (agellid n wagguren d yennayer). « Un jour Yennayer surprit les autres mois en train de dire du mal de lui : « Janvier le bruyant poussiéreux, c’est depuis toujours qu’il est comme ça ! » (yennayer à bu-lêrka, ansi yekka ttebâit takka si zzman n jeddi-s akka !) Il leur rétorqua : « Si je la laisse tomber, la relève qui veut ! Si je la relève, la rabaisse qui veut ! » (ma sres$-as wa’b$a yrefd-ip ! ma refde$-p wa’b$a ysers-ip ! ».

On connaît le mythe de la vieille aux moult versions qui, voyant Yennayer s’en aller au bout de son trentième jour, osa le défier en lui disant qu’il était fort seulement en paroles ! « Oncle Yennayer, quelle insignifiance tu traînes derrière toi ! Tu es parti sans avoir rien accompli ! » (Gezggeî a Eemmi Yennayer ! Tôuêev ur texdimev kra !) Mal lui en prit à la vieille, Yennayer la tua elle et sa chèvre dans la journée qu’il avait empruntée à février (Fuôar). Dès qu’il entendit les moqueries de la vieille, il s’en alla voir Fuôar et lui dit : « Je t’en prie oncle Fuôar, prête-moi une seule journée qui restera dans les mémoires : je rendrai gorge à la vieille insolente ! » (Pxil-ek a Eemmi Fuôar, ôevl-iyi yiwen si wussan n nnbaô ; a d-rre$ ppaô di tem$art m-lemôaô !)

Depuis, la dernière journée de Yennayer s’appelle « l’emprunt » (ameôvil). La mythologie nous a également gratifié de « poèmes de yennayer » (isefra n yennayer) et de « chants de Yennayer » (ccna n Yennayer). C’est dire toute l’importance que ce mois de Yennayer revêt aux yeux des Kabyles.

Il est d’usage que nous commencions par le commencement, c’est-à-dire par la fête du « premier de yennayer » (amenzu n yennayer), du 12 au 14 janvier du calendrier grégorien selon les années. Selon les anciens, cette date pouvait varier d’un district à un autre de la Kabylie (Tamawaya), voire d’une région à une autre de la Berbérie (Tamazgha).

Cette fête est appelée la « fête de fin d’année » (tame*ôa n yixf useggwas). A l’origine, la fête durait 7 jours. La première journée était chômée. Quiconque enfreignait l’interdit risquait la stérilité. L’immolation du mouton ou du bélier était un sacrifice rituel offert la Terre - mère nourricière - pour obtenir d’elle une année agricole féconde, fertile, tranquille et prospère. Le dicton dit « Yennayer fait la bonne récolte » (Yennayer d ûûaba). Sentiment profond car, selon mon grand-père, l’année agricole - marquée par un calendrier rigoureux - possède un cycle biologique semblable à celui de l’Arbre, de l’Animal, de l’Oiseau et de l’Homme.

Yennayer était l’une des plus grandes fêtes berbères. Ce premier jour de l’an berbère correspond à ce qui est appelé dans le calendrier berbère solaire le « premier jour des froids blancs » (yiwen g-semmaven imellalen). Ce jour-là correspond également, à peu de choses près, à ce qui est permis d’appeler le « jour de la femme » ou, plus exactement, « le jour de l’Assemblée des femmes » (Ass n Wegraw n tlawin). Une journée bien lointaine où les femmes fêtaient les grands froids de janvier. Nous avons vu que la mythologie kabyle attribue bon nombre de défauts, voire de tares et de catastrophes à notre vieille grand-mère. On lui doit notamment l’immobilité et le mutisme des choses de ce monde. Mais, on lui doit donc aussi le courroux de Yennayer, dont nous sommes en train de parler et dont les femmes kabyles fêtent si bien encore la venue . Mais il est très rare que les petits enfants kabyles, qui ont connu leur grand-mère, trouvent celle-ci mauvaise et acariâtre. On ne peut pas dire d’une vieille femme kabyle qui, pendant les longues soirées d’hiver, captive par sa parole une nombreuse assistance qu’elle n’est pas écoutée ou « qu’elle n’est pas valorisée par sa sagesse », comme d’aucuns l’ont écrit ici et là. Le dicton est clair : « Une maison sans vieille est pareille à une figuerie sans caprifiguier, sans figuier mâle » (axxam mebla tam*aôt am urti mebla tadekkwaôt). Yennayer avait dit aux Anciens Kabyles : « De mon début jusqu’à ma fin, je vous ferai voir de toutes les couleurs, mais, comme vous êtes parmi les peuples premiers, je vous apporterai bonheur et bonnes récoltes ! » (seg-semmaven a l*ezla a-wen seôwu$ imeô$an ; d-acu kan, mi tellan seg’Mezwura, awen-d awi$ lahcaca, a-wen-d rnu$ l$ella !).

Selon ma grand-mère Ferroudja, ce fut une jeune fille sagace qui avait promis d’offrir à Yennayer des crêpes dès le matin de son premier jour et un bon souper pour le soir s’il se montrait plus conciliant avec les pauvres montagnards ! Yennayer lui répondit : « J’accepte avec une offrande choisie, les ustensiles pleins de nourritures, les crêpes et le couscous sans oublier la part de l’absent » (pmadi* s-usfel meqqwren, p-paççaôt l_leêwal, p-pe$ôifin d seksu, d umudd g_gwin inagen).

Depuis, on immole une bête comme offrande dont la viande garnit le couscous du souper de yennayer (imensi n yennayer). On prépare les crêpes (ti$rifin) et beaucoup d’autres gâteaux pour le petit déjeuner. Au retour de la fontaine, les femmes déposaient dans la cour de l’Assemblée les gâteaux qu’elles avaient préparés la veille et le matin. Quant au repas du midi, il est composé de gros couscous (berkukes) dont les graines se gonflent au contact du bouillon comme l’on voudrait que le grain enfoui dans la terre - semé - germe et procure une bonne récolte (ûûaba). Les ustensiles devaient être pleins de victuailles : rite d’abondance. Et comme l’exige Yennayer, on mettait un couvert pour chaque membre de la famille absent. On évite les produits épicés et amers et on prépare des mets sucrés comme les crêpes.

Juste avant le souper, le repas qu’ils n’avaient pas pris, était mis à la disposition des pauvres : un plat était porté à l’assemblée. On ira le reprendre tard dans la nuit. Les absents sont aussi souvent des absentes : les filles mariées auxquelles on met toujours de côté la part de viande, de gâteaux et de friandises qui leur reviennent. Tout le monde devait manger à satiété, y compris les vagabonds de passage qui étaient toujours traités avec beaucoup d’égard, mais surtout ce jour-là. Le soir, juste avant le souper, la mère donnait à ses enfants des graines de céréales qu’ils devaient tenir dans la main le temps d’une prière sur la genèse selon la mythologie kabyle : « Il y eut un jour dans l’univers, le Souverain Suprême transforma les ténèbres en lumière ; il sema les étoiles dans le ciel ; Il enleva tout ce qui était néfaste et lava la boue à grand eau !... » (Yella yiwen wass di ddunnit yekker Ugellid Ameqqwran ; îlam yerra-t p-pisrit, deg’genwan izreƒÕ itran ; yekkes kra yella dirit, alluv yurad s waman. Aluv yurad s waman a Bab Igenwan !...) Chacun doit veiller à soigner sa conduite : s’abstenir de prononcer des mots qui fâchent et d’avoir de mauvaises pensées qui offenseraient le Génie-Gardien de la maison. Chacun doit demander pardon à chacun. Comme la fête de Yennayer durait 7 jours, on attendait la journée où la neige « liait » la fédération kabyle (Tamawya) : quand les montagnes des At Wadda (Archs du Djudjura occidental) et des At Oufella (Archs du Djurdjura oriental, vallée de la Soummam, les montagnes des Portes, des Babors et du Guergour) étaient liées par la neige : on sacrifiait le mouton.

La fête de la rencontre des neiges ou le sacrifice de Yennayer

Dans la vallée de la Soummam avait lieu dans les mois de décembre et Yennayer la fête dite « de la rencontre des neiges » (tamyagert g_gwedfel). Quand la neige de l’Akfadou et du Djurdjura rencontre celle de l’Achtoub et de Takintoucht - montagnes des Babors non loin de Tizi Wouchène -, on sacrifie un mouton. Comme l’avait dit Yennayer, la neige est un signe annonciateur d’une très grande et bonne récolte (ûûaba d l*ella). Nous disons alors « elle l’a réunie » (tsemyagr-ip) : c’est-à-dire que la neige a réuni les deux côtés de la Kabylie « sous son burnous blanc ». Autrefois, pendant Yennayer, les Kabyles allumaient de grands feux de joie pour signifier leur bonheur les uns aux autres. La mère kabyle parcourait avec une lampe tous les coins de la maison pour souhaiter le bonheur à tous les membres de la famille y compris les oiseaux et les animaux domestiques . Il était d’usage qu’elle commence par les parents. Elle tendait la lampe dans la direction de chaque Etre en formulant des souhaits de joie : « Soyez heureux mon père et ma mère ! Soyez heureux mon mari ! Soyez heureux mes enfants ! Soyez heureux anges gardiens de la maison ! Soyez heureux bœufs ! etc. (Ferêewt a baba d yemma ! Ferê ay argaz-iw ! Ferêewt a yarraw-iw ! Ferêewt a y iƒÕessasen g-wexxam ! Ferêewt ay izgaren !) Les enfants se roulaient nus dans la neige pour devenir fort et ne pas craindre le froid ! Ils croquaient l’eau de la neige de Yennayer ! Ils faisaient des batailles rangées à coups de boules de neige. Les grands roulaient un amas de neige jusqu’à ce qu’il devienne aussi grand qu’un grand rocher ; alors ils en faisaientt souvent non pas un grand bonhomme de neige ; lequel, en kabyle, s’appelle « l’ânesse » (ta$yult). Ils installaient « l’ânesse » en bas des villages, sur le plateau réservé au jeu (agwni) avant de la décorer pour l’offrir aussi belle que possible à Yennayer.

Dans toutes les cours intérieures des maisons, les plus petits construisaient des bonhommes de neige à leur taille ((ta$yult tamecîuêt). Un jeu consistait aussi à fabriquer une presse à huile dans la neige. Il y avait des périodes où la neige tombait plusieurs jours de suite. Quand, le matin, les gens ouvraient leurs portes, ils tombaient souvent nez à nez avec un mur blanc de neige du sol au toit de la maison. La couche de neige atteignait parfois plusieurs mètres de hauteur. Les hommes du village devaient sortir et, armés de pelles, ils dégageaient les ruelles du village. C’était une entraide collective obligatoire qui consistait à chasser la neige. Elle porte le nom de « cassure de neige » (taruéi usalu ). Asalu est la couche de neige qui ne permet pas aux pieds d’atteindre la terre ferme. Dans une comptine fort ancienne, les enfants chantaient Yennayer qui provoquait Asalu :

Les portes de l’année sont ouvertes Nous les voyons de l’Akfadou Yennayer prend garde que les mottes de neige ne deviennent de l’eau Garde-les biens pour qu’elles s’amoncellent bien haut Nous, nous sommes en train de « casser l’asalu » !

Tiggura igenwan llint Nwala-tent seg’wkeffadu Yennayer êader ak fsint Eass fell-asen ad alint Nekwni nepôué asalu !


A chaque chute de neige, une fois les ruelles dégagées, les enfants parcouraient le village en chantant : « Dieu, donne des flocons de neige, nous mangerons et resterons à ne rien faire, nous donnerons de la paille aux boeufs ! » (A Öebbi fk-ed ameççim, a-neçç a-neqqim, a-nefk i yezgaren alim !). Comme la neige ne leur suffisait pas, ils allaient jusqu’à la rivière qui gelait. Là ils faisaient du « patin sur glace » et de l’escalade le long des conduits des moulins à eau pour cueillir les figurines qui se formaient dans la glace. Ce sont des jours qu’il est difficile d’oublier. Le Djurdjura et l’Akfadou ainsi que l’Achtoub et les autres montagnes kabyles (Tiggura, Ababur, Aguergour) revêtaient leur manteau blanc. Quand Les mères kabyles voulaient chauffer de l’eau, elles remplissaient de neige propre un ustensile avant de le mettre sur le feu.

Les anciens appelaient la neige « la salive du Maître des Cieux » (imetman n Bab Igenwan). Dans notre mythologie, le Souverain Suprême a créé la neige pour permettre au monde de se régénérer, d’avoir une longue vie. L’eau de la neige en s’infiltrant dans la terre « régénère les tissus, les os de celle-ci ». Le jour où il ne neigera plus, où il n’y aura plus de neige, la terre sèchera comme un vieillard. Ses os craqueront et elle mourra. Quand la neige tombe, c’est le Maître des Cieux qui souffle d’un air frais sur la terre ».

Enfin, le soir du souper, les femmes parlaient avec verve et émotion de leur journée. Toutes les portes restaient grandes ouvertes, car ce jour-là était aussi le jour du carnaval, appelé « le vieux sage au tesson » (am$ar uceqquf ). Les gens restaient dehors afin d’accueillir les enfants qui, masqués, parcouraient le village en chantant le premier jour de l’année.

Ô premier jour de l’année, ô portes des cieux ! La neige arrive à la taille, mais elle deviendra de l’eau Ô maison, ô Génie Gardien, nous nous souvenons de ce jour Les ventres sont pleins et les têtes sont joyeuses...

Ay ixf useggwas p-piggura igenwan Adfel ar wammas, ad yefsi d aman Ay axxam d u*essas, necfa f yiwen wass I*ebbav ôwan, iqqweôôay zhan...


Chaque maîtresse de maison leur remettait des oeufs et des gâteaux, en disant ou en chantant : La fin de l’année, c’est le premier jour de l’année Nous nous en souviendrons, nous mangerons de la viande Nous oublierons la farine de gland !
Ixf useggwas, d-amenzu useggwas A-necfu fell-as, a-neôwu aksum ; a-neppu amalas !

Les enfants parcouraient les ruelles du village, derrière l’un d’eux qui personnifiait ce personnage mythique qu’était « le vieux sage au tesson » qui avait juré fidélité à « mère Yennayer » (yemma Yennayer). L’on raconte que le sage appelé « celui qui dit la vérité » (admu t-tidep) habitait une cité où les femmes étaient brimées et où des manquements à la liberté étaient manifeste au vu et au su de l’Assemblée (Agraw). Comme ceux qui tenaient le pouvoir ne voulait pas revenir à un fonctionnement plus juste de leur Assemblée, « Celui qui dit la vérité » finit par leur dire : « Par le serment des gens qui n’ont pas peur de dire la vérité, que je ne resterai plus jamais dans la cité des dictateurs ! » (Aêeqq kra di-wansen, a taddart iwersusen, ur qqime$ ger-asen !) Il quitta sa cité et s’en alla habiter dans un refuge isolé. Il ne prit avec lui qu’un tesson plein de braises pour se chauffer... Depuis, les Kabyles lui rendent hommage à travers un carnaval qui porte son nom « le vieux au tesson » (am$ar uceqquf). A la tombée de la nuit, les enfants grimés et masqués parcouraient les ruelles de la cité. Les gens étaient tenus de laisser leurs portes ouvertes. Les gens devaient se tenir devant leur maison pour accueillir le groupe d’enfants qui devaient lâcher leur sentence-vérité (awal t-tidep) concernant chaque maison. Les mots étaient parfois très crus (c’est pour cela que les enfants étaient masqués : c’était la voix du vieux au tesson qui s’exprimait. Il s’agissait de rétablir la vérité pour laquelle le « vieux au tesson » - appelé aussi « la sentinelle de la vérité » (aweqqaf t-tidep), avait préféré vivre dans l’isolement et la solitude jusqu’à sa mort.

Exemple de sentence (izli) devant les gens où la maison dont la maîtresse était connue pour sa mauvaise conduite et son mauvais caractère.
Un enfant masqué s’avance et dit :
« Voici les paroles du sage au tesson : « Ô Waâli ! Ô Waâli ! Sache que ta femme est bien vilaine ! Elle n’a aucun charme, elle ne dit jamais la vérité ! Elle est avare et sèche comme un vieil oignon ! Elle tient des propos sur d’autres qui sont bien mieux qu’elle ! En vérité, il faut que tu saches qu’elle ressemble au cul du singe ! » ( A-ta wawal n wem$ar uceqquf :A dda Waâli ! A dda Waâli ! Tameîîut-ik d m-xenfuî ! Ur tesai sser, ur tessi tidep ! P-tamecêaêt teqqur am tebselt ! Thedder yal lehdur af widan i-pyifen ! Ma yella teb$iv tidep, tecba taqerqurt ibekki !) Pour se faire pardonner, la maîtresse de maison devait jouer le jeu et offrait des friandises et des oeufs ! Le maître de la maison leur donnait une pièce. Quand ils terminaient la tournée du village, ils se donnaient rendez-vous dans la cours de l’assemblée. Là, l’un d’eux qui occupait les fonctions de chef (amnay) - cela pouvait être un adulte qui faisait partie du carnaval -partageait entre eux le « butin » fait d’oeufs durs, de gâteaux, de friandises et... de quelques pièces d’argent.

Le rituel du carnaval obéissait aussi à une autre Vérité absolue, appelée « le dû de la vie » (azal n tudert) - qui est le principe du vieillissement qui frappe les Hommes et toutes les choses qui l’entourent et qui sont vivantes sur terre. Dès leur plus jeune âge, il faut que les enfants prennent conscience qu’eux aussi vieilliront. De ce fait découle deux règles. La première est expliquée par le dicton : « C’est la jeunesse qui travaille pour la vieillesse » (p-peméi i-gxeddmen af tem$weô). On apprend aux enfants à préparer leurs vieux jours en travaillant, sous peine de se voir réduits à quémander comme le font les vieux qui n’avaient pas assez amassé de biens pour protéger leurs vieux jours. La seconde est le corollaire de toute éducation kabyle : le respect des personnes âgées et ce quelle que soit leur condition : « qu’elles soient à leur printemps ou à leur hiver » (£as llan di tefsut, xas llan di tegrest).

On voit donc que Yennayer est une fête « déterministe » qui engage les enfants Kabyles et leurs parents à donner le meilleur d’eux-mêmes.

A la fin Yennayer, les enfants étaient envoyés par leur mère chanter par trois fois à l’oreille droite des boeufs de la maison en tapant dans une casserole : « Janvier s’en est allé ô boeuf ! » (Yennayer iffe$ ay azger !). Voici un extrait d’une chanson dédié à Yennayer par les femmes kabyles pour se concilier les bonnes grâces du « souverain des mois ».

LA CHANSON DE YENNAYER

Ô YENNAYER ! ô YENNAYER ! Tu es le maître des champs de blé Ô YENNAYER, ô YENNAYER ! C’est à cause de toi que nous nous bousculons !

Ô YENNAYER, ô YENNAYER ! Mon frère, laisse place à Février Ô YENNAYER, ô YENNAYER ! Ne sois pas dur avec les vieux.

Ô YENNAYER aux bonnes récoltes Tes eaux sont si froides Le pays de mes ancêtres A de tout temps aimé les braves.

Ô YENNAYER comme tu es beau Toi dont le nom est si réputé Les enfants et les femmes t’aiment La montagne te voit comme porteur de bonheur !

Ô YENNAYER ! Ô YENNAYER ! Tu es le meilleur des mois Ô YENNAYER ! Ô YENNAYER ! Sois clément et épargne les exilés.

Toi YENNAYER, paix et lumière Le pays s’appuie sur les traditions Celui qui cherche finit par trouver Là où il y va, Dieu s’y trouve aussi ! CCNA N YENNAYER A Yennayer ! a Yennayer ! Keççini d bab g-iger A Yennayer, a Yennayer Fell-ak i neôwa amdegger.

A Yennayer, a Yennayer Eoo amkan a gma i Fuôaô A Yennayer, a yennayer Taggwadev Öebbi g-gwem$aô

A Yennayer bu ssaba Aman-ik d-isemmaven Tamurt n jeddi d baba I-P ireffden d-irgazen

A Yennayer bu tecrurin A-win mi yezdi yissem Hemmlen-k warrac p-plawin Mi-k yes1a wedrar d ôôsem

A Yennayer, a Yennayer A lexyaô deg-gwagguren A Yennayer, a yennayer Ëader widak yunagen.

A Yennayer lehna tafat Tamurt tedda s tisula Wi nnudan f-kra yufa-t Anda yedda Öebbi yella !

Voici quelques paroles de ma mère à propos de Yennayer : “Sans Yennayer, le bonheur demeure incomplet, car c’est lui qui permet à toute l’année d’avoir son équilibre. Que peut une terre qui n’a pas de reserve d’eau : elle est appelée à souffrir de soif et de sècheresse avant de mourir et de voir mourir les siens”. L’eau c’est la vie. C’est pour cela que le Souverain Suprême a créé la première femme d’une perle de rosée. C’est pour ça que nos ancêtres disaient : “la rosée, c’est la sueur de Yennayer”.” (mebla yennayer, wlac lehcaca di ddunnit ; imi d neppa id yeppaken i wseggwas arkad-is. D-acu i-wi yezmer waka ma yella ur yesƒÕI lufeô d lxezna g-waman : ipeddu ar lmerta n ffad d-uêavum d-u$urar weqbel ad yemmet wad iwali amek pemmaten yidma-s. Aman p-pudert. Af-faya id-yejna Ugellid Ameqqwran tameîîut tamezwarut si tiqit n nnda. Af-faya iqqaren Imezwura nne$ : nnda p-pidi n Yennayer.)

Par Youcef Allioui

 

Source : http://www.cbf.fr/article.php3?id_article=922

Yennayer Ameggaz 2958

12/01/2008 03:03 par kabylie

  • Yennayer Ameggaz 2958

    Yennayer Ameggaz 2958

    12/01/2008 03:03 par kabylie

Azul Fell-akent , Azul Fell-awen ,

Saramegh-awen asegwas ameggaz i kwenwi d twaculin-nnwen, d widak akw i th’emlem.

Je vous souhaite une bonne année à vous, à vos familles et à tous ceux que vous aimez.

Arezki Ait-Ouahioune

Photo du haut  source : http://www.cbf.fr/

Statistiques détaillées du blog Kabylie mon amour( fin déc 2007/début jan 2008).

11/01/2008 23:55 par kabylie

Statistiques du blog de kabylie.

 
44
23/
12/
2007
 
67
24/
12/
2007
 
92
25/
12/
2007
 
103
26/
12/
2007
 
98
27/
12/
2007
 
37
28/
12/
2007
 
84
29/
12/
2007
 
81
30/
12/
2007
 
101
31/
12/
2007
 
110
01/
01/
2008
 
129
02/
01/
2008
 
105
03/
01/
2008
 
84
04/
01/
2008
 
77
05/
01/
2008
 
109
06/
01/
2008
 
83
07/
01/
2008
 
81
08/
01/
2008
 
100
09/
01/
2008
 
71
10/
01/
2008
 
110
11/
01/
2008
                                      Source : http://www.vip-blog.com/graphique_stats.php?pseudo=kabylie
               

L'Algérie profonde ...Tizi-Ouzou : Yennayer ou la fête de la fécondité .

11/01/2008 04:39 par kabylie

  • L'Algérie profonde ...Tizi-Ouzou : Yennayer ou la fête de la fécondité .

    L'Algérie profonde ...Tizi-Ouzou : Yennayer ou la fête de la fécondité .

    11/01/2008 04:39 par kabylie

Photo : prise par Arezki Ait-Ouahioune (Village de Tassaft Ouguemoune en Kabylie)

La fête de Yennayer, premier jour de l’an amazigh, revêt un moment particulier en Kabylie.Elle reste l’une des fêtes ancestrales qui résiste aux méandres du temps et au changement du mode de vie.
Jour du nouvel an chez les Berbères, elle est aussi la fête de la fécondité et du renouveau. En ce mois, certains paysans plantent toutes sortes d’arbres fruitiers, notamment des oliviers.
Pour d’autres, ils profitent de l’occasion pour se retrouver en famille ou entre amis et passer une soirée conviviale.
À Iferhounène, et comme un peu partout dans la wilaya, cette fête donne lieu à des réjouissances communes. Chacun selon les moyens dont il dispose. Certains font la fête avec plus de modernisme et l’engouement que suscite le nouvel an 2008 est encore là pour célébrer Yennayer : les jeux de lumière et les décors de circonstance animent encore quelques espaces ! Certains commandent même des bûches et se préparent à une soirée de réveillon autour d’un couscous au poulet, comme le veut la tradition. “on doit actualiser cette fête et l’adapter à notre époque”, nous diront des jeunes de la région.
Des repères qu’ils tiennent à garder, car, selon eux, “le mode de vie actuel nous éloignent un peu de nos repères culturels, c’est pourquoi l’on doit joindre les deux bouts”. Pour d’autres : “On aimerait bien que cette fête se généralise, c’est un patrimoine culturel.”
Pour beaucoup, c’est un fait social, une pratique ancestrale et une fête qu’on doit pouvoir sauvegarder, comme autrefois, comme souvenir du passé et un trait d’une identité à actualiser. “C’est bien de retourner aux sources et de retrouver certaines traditions qui commencent à disparaître, comme la fête d’Anzar, le dieu de la pluie dans la mythologie berbère, et bien d’autres pratiques qui témoignent de notre histoire”, comme nous le dira Mohand, un quinquagénaire.
Yennayer est aussi un moment de liesse où l’on honore les nouveaux-nés. Selon certaines traditions, à cette occasion, “on coupait un bout des cheveux du garçon, dont c’est la première coiffe, on mettait celle-ci dans du miel, puis on la conservait dans une tuile”, témoigne une vieille dame, na Tassadit. Une pratique qui, selon elle, éloigne l’enfant du mauvais sort et des maladies.
À l’occasion de cette journée, on invite les proches pour un repas convivial, on leur sert du thé, des gâteaux et du couscous au poulet. “À midi, on sert des beignets et des plats traditionnels, des plats qui s’accompagnent de pain maison, “aghroum”, et puis du café. C’est le soir que le couscous au poulet est servi, “imensi n’Yennayer”, tout cela sur fond de réjouissance et de convivialité”, nous raconte-t-elle.
Des réjouissances qui incluent aussi une forme de partage et de solidarité profitant à tous.
Une fête de nouvel an avec toute son originalité que perpétue la tradition orale et dont la femme kabyle a su préserver la mémoire et le geste, lui donnant une dimension culturelle.
C’est pourquoi ces journées restent aussi un hommage à toutes ces femmes “paysanes”, oubliées de nos temps, qui ont su faire germer le blé et tisser le burnous. Quelquefois, la fête s’accompagne de chute de neige qui plonge la région dans un vrai climat hivernal.


Espérons que ça va être le cas après-demain, 1er jour de l’an berbère.

Aussi, à tous, assegwass ameggaz… 2958.

Par : KOUCEILA TIGHILT

Source : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=88625&titre=Yennayer%20ou%20la%20fête%20de%20la%20fécondité