Yennayer 2958 au Centre Amazigh de Montreal.

14/11/2007 02:52 par kabylie

  • Yennayer 2958 au Centre Amazigh de Montreal.

    Yennayer 2958 au Centre Amazigh de Montreal.

    14/11/2007 02:52 par kabylie

Samedi 12 janvier 2008.

À l’occasion de Yennayer 2958, nouvel an berbère,
le Centre Amazigh de Montal (CAM), vous invite à venir partager cet événement en famille, dans une ambiance de fête…

Date : 12 janvier 2008 à 19h30
Endroit : Collège Jean de Brébeuf, 3200, Côtes Ste-Catherine, Montréal.
(face à l’hôpital Ste-Justine).

Prix d'entrée : Adulte 10$
Enfants moins de 12 ans, entrée libre.

 Pour plus d'informations  dans les jours à venir :

 http://www.amazigh-quebec.org

 

Oulahlou en concert à Montréal le 24 novembre 2007.

12/11/2007 03:12 par kabylie

  • Oulahlou en concert à Montréal le 24 novembre 2007.

    Oulahlou en concert à Montréal le 24 novembre 2007.

    12/11/2007 03:12 par kabylie

Samedi 24 novembre 2007 Oulahlou sera en concert pour la première fois en Amérique du Nord.

Samedi 24 novembre 2007 à partir de 19h00 Salle Le Château à Montréal .

Un bref aperçu du spectacle : Voir les vidéos (en cliquant sur ce lien) http://oulahlou.blogspot.com/

 Source :http://www.kabyle.com/oulahlou-en-concert-%C3%A0-montreal-le-24-novembre-2007-31-241107

Traditions kabyles au Centre Amazigh de Montréal.

11/11/2007 15:54 par kabylie

  • Traditions kabyles au Centre Amazigh de Montréal.

    Traditions kabyles au Centre Amazigh de Montréal.

    11/11/2007 15:54 par kabylie

Présentation d'objets (kabyles) de la vie de tous les jours : robes kabyles, couvertures, tamis pour le couscous, poteries, bijoux, paniers ....par le Centre Amazigh de Montréal durant la Fête des Enfants de Montréal au parc Maisonneuve.

Sur la photo Arezki AO et Kaci H (Centre Amazigh de Montréal).

ASO 2 - JSK 0 : Fin de série pour les Canaris.

10/11/2007 02:51 par kabylie

  • ASO 2 - JSK 0 : Fin de série pour les Canaris.

    ASO 2 - JSK 0 : Fin de série pour les Canaris.

    10/11/2007 02:51 par kabylie

 

Devant une équipe volontaire, les poulains de Moussa Saïb n'ont pas pu poursuivre leur série de bons résultats à l'extérieur. En plus du fait qu'ils manquaient de motivation en première mi-temps, l'équipe a été trahie, encore une fois, par sa défense qui semble très lourde et défaillante.

Les équipiers de Brahim Zafour ont trouvé toutes les peines du monde pour entrer dans le match. A l'inverse, ils ont annoncé la couleur dès le coup d'envoi puisque dès la 7', le gardien kabyle est mis à rude épreuve et il a dû étaler toute sa classe pour sortir le cuir. Au moment où on s'attendait à une réaction de la part des Jaune et Vert, ce sont les locaux qui se montrèrent plus menaçants et plus dangereux. Ils étaient volontaires à souhait, et c'est ainsi qu'ils se sont créés une multitude d'occasions dont l'une  par Abbou, et l'autre par Zaouche.
A la 40', l'axe s'effondre
Même si les Canaris n'ont pas montré grand-chose durant les 40 premières minutes, il faut dire que l'axe central était totalement défaillant. Heureusement qu'il y avait Barry qui a pu stopper le danger des Chéliffiens et ni Kheddis ni encore moins Zafour n'ont eu le rendement escompté. La défense kabyle, qui a tenu bon, s'est effondrée à la 40' lorsque Soudani met le ballon au fond des filets devant plusieurs défenseurs kabyles amorphes. Mais le but n'était pas du tout limpide, et c'est pour cela que les dirigeants de la JSK l'ont contesté à la fin de la première mi-temps.
Berramla et Athmani pour booster la JSK
Non satisfait de la production de son team, le coach Moussa Saïb a effectué deux changements dans son effectif pour tenter de revenir dans le score. Il a aligné, en effet, Berramla et Athmani à la place, respectivement, de Kheddis et Oussalah. Les Kabyles se sont créés une occasion en or par le biais de Amaouche. Malheureusement, son tir est stoppé par Benfissa. Mais à la 56', Biaga a failli corser la note après s'être joué facilement de Kheddis. Certes, les équipiers d'Abdeslam ont fait mieux qu'en première mi-temps, mais ils n'ont pas pu franchir la défense de l'ASO. Les locaux, qui sont revenus en arrière afin de préserver le score, ont opté pour des contres et l'un d'eux était vraiment assassin puisque Beyaga n'a trouvé aucune peine pour ajouter un deuxième but à la 72' lorsqu'il s'est retrouvé seul devant Chaouchi après une passe de Soudani. Il faut dire que les Kabyles n'ont pas montré leur vrai visage, et c'est le plus mauvais match de la JSK depuis le début du championnat. Ils auraient pu réduire la marque par l'intermédiaire de Zafour dans les dernières minutes.
N. B.
 

ASOChlef 2-0 JSKabylie

09/11/2007 18:11 par kabylie

  • ASOChlef  2-0 JSKabylie

    ASOChlef 2-0 JSKabylie

    09/11/2007 18:11 par kabylie

JOURNEE : 10
09/11/2007
ASOC 2-0 JSK
PROCHAIN MATCH

JOURNEE : 11
15/11/2007
JSK - ESS

 Source : http://www.jskonline.com/

Belkacem Ihidjaten, le poète de Kabylie .

04/11/2007 20:10 par kabylie

  • Belkacem Ihidjaten, le poète de Kabylie .

    Belkacem Ihidjaten, le poète de Kabylie .

    04/11/2007 20:10 par kabylie

Un trouvère kabyle au « pays du soleil froid »

Rencontré chez lui en plein milieu de Montréal, Belkacem Ihidjaten est un homme de sens rassis, sagace et bien dans ses « babouches ». Comme diraient certains pince-sans-rire. Le sourire aux lèvres, il m’accueille les bras ouverts. Et m’invite to de go à m’attabler derrière sa demeure, dans ce qu’il aime appeler « son petit coin de Kabylie », un jardin soigneusement entretenu où poussent des figuiers, des poiriers et quelques légumes. Le front prématurément dégarni, la chevelure entièrement grise, le teint légèrement bronzé, le geste naturellement mesuré, l’homme inspire le respect et en impose en même temps. À cause peut-être de ce je ne sais quoi, difficilement définissable, consubstantiel aux personnalités des poètes, de tous les poètes.

Il faut savoir que dans la culture berbère, les croyances populaires, encore très vivaces, les assimilent encore et toujours à des êtres surnaturels ou du moins en contact, permanent ou épisodique, avec toutes sortes de génies du verbe et de la rime. Sans vouloir être excessif, ils ne sont pas seulement que révérés, mais carrément craints. Il ne faut même pas penser les offusquer. On ne sait jamais !

Même si je ne l’avais jamais rencontré auparavant, le courant passe immédiatement entre nous. Pour être tout à fait sincère, j’avais l’étrange impression que l’on se connaît depuis des lustres. Tellement sa manière d’être m’est familière. Un peu comme de vieux amis qui se retrouvent après des années de séparation. S’exprimant, indifféremment, en français et en berbère, notre discussion part sur les chapeaux de roue. Et c’est vraiment le cas de le dire. Car, par moment, afin de ne pas trop s’éparpiller en vaines digressions, je me battais les flancs, autant que faire se peut, pour cadrer notre échange. Sans forcément incommoder mon interlocuteur. L’appréhension du poète peut-être !

Sans affectation aucune et sans jamais se départir de ce bagout propre aux Méditerranéens, nous n’avons de cesse de discuter, des heures durant, de son cheminement créatif. Même si vraiment rien, de son propre aveu, ne le prédisposait à devenir un versificateur verveux et prolixe. Il se surprend lui-même, sincèrement, encore aujourd’hui, de tous les échos positifs qu’a rencontrés son œuvre ici et là. En tous les cas, pour lui, devenir poète « n’était dû qu’au hasard ». Un peu comme toutes les bonnes choses de la vie « ça n’a jamais été une entreprise mûrement réfléchie, c’est venu comme ça, tout naturellement ».

Guerre et « vie »

Ouidja Boussad, de son vrai nom, est né un 11 juillet 1956 à Guendoul, un petit village, au fin fond de la Kabylie. Connue pour être extrêmement jalouse de son identité et de sa liberté, cette région du Nord de l’Algérie, désespérément et rageusement berbère, en a fait voir des vertes et des pas mûres à tous les colonisateurs qui osaient s’en approcher et a fortiori l’assujettir. Encore au jour d’aujourd’hui, elle continue à donner du fil à retordre au pouvoir central algérien. Bien que celui-ci use et abuse, tantôt, de la politique du bâton et, tantôt, de l’achat tous azimuts des consciences et des âmes. En fait, aussi loin que l’on remonte dans le temps, la Kabylie a sans cesse eu des rapports conflictuels avec toutes les forces qui voulaient lui mettre le grappin dessus. Et ce n’est pas près de changer.

D’ailleurs, la naissance de notre habitant du Pinde a coïncidé avec un autre conflit, autrement plus cruel. Il s’agit de celui qui a été lancé contre la France, la puissance occupante d’alors. Un véritable casse-pipe où se sont engagés les meilleurs enfants de la Kabylie. Sans aucune hésitation, massivement, corps et âme. « Ce n’est pourtant pas du fait de cette guerre que j’ai perdu mon père », m’avoue-t-il sans aucun trémolo dans la voix. « Je ne l’ai jamais connu, car il est décédé alors que je n’avais en tout et pour tout que 40 jours », ajoute-t-il. Placidement. Froidement. Sans que cela soit vécu comme un drame. C’est du moins l’impression qu’il donne.

À quelque chose malheur est bon, le petit Belkacem, en « sa qualité » d’orphelin et grâce -il faut quand même le préciser- au coup de piston salutaire d’un cousin éloigné, a été inscrit en 1962 à l’école primaire d’Imzizou, non loin de son village natal. Dans une Kabylie, appauvrie et saignée à blanc par huit longues années de guerre. Ce qui était à l’époque, comme on peut bien l’imaginer, un privilège que peu d’enfants de son âge pouvaient s’offrir. « Si je n’étais pas entré à l’école, en ce moment où je vous parle, j’aurais déjà une longue ‘’carrière’’ de berger derrière moi », reconnaît-il, ironiquement. « Ce qui n’aurait pas été vraiment grave. Qui sait ? Mon destin aurait peut-être été mieux », continue-t-il en esquissant un sourire fugace.

À la bonne école

Même s’il était scolarisé, il avait eu malgré tout sa part dans le « dur » métier de berger. Puisqu’il était le plus jeune de la fratrie, il devait donc garder les animaux domestiques de la famille. Comme tous les petits campagnards berbères de son âge. Mais rassurez-vous, ce n’était nullement une perte du temps. Loin s’en faut. Car, tout en gardant ses moutons, il a eu l’occasion de découvrir en même temps, grâce notamment aux bergers plus âgés, le patrimoine poétique kabyle.

Un précieux trésor charriant, depuis des temps immémoriaux, le génie créateur du peuple berbère et célébrant, dans toute sa splendeur, sa geste immensément riche. Dont bien évidemment les poèmes de l’aède légendaire Ssi Mhend Ou Mhend. D’ailleurs, à y regarder de plus près, la patte de ce dernier est on ne peut plus patente dans la poésie de notre amant des Muses. « Être berger était une petite école où j’ai appris énormément », résume-t-il, laconiquement, en assumant pleinement ce qu’il était.

Qui plus est, « les Kabyles sont tous quelque part des poètes », énonce-t-il très affirmatif. En fait, il n’a pas vraiment tort. Comme dans toutes les sociétés traditionnelles de par le monde, la poésie a eu et a de tout temps une place prépondérante dans toute production symbolique. Et les Kabyles, dans ce cas précis, ne dérogent pas vraiment à la règle. La poésie balise systématiquement tous les moments tristes ou heureux de leur vie. Pour les sceptiques, qu’ils testent le premier kabyle qu’ils croisent. Ils seront vraiment surpris !

Il ne faut pas non plus omettre le rôle de la radio dans cette initiation poético-musicale. Pour la télévision, elle n’était pas encore en vogue à cette époque-là. En tous les cas, même lorsqu’elle a été créée des années plus tard, les Kabyles n’y avaient tout simplement pas accès. En raison de l’idéologie intrinsèquement et ouvertement anti-berbère (feu Boumediène par exemple avait interdit l’usage en public du berbère) du régime algérien. La situation a-t-elle évolué depuis ? Oh que non ! Hélas, elle n’a pas bougé d’un iota. Nonobstant les discours pléthoriques et les promesses sans lendemain.

Reste que les premières années de l’indépendance, la radio publique algérienne- la chaîne 2 plus exactement- passait la musique berbère à des moments où justement le petit Belkacem gardait, tranquillement, ses moutons dans les hauteurs spacieuses de la Kabylie. « C’est-à-dire entre 6 heures et 9 heures du matin ; 15 heures et 21 heures. On écoutait Cheikh Nourdine, Chérif Khaddam, Nouara, Mohamed Saïd Ou Saïd... Mais Aït Mengelluet, malgré les reproches que l’on peut faire à l’homme, reste le poète qui m’a le plus marqué, car c’était et c’est toujours, à mon propre avis, un très fin connaisseur de l’âme berbère », explique-t-il admiratif.

Plus que fasciné par toute cette génération de chanteurs plus doués les uns que les autres, Belkacem, en autodidacte qui en veut, a décidé, en 1968, de fabriquer, tout seul, son instrument à cordes -une petite mandoline pour être plus précis- avec des matériaux de récupération. « C’était suffisant pour jouer mes premières notes », se rappelle-t-il les traits subitement rieurs. Et comme le hasard arrange bien les choses, son frère aîné a réussi, par on ne sait quel miracle, à se procurer une guitare qu’il cachait, indiquons-le, dans un galetas en dehors de la maison familiale. « Car il est hors de question de jouer de la musique en famille et encore moins en public. À cause de l’image dépréciative, voire péjorative, qu’ont les chanteurs dans l’imaginaire populaire. En fait, ce n’est pas les enfants bien nés qui deviennent des chanteurs. À telle enseigne que c’est quasiment assimilé à un déshonneur ineffaçable », précise-t-il sans épouser le moins du monde cette vision éculée des choses.

« Je n’avais pas trop le choix : si je voulais continuer ma passion, il fallait donc faire les choses, systématiquement, en cachette et me méfier de tous ceux qui pouvaient me dénoncer à la famille, se souvient-il amusé. Un jeu du chat et de la souris s’engagea alors avec mon entourage. Un exemple. En pleine chaleur torride de l’été, même si c’était cocasse comme situation, je n’hésitais pas à mettre mon burnous de laine épaisse pour une seule et unique raison : y dissimuler, discrètement, la guitare que je dérobais à mon frère, car lui non plus n’était point au courant. »

Écolier consciencieux

Chemin faisant, pour suivre sa scolarité, il est obligé de rejoindre tout naturellement le collège de Mekla, à quelques encablures de son village. En même temps, sa maîtrise de la guitare étant devenue assez suffisante, il était donc systématiquement sollicité pour animer les fêtes scolaires. « Ma première présentation publique a été dans le cadre des activités culturelles de mon collège : j’ai accompagné une camarade de classe, très douée d’ailleurs, pour interpréter l’une des dernières chansons d’Aït Menguellet à cette époque-là ; nous avions fait, tous les deux, bonne impression », note-t-il, un rien fier de son exploit.

Dans le village, et surtout dans les mariages pendant les vacances estivales, c’était lui qui faisait systématiquement de l’accompagnement, mais toujours en retrait, en catimini. « Il faut tout faire pour que cela ne se sache pas, à cause de cet interdit absurde qui frappe la musique et les musiciens », explique-t-il. En disant cela, il se lève tout d’un coup et part, à la hâte, chercher sa guitare d’une prestigieuse marque à l’intérieur de la maison. Et ce pour interpréter, excellemment bien, quelques morceaux de son répertoire musical. Avec ses rythmes berbères délicatement tristes, qui arrachent forcément une larme ou deux si on est un tantinet sensible. Un moment après, il s’arrête tout d’un coup et dit, pédagogue : « En langue berbère, on ne joue pas la guitare, mais on la frappe ( kkat), pour en sortir peut-être toute la tristesse qui nous habite et toutes les blessures qui se cachent dans les plis de notre âme. »

Exceptionnellement doué en mathématiques, le jeune Belkacem s’inscrivit, en 1974, au lycée technique de Dellys, l’un des hauts lieux de formation de la future élite algérienne post-indépendance. Et qui dit élite, dit forcément un traitement de faveur. « Vu le programme très chargé à coups de matières scientifiques (mathématiques et physique), le lycée était pourvu d’un corps enseignant très compétent et de toutes sortes de commodités pour y rendre notre passage moins ardu. D’ailleurs, il possédait une salle de musique extrêmement bien équipée où j’avais l’occasion, pour la première fois de ma vie, de toucher à tous les instruments de musique : mandoline, banjou, luth, basse... », se remémore-t-il, timidement rêveur.

À ses débuts au lycée, il a commencé à tâter le terrain de la création. Il n’a donc pas hésité à griffonner sur papier ses premiers vers. Sur quoi portent-ils ? « Les amours de jeunesse bien évidemment, les contingences de la vie et les soucis quotidiens, souligne-t-il. Certains de ces poèmes sont sous forme de chansons que je vais un jour éditer. En tous les cas, je vais saisir tout ce que j’ai écrit dans les années 70 pour en faire un recueil. J’en ai gardé une grande partie dans mes archives personnelles. »

Émoi

Pour autant, comme on l’a souvent appris nous-mêmes à nos dépens, la vie n’est malheureusement jamais un long fleuve tranquille. Le lycéen privilégié qu’était Belkacem, a eu le premier choc de sa vie. Il faut bien que cela arrive, comme diraient certains cyniques. C’était en raison de l’arrestation du groupe de Mohamed Haroun en 1976, un ancien élève du lycée de Dellys, accusé d’avoir posé des bombes dans certains édifices de l’État algérien. Justement pour protester, dans un geste désespéré, contre la politique anti-berbère du régime de l’ex-président Boumediène.

Ce jour-là, tous les services de sécurité que comptait le régime algérien ont fait une descente impressionnante dans ce fameux lycée d’habitude on ne peut plus paisible. Encerclé de toutes partes, il est passé méticuleusement au peigne fin et ses 400 élèves, tous kabyles, terrorisés des heures durant. Pour preuve, ils ont subit toutes sortes d’interrogatoires, plus musclés les uns que les autres. Ce qui ne pouvait ne pas laisser des traces indélébiles sur de jeunes adolescents à la fleur de l’âge.

« Pour vous donner une idée de ce que nous avons subi : tous nos matelas ont été mis en charpie à la recherche de tout document en berbère. Pour éviter tout problème, j’ai été obligé, la mort dans l’âme, de jeter le seul dictionnaire berbère que je possédais », regrette notre troubadour des temps modernes. Toutefois, tout n’était pas noir, car à cette même époque il s’essayait au métier de compositeur. « En 1976 plus exactement, j’ai écrit, rapporte-t-il, quelques chansons dans notre bon vieux style traditionnel que j’ai données gracieusement à quelques chanteurs que je connaissais. »

Son baccalauréat en poche, il dut encore une fois déménager en quittant, cette fois-ci, sa Kabylie natale. Direction l’université d’Alger. Issu d’un lycée prestigieux à cheval sur l’excellence, son passage y a été quasiment une promenade de santé. Il a même été dispensé de plusieurs matières. C’est vous dire. Ayant plus de temps libre, il ne s’est jamais séparé de sa guitare. Toujours en bandoulière, il écumait systématiquement les soirées estudiantines. Sans jamais négliger ses études. Bien évidemment. Car, au bout d’un parcours forcément sans faute, il décrocha, haut la main, son diplôme d’ingénieur.

Il fallut donc penser à l’inéluctable service militaire. Et là, sa guitare allait lui être d’un grand secours. « Lors d’une présentation musicale privée, un haut gradé de l’armée, kabyle lui-même, qui était présent par le plus grand des hasards, a trouvé mon jeu de guitare excellent. S’informant sur mon cas, il a décidé que je devais passer mon service militaire à Alger même. Et pas n’importe lequel. J’ai été chargé d’une mission extrêmement délicate et importante : avoir la responsabilité du transport de tous les impressionnants engins destinés à la construction du monument dédié aux martyrs en plein centre d’Alger », explique notre rimailleur des monts du Djudjura. « Sinon, dans la caserne, nous ne sommes pas restés les bras croisés, ajoute-t-il, nous avions monté un orchestre qui participait, régulièrement, à toutes sortes de festivités à caractère officiel. »

Libéré, enfin, de ses obligations militaires et encore pratiquement frais émoulu, il est nommé immédiatement à Djelfa, aux confins du Sahara. Mais au bout de neuf ans de bons et loyaux services, il demanda sa mutation qu’il n’a obtenue qu’après avoir mis sa démission sur la table. Un homme de caractère ? Certainement. Même s’il va s’en défendre. Muté donc au Nord-Ouest algérien, et plus exactement à Oran, il est promu directeur d’une entreprise publique. Avec… 150 personnes sous sa responsabilité.

Vu qu’il en avait les moyens, il ne s’est jamais empêché de voyager un peu partout. Parmi ses destinations les plus prisées : l’Europe et l’Afrique figurent en haut de la liste. Sans vouloir succomber au cliché, ne dit-on pas que les voyages sont formateurs ? Ce n’est certainement lui qui va le nier. Mais côté poésie, c’était une très longue traversée de désert. En revanche, la guitare était fréquemment présente. Peut-il en être autrement ? Car il faut voir comment il en parle. Que des éloges à n’en pas finir ! Toujours est-il qu’avec des amis ou des collègues, kabyles ou pas, des soirées sont régulièrement organisées. « Histoire de passer un bon moment ».

Et le terrorisme s’en mêle

Il en sera ainsi jusqu’à l’irruption violente, au début des années 90 du siècle passé, de l’hydre terroriste, qui a fauché, impitoyablement, des milliers de vies innocentes. Dont celles de deux des plus proches amis de notre chansonnier. « Massacrés d’une manière on ne peut plus barbare ». Ayant reçu lui-même des menaces de mort, il fallait donc sauver sa peau. Aucun autre choix, il faut déguerpir. Dare-dare. Hic et nunc. Il vint s’installer avec femme et enfant- il en a juste un seul- « au pays du soleil froid », le Québec.

Passés les premiers mois de son établissement à Montréal, la désillusion commença à pointer son nez. Comme tout immigrant nouvellement arrivé, il a eu énormément de difficultés à trouver un travail correspondant à ses qualifications. Il a fallu en conséquence se trouver une occupation pour tuer le temps, lui, qui était toujours occupé. En fait, il n’avait jamais imaginé qu’il se trouverait, un jour, dans une telle situation. « J’ai commencé, relève-t-il, à écrire des poèmes que je ne prenais jamais la peine de finir. Si je les avais tous finis, j’aurais certainement publié 100 livres. » À la même période, la rencontre avec un compatriote kabyle, et poète de son état, changera radicalement l’idée qu’il se faisait de lui-même. « Une petite comparaison entre nos poèmes m’a convaincu que je faisais mieux, se rappelle-t-il. Cela m’a encouragé à aller de l’avant et à penser sérieusement à la publication. »

Même s’il refuse, avec beaucoup d’entêtement, de temps à autre, l’étiquette de poète, passer à l’écriture était loin d’être une chose aisée. Au fond, moins pour le caractère essentiellement oral de la culture berbère, qu’en raison du poids oppressant du contrôle social et des traditions avec leur lot d’interdits. « Car je brise cette tradition, absurde au demeurant, qui veut que je ne fasse pas de la poésie, note-t-il. D’ailleurs le premier livre a été, pour moi, une torture parce que la brisure est profondément ancrée en moi ». « Écrire est un problème, publier en est un autre », résume-t-il nerveusement.

« Hymne à ma culture »

Que ses fidèles lecteurs le tiennent pour acquis, en ce moment même, il est en train de faire un livre témoin où il va compiler ses meilleurs poèmes, choisis par quatre personnes différentes. « Alors que je m’attendais à ce qu’il n’en y ait pas suffisamment, je me suis trouvé avec un nombre important de poèmes », s’étonne-t-il, pas encore convaincu par la qualité de sa poésie. Peut-être à cause de cette modestie chevillée au corps de tous les Berbères. Pas toujours, il faut le dire et le répéter, de bon aloi.

Par ailleurs, comment peut-il expliquer cette frénésie poétique –cinq recueils en peu de temps ? À l’en croire, l’inspiration ne le quitte presque jamais. Tout est prétexte à l’écriture. Parfois le mot le plus simple peut être source d’un jaillissement poétique. « Quelque étonnant que cela puisse être, 90% de mes poèmes me viennent à l’esprit en roulant en voiture. Dès que j’en ai l’occasion, je griffonne tout sur un petit calepin qui m’accompagne tout le temps », souligne-t-il. Et pourquoi la poésie et en kabyle ? La réponse est on en peut plus simple : « Je veux transmettre ma berbérité aux générations futures. »

Quant à la forme traditionnelle du poème berbère qu’il a fait sienne et qu’il a remise au goût du jour, il s’en explique ainsi : « Un poème de neuf vers est non seulement facilement mémorisable, mais aussi ramassé, nerveux, car on va à l’essentiel, sans tourner indéfiniment autour du pot. » Et quid des mots crûs qu’il n’hésite pas à employer dans sa poésie et que certains qualifieraient de choquants ? « Je ne suis pas exilé au Québec pour m’autocensurer », dit-il en balayant d’un revers de main ce genre de critiques qui, « en oubliant souvent l’essentiel, font une fixation sur les détails ».

Pour conclure, on ne peut ne pas évoquer avec notre poète la solution de la question berbère extrêmement sensible pour les régimes nord africains. Il a d’ailleurs un avis sur le sujet. « Il ne faut pas se nourrir indéfiniment d’illusions. Tant et aussi longtemps que notre langue n’est pas officialisée, notre peuple restera ad vitam aeternam non-reconnu, c’est-à-dire inexistant », tranche-t-il, péremptoire. D’après lui, il faut donc tout faire pour que « notre reconnaissance soit, réellement, officielle et institutionnelle ». Avec bien entendu une démocratisation en bonne et due forme. Ce serait, à coup sûr, le début de la résolution de notre problématique. Même si beaucoup s’inscriraient en faux par rapport à sa vision, seul l’avenir est à même de la confirmer ou de l’infirmer. Wait and see.

  • lahsen oulhadj
  • lahsen oulhadj

  • Source : http://www.centpapiers.com/Un-trouvere-kabyle-au-pays-du,2344

    EMISSION SPECIALE ALDJIA

    02/11/2007 16:09 par kabylie

    • EMISSION SPECIALE ALDJIA

      EMISSION SPECIALE ALDJIA

      02/11/2007 16:09 par kabylie

    ÉMISSION SPÉCIALE ALDJIA LE DIMANCHE 04 NOVEMBRE 2007 À PARTIR DE 14H00 DANS L 'ÉMISSION DJURDJURA MAGAZINE SUR LE NET http://www.ouech.fr

    LAISSE TES QUESTIONS A ALDJIA EN COM... OU APPEL LE JOUR DE L'ÉMISSION AU 03 20 73 59 00 POUR LUI POSEZ TES QUESTIONS...

    Source : http://bylka5902.skyrock.com/

    Un grand Gala de Musique Algérienne: Chaabi , Rai et Kabyle...

    31/10/2007 10:17 par kabylie

    • Un grand Gala de Musique Algérienne: Chaabi , Rai et Kabyle...

      Un grand Gala de Musique Algérienne: Chaabi , Rai et Kabyle...

      31/10/2007 10:17 par kabylie

    Source :  http://www.algeroweb.com/activites/fac/fac20071110.htm

    JSK 6 – WAT 1 : Les Kabyles frappent très fort .

    29/10/2007 22:21 par kabylie

    • JSK 6 – WAT 1 : Les Kabyles frappent très fort .

      JSK 6 – WAT 1 : Les Kabyles frappent très fort .

      29/10/2007 22:21 par kabylie

    La JS Kabylie garde toujours le fauteuil de leader grâce à une victoire écrasante sur le WA Tlemcen sur un  score lourd de 6 à 1.

    Source : http://www.competition.dz/article.php?art=1697&div=une

    La révolution Saïb : «C’était un combat tactique mais ce sont les joueurs qui ont gagné»

    28/10/2007 00:30 par kabylie

    • La révolution Saïb : «C’était un combat tactique mais ce sont les joueurs qui ont gagné»

      La révolution Saïb : «C’était un combat tactique mais ce sont les joueurs qui ont gagné»

      28/10/2007 00:30 par kabylie

     

    Moussa Saïb avait toutes les raisons de ne pas redouter le choc face au Mouloudia d'Alger, tant son équipe a surclassé jeudi, son adversaire sur tous les plans. Le jeune entraîneur de la JSK, qui avait qualifié le énième grand classique du championnat de match ordinaire, ne redoutait qu'une éventuelle déconcentration de ses poulains dans les dernières minutes de la partie, comme ce fut le cas face à l'USM An à Annaba et à l'USMB à Tizi Ouzou. Sinon, les Canaris trouvaient beaucoup plus de facilités à s'exprimer dans un grand terrain gazonné, d'où l'assurance qui s'est dégagée dans leurs propos à la veille de la rencontre.

    En tout cas, Saïb maîtrisait parfaitement son sujet avant son match pour mettre en application un plan de bataille infaillible qui a permis à son équipe d’imposer sa supériorité, notamment sur le plan tactique. La stratégie de jeu mise en place par l’ex-joueur international d’Auxerre et de Tottenham, consistait, dans un premier temps, à accaparer le milieu de terrain grâce au travail inlassable d’Abdeslem et de Dahouche. Les deux demis défensifs kabyles avaient réussi, à eux seuls, à dévorer les espaces de cette zone-clé du terrain. Mais Saïb avait compris aussi que pour contrer le Mouloudia, il fallait neutraliser ses principaux atouts, en l’occurrence Younès et Badji. Pour ce faire, il a chargé ses deux défenseurs latéraux, Lamara Douicher et Rabie Meftah, d’effectuer un marquage strict sur les deux fers de lance du Mouloudia. Un marquage qui s’est avéré fort payant dans la mesure où une fois Younès et Badji placés sous l’éteignoir, la JSK a réussi à mettre son adversaire KO. En outre, Saïb a eu le mérite de ne pas verrouiller le jeu après que son équipe ait ouvert rapidement la marque. Contrairement à nombre de ses pairs, Moussa a continué à donner comme consignes à ses joueurs de presser l’adversaire très haut, parvenant du coup à étouffer un Mouloudia déjà affecté par le manque criant de compétitions. Saïb venait tout simplement d’enregistrer, jeudi, une belle victoire tactique au stade du 5-Juillet.
    O. M.

     

    Saïb :«J’avais peur de ce match»

    Les Jaune et Vert se sont imposés avec brio devant le Doyen par deux buts à zéro. Ils ont su se surpasser après leur semi-échec du week-end précédent face à l’USMB. Ils ont rendu le sourire à tous les supporters de la formation du Djurdjura, et cela grâce à l’entraîneur Moussa Saïb qui a fait de la JSK une machine à gagner. Cette dernière ne s’est pas imposée avec un tel score face au Mouloudia d’Alger depuis la saison (2000-2001). Elle voyage bien en ce début de championnat, car hormis la défaite concédée à Bologhine, l’équipe phare de la Kabylie a enregistré trois victoires et un nul à l’extérieur, et cela prouve qu’elle est conquérante aussi bien à domicile qu’en dehors de ses bases. L’artisan de ce succès, à savoir Saïb, a bien voulu apporter son analyse.
    L’ancien Auxerrois a reconnu qu’il appréhendait beaucoup le derby, vu que son groupe était déjà affecté par le nul concédé contre la formation de la ville des Roses. Mais malgré cela, il a su remotiver ses joueurs et comment jouer pour revenir avec les trois points. «J’avais peur de ce match. Déjà, lors du dernier entraînement de mon équipe effectué à Dar El Beïda, j’ai vu que les joueurs étaient un peu abattus, mais j’ai concentré mon travail sur le plan psychologique. En plus, il y a eu une réaction positive de la part des supporters qui nous ont soutenus durant cette rencontre. Les joueurs le leur ont rendu de fort belle manière en s’imposant au 5-Juillet. Je suis très satisfait et du résultat et de la production de mon équipe», dira Moussa.

    «On a joué pour gagner et on a eu ce qu’on voulait»
    Ayant opté pour un schéma offensif en dépit de la difficulté de sa tâche, le coach kabyle a prouvé ses intentions dès l’entame de la partie. «Je joue à chaque fois pour gagner, et cela que ce soit à domicile où à l’extérieur. Il n’y a pas de schéma spécifique pour jouer à domicile et un autre en déplacement. Dans le football moderne, on joue pour la gagne. Je crois que la JSK voyage bien», a-t-il souligné.
    «Il fallait bloquer les ailliers du MCA»
    Saïb a bien étudié les points forts et les points faibles de son adversaire. Il faut dire que sur le papier, l’effectif du MCA est plus expérimenté et renferme de bons éléments, alors que celui de la JSK est plus jeune. Mais l’ancien Auxerrois a étudié minutieusement la manière de jouer du Doyen. «J’ai bien étudié les points forts du MCA. Ses ailiers sont très dangereux, et il était impératif pour nous de les bloquer. Notre tactique a bien fonctionné et mes consignes ont été bien appliquées par les joueurs que je salue au passage», confiera le coach kabyle.

    «Rabie Meftah et Douicher ont bien rempli leur rôle»
    Etant chargés par leur staff technique de surveiller Younès et Badji, Rabie Meftah et Douicher ont rempli avec brio leur tâche. Le dernier était collé aux basques de Younès et le second à celles de Badji. Mais il faut dire qu’ils se permutaient par moment. «Rabie Meftah et Douicher ont eu un bon rendement. Je suis très content de leur production. Ils ont appliqué à la lettre les consignes qui leur ont été données. Mais j’avoue que la réaction de tout le groupe m’a plu», a-t-il estimé.

    «C’était un combat tactique entre les entraîneurs»
    Comme c’était un match serré, c’était donc un combat tactique entre les deux entraîneurs. Il est utile de dire que sur le papier, l’effectif du Doyen est plus expérimenté que celui de la formation du Djurdjura. Mais Saïb qui a évolué au haut niveau pendant plusieurs années a su donner une véritable leçon tactique au coach italien. «Je crois que c’était un combat tactique entre les entraîneurs. Mais j’avoue que la victoire a été acquise grâce aux joueurs. Moi, je leur ai donné des consignes et eux, ils ont fait ce qu’il fallait sur le terrain», a-t-il estimé.

    «J’ai décalé un peu Zafour après l’entrée de Harkat»
    Malgré le fait que son équipe menait au score à la fin de la première mi-temps, Saïb n’a pas cherché à fermer le jeu en deuxième période. Contraint de faire sortir Douicher en raison de sa blessure, il a effectué un petit remaniement dans l’axe. «Douicher souffrait du mollet. J’ai aligné Harkat dans l’axe, mais j’ai fait décaler Zafour et on a continué à jouer seulement avec deux joueurs dans l’axe. On a su gérer notre match comme on l’a voulu», reconnaît Moussa.

    «Je suis content pour Saïbi, et son deuxième but était valable»
    Ayant titularisé Youcef Saïbi lors de ce derby, Saïb était très satisfait de la production de son attaquant. «Youcef est quelqu’un de très sérieux. Même lorsque je le mettais su le banc, il ne disait rien. Par exemple, contre le MCO, je l’ai fait jouer, mais le match d’après je l’ai laissé sur la touche. Je l’ai titularisé contre le MCA et il a bien réagi. Je suis content pour lui surtout qu’il a marqué. Ce but va le libérer et je vous signale qu’il a inscrit un deuxième but qui n’a pas été comptabilisé par l’arbitre. C’était un but valable. Ça sera  un déclic psychologique pour lui.»

    «Pourquoi je n’ai pas convoqué Bensaïd»
    La non-convocation de l’attaquant Adlane Bensaïd a surpris plus d’un d’autant que celui-ci a joué comme titulaire lors du match précédent face à l’USMB. Le coach nous apprendra : «Il a été sanctionné, car il est arrivé en retard.» Il est clair que la discipline n’est pas un vain mot pour Saïb.

    «Je verrai avec Kheddis pourquoi il est reparti seul du stade»
    Déçu par son non-alignement, Kheddis est reparti tout seul du stade à l’hôtel Mouflon d’or à la fin du match. Cela n’a pas plu au coach qui dira : «On est venus ensemble au stade et on repart ensemble. La prochaine fois, je n’accepterai pas ce genre de comportements. D’ailleurs, je verrai avec lui pourquoi il a agi de la sorte. Le plus important est l’intérêt de l’équipe et du collectif», dénoncera le staff technique.

    «Hemani et Chaouchi ne méritaient pas les expulsions»
    Même s’il n’a pas l’habitude de parler de l’arbitrage, l’ancien meilleur passeur du championnat français a tenu à affirmer que l’arbitre s’est trompé sur ces deux éléments. «Certes, l’arbitre est comme tous, un humain, et donc pas infaillible, mais les images de la TV prouvent que Hemani n’a rien fait et que l’unique fautif, s’était Coulibaly. Maintenant, on fera appel pour que la suspension soit levée. Et je ne comprends pas aussi pourquoi l’arbitre a accordé un deuxième carton à Chaouchi, alors qu’il était réellement blessé. J’allais aligner Mazari avant même son expulsion, car il ne pouvait finir le match. Il ne restait que quelques minutes et je ne vois pas pourquoi il va perdre du temps, alors qu’on menait au score par deux buts à zéro. Il y a aussi Abdeslam qui ne va pas jouer contre le WAT puisqu’il a reçu un troisième carton» a-t-il regretté.

    «L’absence du public est le seul point noir»
    Contrairement aux précédents derbies, celui du jeudi dernier n’a pas drainé la grande foule et cela à cause de la cherté des billets. Saïb qui pense à la jeunesse n’a pas apprécié que le prix du billet soit porté à 300 DA. «Le tarif de 300 DA est vraiment exorbitant. Je ne comprends pas pourquoi on a vendu les billets à ce prix. Résultat, il n’y avait pas beaucoup de monde au stade. L’absence du public est le seul point noir de ce derby. Le président de la République a toujours insisté dans ses discours sur la jeunesse et sur le comment l’aider. Au lieu de revoir à la hausse le billet d’entrée, il fallait aider les supporters pour se déplacer en masse, et cela en pratiquant des prix raisonnables», a-t-il lâché, en ajoutant que même Hannachi partage son avis.

    «L’équipe sort la tête de l’eau et on ne doit pas parler du titre»
    L’entraîneur Moussa Saïb garde toujours les pieds sur terre en dépit des très bons résultats enregistrés jusque-là. Il ne veut nullement parler du titre pour le moment. «Le titre ça se prépare, par contre, nous, on n’a pas fait de préparation et les joueurs n’ont pas eu de repos. Le groupe était disloqué il y a deux mois de cela et certains disaient qu’on n’avait pas une équipe pour le championnat. On sort la tête de l’eau et on ne doit pas s’enflammer. Je ne parlerai de nos chances pour le titre qu’à partir de la 21e journée, et mon seul souci est que les joueurs reviennent à leur meilleur niveau et qu’ils pratiquent du beau football. Moi, je ne garantis pas le titre et si on veut quelqu’un qui leur promettra le championnat, moi je pars. Je suis là pour faire un travail à long terme», conclura Moussa.
    N. B.

    Source : http://www.competition.dz/article.php?art=1682