Histoire de la JSK et la coupe...
19/04/2014 00:21 par Kabylie
Puisant dans plusieurs registres, tous ses albums sont bons! Quand on écoute un de ses albums, on croit qu’il est le meilleur, mais ce constat tombe à l’eau dès que l’on se met à écouter un autre! Difficile de faire le choix! C’est indubitablement là que réside le génie de cet artiste, contrairement aux autres chanteurs que l’on désigne par un de leur tube, le best de leur carrière. DaLounis Ait-Menguellet est le poète en langue millénaire qui nous apprend la résistance sans laquelle notre culture disparaîtra. Il nous a toujours enseigné la sagesse, la dignité et la résilience même devant l’adversité. Mais bien qu’ils soient puisés dans ce répertoire, ces messages sont cependant universels.
En effet, des proverbes du sage kabyle Cheikh Mohand Oulhocine ” Ifer ibawen Yegman d asawen Xlan-tt âecra Yehya-tt-id yiwen » « Plante de fève Poussée vers le haut ; Dix peuvent l’anéantir Un seul peut la ressus », à la traduction du chanteur engagé belge Jacques Brel, notamment la chanson «Regarde bien petit” ”Muqal kan wi di ruhen”, en passant par la traduction magistrale de l’œuvre philosophique de l’Italien Nicolas Machiavel dans sa chanson ‘Ammi’, sans oublier la récente traduction de la plus belle phrase du Français Roger Mondoloni: « Changer le monde commence par se changer soi-même »: “wib É£an attssagam issgam iman-is”….
DaLounis Ait-Menguellet a su comprendre l’âme kabyle contemporaine. Il a su la traduire en poésie, cela en chantant l’amour, la politique, … la vie en générale. Aussi à l’aise dans l’interprétation des sujets qui renvoient à son propre vécu, à ses propres expériences de la vie qu’aux expériences des autres, ses contemporains. Ainsi dans la chanson “el’É£arva n 45″, il a chanté l’émigration ou l’exil (un fléau qui a touché des pans entiers d’Algériens, les Kabyles en particulier), comme quelqu’un qui l’a vécu sans l’être réellement. Sa force est de loin sa capacité à traduire le monde dans ses chansons avec des mots simples, mais avec un verbe ciselé. Pour cela, il demeurera, pour moi, pour nous tous, le génie poétique éternel et inégalable.
DaLounis Ait-Menguellet sera au théâtre de Saint-Denis, Montréal le 03 Mai 2014.
Bienvenue à notre grand poète, ses ouvrages sont une feuille de route, une boussole, un repère, pour tout Kabyle qui ne voudrait pas ce perdre.
Ansuf s u ḥaddad b w awal v’ussafru aḥmayen, É£ar tmurt nem yitij assameá¸.
Ansuf s u medyaz amqrane. Tizat b awal-is aÉ£dyawi tafsut i Montréal, ixatareÄ tÉ£enezayaÉ£ assegassa.
Khelifa Hareb.
La commémoration du 55eme anniversaire de la mort du colonel Amirouche, tombé au champ d'honneur le 29 mars 1959 à Boussaada, avec son compagnon le colonel Si El Houes, a été marquée, samedi, par le dévoilement d'une statue érigée à sa mémoire, dans la daira de Beni Yenni (30 km au sud-est de Tizi-Ouzou).
D'une hauteur d'environ 4 mètres et réalisée par un sculpteur italien, cette statue représente ce prestigieux héros de la lutte armée de libération nationale dans une tenue de combat, majestueusement dressée sur un piédestal en pierre au lieudit "La Tranchée" à l'intersection des communes de Beni Yenni Yatafene et Iboudrarène, composant la daira de Beni Yenni.
La cérémonie d'inauguration, organisée par les comités des villages de ces trois communes, a drainé une foule nombreuse, dont le fils d'Amirouche, Nourredine Ait Hamouda, une délégation des autorités locales de la wilaya de Tizi-Ouzou, conduite par le wali, Bouazghi Abdelkader, ainsi que de nombreux moudjahidine issus de l'ex wilaya III historique.
"De son vivant, Amirouche a pu et su rassembler, grâce à ses valeurs de fin stratège, beaucoup d'hommes pour la cause nationale. Aujourd'hui, 55 ans après sa mort, le "Lion de la Soummam" a encore rassemblé beaucoup de monde et créé, l'espace d'un moment, une parfaite symbiose entre des Algériens de différentes générations", telle est l'impression livrée, à l'occasion de cet hommage, par le moudjahid Ait Ahmed Ouali, ancien officier de l'Armée de libération nationale (ALN).
Amirouche Ait Hammouda est né le 31 octobre 1926 au village de Tassaft Ouguemoun, dans l'actuelle daira de Beni Yenni.
Il tomba en martyr, en compagnie du colonel Si el Houes, le 29 mars 1959 au djebel Thameur, au sud de Boussaada, dans une bataille inégale ayant opposé 2500 soldats français à une poignée de moudjahidine.
SAÏD OUAHIOUNE , Le devoir de mémoire.
Il y a 10 ans disparaissait à l'âge de 58 ans, Saïd OUAHIOUNE, fervant militant de l'amazighité et cadre du secteur minier. La Famille OUAHIOUNE, soutenue par le Comité de village,organise une cérémonie de souvenir et de recueillement à Tassaft Ouguemoune...Samedi 1er Mars 2014 à 10 heures et à laquelle prendront part aussi les amis et compagnons du défunt.
Soyez les bienvenus.
Affiche: L'Hucine Ath Warrès