JSK - Il n'aura tenu que 41 jours : Mouassa s'en va déjà !
12/08/2007 04:52 par kabylie
Par : Ali Hamouche
Lundi passé, sur ces mêmes colonnes nous avons souligné la possibilité que Kamel Mouassa n’aille pas au bout de sa mission à la tête de la barre technique de la JSK, une information qui a été interprétée comme étant de la pure spéculation. Finalement, le temps nous a donné raison. Oui, Kamel Mouassa n’est plus l’entraîneur de l’équipe première du club kabyle, une décision qui aura peut-être surpris plus d’un, pas nous, dans la mesure où Mouassa avait assuré les séances d’entraînement de mardi à Bouchaoui et de mercredi passé à Tizi Ouzou. C’est justement après cette séance que l’idée de partir a germé à nouveau dans la tête du technicien guelmi. Au fil des heures, cette idée a pris corps. En soirée, ce dernier fera savoir à un ami à Tizi Ouzou qu’il a décidé de mettre fin à ses fonctions d’entraîneur de la JSK. «A 80%, je suis partant. Si tu entends que je n’ai pas dirigé la séance d’entraînement de demain, sache que cela ne fera que confirmer ma décision», a-t-il dit à cette personne. Le lendemain matin, c’est-à-dire jeudi, les joueurs sont tous sur le terrain du 1er-Novembre mais point de Mouassa, lui qui est ponctuel. Les joueurs commencent à se poser des questions, toutefois ils doivent mettre ce sujet de côté et se mettre au travail sous la houlette de Moussa Saïb. Du côté des supporters, les spéculations sont allées bon train et telle une traînée de poudre, l’information a fait le tour de la ville des Genêts pour se propager un peu partout chez les supporters kabyles. «Mouassa a décidé de partir» et la volonté de certains proches du club de vouloir minimiser les choses en faisant croire que Mouassa était invité à un mariage ne changera rien à cette information. L’après-midi, les Kabyles, du moins ceux branchés sur la Chaîne III, ont eu la confirmation : «Mouassa a officiellement démissionné.» Mais ceux qui sont au fait des affaires du club kabyle n’avaient pas besoin de cette cinfirmation, eux qui l’avaient eue la matinée par le biais du premier responsable du club kabyle. Comme il fallait s’y attendre, ce dernier a eu un appel téléphonique de la part de Mouassa qui l’a informé de sa décision de partir. Moh Chérif Hannachi, fort de son expérience, voyait les choses venir et s’attendait à entendre une telle réaction. C’est la raison pour laquelle il n’est pas apparu surpris et a fait savoir à son interlocuteur qu’il respectait sa décision. D’ailleurs, dès qu’il a raccroché, le président kabyle n’a pas perdu son temps en se mettant la recherche d’un nouvel entraîneur pour son équipe fanion.
Ce n’était qu’une question de jours
Les Kabyles étaient partagés entre ceux qui ont été surpris par la démission de Kamel Mouassa et ceux qui ne l’ont pas été. Ces derniers, notamment ceux qui ne ratent rien de l’actualité du club, s’attendaient à cette décision car il y a certains signes qui ne trompent pas. Le premier est le fait que Mouassa avait temporisé pour prendre l’équipe, certains y ont vu une hésitation de sa part. Selon certaines informations, ce dernier était en contact très avancé avec des clubs, mais avec l’entrée en course de la JSK, tout a été remis en cause. Comme il fallait s’y attendre, Mouassa n’a pas pu dire non à Hannachi. Avant même le match face à l’ES Sahel, il a songé sérieusement à partir, mais ne pouvait le faire car il y avait justement cette rencontre. Cela aurait été mal vu de laisser tomber l’équipe avant un match aussi important. Avec la défaite et les conséquences qu’on connaît, dont les insultes des supporters à son égard, il a fait part à nouveau à son entourage de son souhait de partir.
D’ailleurs, il en a fait part au président qui a réussi à le dissuader en lui demandant de poursuivre son travail et ne pas laisser l’équipe en cette période de turbulences.
Ce n’était que partie remise puisque dans la même semaine, Mouassa est revenu à la charge. Cette fois-ci, le président kabyle, en signe de bonne volonté, donna carte blanche à son entraîneur, mais cela n’y changera rien, Mouassa était bien décidé à remettre le tablier avant même la fin de la semaine. Il a mis a exécution sa décision. Finalement, son départ n’était qu’une question de temps.
Les raisons d’un départ
Kamel Mouassa est bel et bien parti, mais la question que tout le monde se pose maintenant est : quelle est la raison qui a poussé l’entraîneur de la JSK à prendre cette décision ? Ce n’est pas un seul motif, mais plusieurs qui ont précipité le départ de Mouassa. Pour le moment, ce n’est pas le concerné qui nous les a donnés car il était injoignable au téléphone mais ces raisons sont le fruit des informations que nous avons pu récolter ici et là. Tout d’abord, il y a ce ras-le-bol exprimé à maintes reprises par Mouassa par rapport au comportement de certains joueurs, coupables, selon lui, d’indiscipline avec leurs absences à répétition et les retards aux entraînements. Ajouter à cela, le fait que le fil entre lui et le groupe est rompu. Et pour cause, les joueurs n’ont pas apprécié sa méthode de travail jugée trop dure, non pas par rapport à la charge mais à la manière de communiquer avec eux. Ensuite, il y a le fait que Mouassa a confié à son entourage cette histoire d’interférence dans son travail, comme, par exemple, le fait qu’il ne peut gérer le groupe à sa guise et prendre les décisions qu’il faut. Par ailleurs, alors qu’on croyait que l’hostilité que lui vouent les supporters kabyles a été mise au frigo, cette dernière est réapparue à la surface après la défaite à domicile en Ligue des champions africaine face à l’ES Sahel. A l’issue de la rencontre, Mouassa a été tout simplement insulté, signe précurseur de ce que serait la relation entre les supporters et Mouassa si ce dernier venait à rester. Mouassa n’était pas prêt à vivre une autre grande pression à la JSK. Par ailleurs et selon certaines informations, Mouassa serait parti car il aurait succombé aux sirènes d’un autre club, plus probablement en Tunisie, une information qui reste à confirmer.
Ali Hamouche
Source : http://www.lebuteur.com/stories.php?story=07/08/10/7466407
| Chanson |
| Tamazight et la voix veloutée de Matoub Lounès |
| La Dépêche de Kabylie 31/07/2007 |
| «Si quatre murs m’enserrent Si je ne vois que l’échafaud Si la misère m’aspire Et si mon chemin est une pente au gouffre Que l’on me dise : Où crois-tu aller ? Je clamerai : je suis Amazigh !», Lounès Matoub Il avait tracé un chemin dans son esprit, en dépit de tous les impedimenta qui y furent disposés, un chemin gorgé de larmes et de souffrances, il l’avait suivi avec crânerie et perséverance. Un vrai aède inlassable dont la voix veloutée a sillonné quasiment toute l’Algérie, il avait lâché la bride à ses idées pour survoler entre le ciel et la terre sans aucune crainte de tout ce qui pourrait lui arriver. C’est un héros au milieu d’un désert sans aucune goutte d’eau pour en imbiber ses lèvres, il marche, il tombe, il se relève, l’immense soleil lui brûle ses yeux, ses rayons ardents l’empêchent de lever les yeux pour discerner le ciel, la chaleur torride le tracasse, la sueur abondante coule sur son corps, parfois un scorpion ou un serpent le surprend pour le faire pénétrer dans un labyrinthe sans issue, cependant, avec sa lassitude crasse, il persiste ... Les thèmes qu’il a abordés sont prolifiques à tel point qu’on pourrait en établir une encyclopédie, aucun sujet ne lui a échappé, toutefois son grand combat fut l’officialisation de la langue berbère, et la chanson a été le procédé infaillible pour propager ses concepts et adjurer les Kabyles à s’unir et à constituer un mur qu’aucune force au monde ne pourra défaire… Ses poèmes qui jaillissent des tréfonds de son âme, constituent un jardin fleiri de toutes sortes de plantes et de différents arbres qui serviront d’ombre où quiconque pourra se réfugier et fuir le soleil et y trouver tout ce qui réjouie les yeux. Chaque vers est authentique, sa manière de chanter l’amazighité est hors pair, chaque terme prend sa place adéquate, dépourvue d’ambiguïté, allant directement vers le but sans trop d’allégorie, il a jeté son dévolu sur la chanson pour tenter de désaltérer sa soif de réparation. C’est un amour platonique qu’il éprouvait pour tamazight, un amour qui s’apparente à un beau ciel sans nuages dépourvu d’hypocrisie et de baux semblants, une grande fierté d’être un Amazigh, le berbérisme à couleé dans ses veines, durant toute sa vie, il combattra pour qu’elle devienne une rose qui embaume un parfum d’une fieffée excellence que tout le monde aspirera à sentir, ses glorieuses racines finiront un jour par s’éclaircir comme de l’eau qui surgit d’une fontaine et aucune puissance ne saura, ni ne pourra le retenir. Dans sa chanson Regard sur l’histoire d’un pays damné… , il affirme que sa race est une race parfaitement authentique et qu’il ne lâchera guère : «Je remonterai vers mes racines Dans beaucoup de ses chansons, il insiste que tamazight est primordiale pour l’union des Kabyles, c’est le seul canal qui les conduira de l’autre côté de cette mer houleuse, sans aucun risque de se noyer, il les suppliait de renforcer leurs rang et conjuguer leurs forces, et d’une autre part il déplorait leurs brouilles comme il le chantait dans Akit ay arrac nnegh ou «réveillez-vous, compagnons» : «Réveillez-vous, compagnons de lutte Notre histoire, lui apparaisait comme une véritable fresque sur laquelle il s’extasiait à chaque fois qu’il lui jetait un regard, ou comme un mythe dont nos ascendants seraient des héros dont La Kahina, Massinissa, Jugurtha et bien d’autres qui ont sculpté leurs noms en lettres d’or dans l’histoire des Imazighènes, car la liste est trop longue, il les mythifiait, les glorifiait, il leurs octroyait l’image des grands hommes de toute l’humanité, dans Imazighène, «Que de braves sont tombés Jugurtha en premier, Matoub Lounès, est un flambeau qui illumine les sentiers dans les nuits obscures, il est également une source qui taquine les conscience endormies, ses poèmes embrasent les esprits, il se demande où sont passés les vrais Imazighènes, les Berbères authentiques qui sont connus pour leur hardiesse et leur amour fervent pour la liberté, «les Lions» comme il les appelle, dans son premier album, la chanson intitulée Ay izem, «Ô lion», il chantait : «Où es-tu ? ô lion ! «Le peuple le plus ardent de sa colère est pareil à un feu trop vif pour être éteint», a affirmé le grand poète tragique grec Euripide car quand un peuple se réveille après un long sommeil, aucune puissance ne pourra réduire sa colère… Il ressassait à chaque fois qu’il faut préserver cette langue avant qu’elle ne soit enfouie dans les ruines du temps, il avait la même appréhension que celle de Mouloud Mammeri celle qu’un jour le peuple berbère ne serait qu’une légende ou une civilisation effacée par une bourrasque de régression et emportée par le courant de l’oubli, un sort qui soit plus similaire à celui du peuple aztèque, et en nos jours nous assistons au piétinement de notre langue comme il le proclamait : «Tamazight est foulée aux pieds.» Et «ses origines sont bien conneus». Lwennas avait maintenu le chemin esquissé par Mammeri et Tahar Djaout par son militantisme et son combat inlassable. Son vocabulaire est d’une richesse inépuisable, il a sauvé énormément de mots et d’expressions qui étaient sur le point de tomber en désuétude, et presque chaque poème contient des vocables et des termes nouveaux. Sa vie fut un parcours des plus grands, il ne se démoralisait plus, il convoitait avec détermination d’atteindre ses objectifs même si parfois ils lui semblent utopiques, il chantait dans Ass-agi lligh ou “je suis” : «Si quatre murs m’enserrent Le kabyle pour certains n’est utile que pour la danse et la distraction et cela l’affligeait énormément, il manifeste ainsi sa rage : «Cette langue adorée Un peuple dépouillé de sa langue est indubitablement un peuple voué à la disparition, du fait que la langue est l’esprit d’un peuple, sa vie, son histoire y sont contenues… |
| par Sabrina Azzi |
Photo :http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/fete_fr/media/images/ph_fete_2006_foule_gr.jpg

Source : http://www.kabyle.com/La-Kabylie-a-la-Fete-des-enfants,12440.html
samedi 18 août 2007 à 10h00 - Montréal - Fête des Enfants
Scène des p’tits clins d’œil Jean Coutu: Des groupes d'enfants issus de plus de trente communautés culturelle vous en mettent plein la vue par la danse, la musique, le chant et la gymnastique sur la Scène des p'tits clins d'œil Jean Coutu! Venez applaudir des jeunes pleins de talent et laissez-vous emporter par des rythmes endiablés qui transcendent langues et frontières.
dimanche 19 août 2007 à 10h00 - Montréal - Fête des Enfants
Scène des p’tits clins d’œil Jean Coutu: Des groupes d'enfants issus de plus de trente communautés culturelle vous en mettent plein la vue par la danse, la musique, le chant et la gymnastique sur la Scène des p'tits clins d'œil Jean Coutu! Venez applaudir des jeunes pleins de talent et laissez-vous emporter par des rythmes endiablés qui transcendent langues et frontières.
Lieu: Parc Jean-Drapeau, Montréal. Prix : Gratuit.
| Anniversaire |
| Bonne fête Ania! Tu as maintenant 4 ans, Bravo!
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Aujourd'hui est une journée spéciale! Que toutes les journées de l'année ressemblent à celle-ci, qu'elles soient remplies de joies et de surprises.
Ton papa, ta maman, ta grande-mère (yayou comme tu l'appelles), ainsi que tout le reste de la famille qui t'adorent, te souhaitent : Joyeux Anniversaire et beaucoup de santé et de plaisir...et une grande reussite dans ta vie. |
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par : Arezki & Karima |
Photo :Arezki Ait-Ouahioune
Chers membres et amis,
Le Centre Amazigh de Montréal (CAM), vous invite à assister à
la performance de sa troupe de théâtre, de chant et de danse Itran n’Gerger
« les Étoiles du Djurdjura » qui se produira dans le cadre la Fête des Enfants de Montréal.
La troupe du CAM interprétera quelques danses kabyles d’Algérie et
proposera une mise en scène de quelques traditions et rites kabyles (berbères).
Cet événement ouvert au public aura lieu :
Date : Samedi 18 aout 2007.
Heure : Entre 10 h 00 et 11 h 30
La première prestation ayant lieu à 10 h 15 sur le site : Scène des P’tits Clins d’œil
Et la seconde à 11 h 15 sur le site : Entrez dans la Danse !
Endroit : au parc Jean-Drapeau
Le site est agréable et il y aura pleines d'activités qui feront le bonheur de vos enfants et une journée de détente pour vous.
Pour le Centre Amazigh de Montréal (CAM)
Arezki Ait-Ouahioune
Membre du Conseil d’Administration
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Pour plus d'informations sur la Fête des Enfants :
http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=167,523446&_dad=portal&_schema=PORTAL
Pour la participation du Centre amazigh de Montréal:
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Un été, deux destinations de vacances. Chaque été, le Var et la Kabylie. Et des fois, le contraire. Cela fait 3 ans que ça dure, depuis que les parents de Nadia ont décidé de se séparer. « J’ai tout en double, dit-elle. Deux anniversaires, deux domiciles, deux "vacances". Tout est multiplié par deux. Enfin, peut-être pas l’essentiel. Cette année, rebelote pour les vacances. »
Je pars en Algérie. Comme chaque année, depuis 3 ans, j’y passerai tout le mois d’août. Juillet est réservé pour Toulon, dans un petit village perdu dans l’arrière-pays. Les deux rives de la Méditerranée. J’aimerais bien faire autre chose, aller ailleurs mais mon père insiste pour m’emmener en Kabylie. C’est important pour moi, me répète-t-il. Pour mes racines, mon avenir et tout ça. Je ne parle même pas le kabyle ! Je m’ennuie à mourir chez les parents de mon père. Ma grand-mère ne comprend rien à ce que je dis, elle ne fait que m’enlacer et me baver dessus. Puis, j’en ai marre, tout est interdit ! Et quand je demande pourquoi, tout le monde me répond : c’est comme ça, en me lançant un regard surchargé de pitié. Ou alors, quand on fait l’effort d’être poli, on me dit : nous, c’est comme ça qu’on fait. Et quand je demande, c’est qui nous ? Malheur ! On me toise de haut. Nous, les Algériens, bien sûr ! Facile de m’exclure pour eux. Ils me renvoient toujours à la France. Vous autres, disent-ils, sans jamais définir ce « vous » culpabilisant. Enfin, censé le faire. La Kabylie de mon père a un grand défaut. Elle n’a pas de mer. Les montagnes du Djurdjura sont peut-être belles, mais qu’est-ce qu’il y fait chaud ! De 10 h à 16 h, c’est opération ombre. Les habitants se réfugient chez eux. Les plus aisés mettent leur climatisation à fond. La colline brûlée. Le soleil est implacable, il n’a aucune pitié pour les humains. Il est comme suspendu à une dizaine de mètres au dessus de nos têtes et s’amuse à assommer ceux qui osent le défier en sortant de l’ombre. Une adolescente parisienne dans un village kabyle, ça peut donner lieu à un bon film plein de rebondissements. Tout d’abord, question dépaysement, faut repasser. Y a plus d’émigrés, comme ils disent ici, et d’Algérois que de locaux. Le village passe de 70 habitants en hiver à plus de 300 en été. Ça parle français partout, sauf chez ma grand-mère toujours scotchée devant BRTV. Je n’aime pas trop le comportement de mes amis. Ils prennent les gens de haut. Mon père dit que c’est à cause de l’euro. Que c’est un problème de lutte des classes. Que les immigrés deviennent subitement très riches en débarquant en Algérie grâce au change parallèle. Un pour cent. Mon oncle est méprisant quand il parle de dinar. Dans sa bouche, le dinar ressemble à une insulte. Pour une fille, passer ses vacances dans un village kabyle n’est pas très réjouissant. Il y a peu d’activités, plein de tabous, un ennui profond, une forme de léthargie physique et cérébrale. Y a pas que ça évidemment. Les mariages, c’est tous les jeudis et vendredis. Difficile de s’y retrouver. Je ne savais pas que j’avais autant de cousins et de cousines. Quand j’ai un coup de blues ou que ma mère me manque, mon père s’empresse de me proposer d’aller à la mer. Et ça devient très vite une expédition. De Michelet (je n’arrive pas à prononcer Ain El Hammam), au Petit Paradis, le voyage est épique. Je ne me retrouve jamais seule avec mon père. A la plage, il y a au moins la moitié du village. Un cortège de nombreuses voitures. A mourir de rire. C’est, d’ailleurs, ce qui nous arrive toujours. Heureusement qu’on meurt pour de faux. On revient de la plage tout rouges comme des crevettes. Tous, sans exception. Des montagnards à la mer, ironise mon oncle. Cette année, mon père arrive deux semaines après moi. Je redoute mon séjour sans lui. Tout comme je redoute la fin des vacances. Mon père a raison. J’ai fini par aimer ce pays, mon autre pays.
Source : http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=73876
La JSK, toute populaire, déterminée et sérieuse qu'elle est, a multiplié les erreurs.
Certaines apparaissent prosaïques, mais n'en ont pas moins pesé lourd. L’organisation, son staff, son état-major, manquant d'expérience, d'homogénéité et de poids, a sans cesse péché par amateurisme.
Les relations de son président avec le public n'ont cessé d'être exécrables, ce qui était aussi nuisible que paradoxal.
En humiliant délibérément les "Canaris" -de la sorte, il signe son intention de soumettre le club aux sempiternelles situations que seuls les incapables subissent.
Et comme la JSK, de par son histoire, sa symbolique et surtout l’étendue de ses tentacules au sein de la population ne doit s’accommoder de cet état de fait, urgence est de situer le mal pour mieux l’endiguer.
N’étant pas des docteurs es-football, mais juste des plumitifs que la logique inspire, nous n’avons sans cesse dit et redit que la démission du président est l’unique solution pour que le club cher aux Kabyles sorte de sa léthargie.
Non pas qu’il fasse de l’ombre à ses joueurs ou qu’il les inhibe, mais la stratégie de celui-ci est justement de curer la JSK de tout ce qu’elle a amassé comme représentativité depuis sa création, il y a de cela 61 ans.
Nous sommes tentés de croire que cet indus occupant est porteur d’une mission qui va à contre-courant des aspirations populaires.
Et comme dans pareil cas, il est extrêmement recommandé de ménager le chou et la chèvre, des choses positives ont émaillé le parcours du club.
Ceci est indéniable.
Ses attitudes vis-à-vis du mouvement citoyen, ses rapports avec la famille du club et ses apparitions aussi bizarres qu’inattendues lors des visites présidentielles conforte le moins chauvin du club dans son appréciation que ce sieur a choisi son camp qui n’est pas forcément celui qui applaudit lorsque les Canaris gazouillent.
N’ayons pas peur des mots.
ça fomente en haut lieu pour faire du club un simple onze chargé de taper dans un ballon de cuir, à l’instar de tous ces clubs que seul l’applaudimètre intéresse.
Un club auquel il urge de lui ôter l’audience qu’il peut avoir au sein de la population connue pour être réfractaire, rebelle jusqu’à l’insolence et frisant le masochisme quand il s’agit de s’opposer aux chants des sirènes. Ils ont essayé, et cela s’est répercuté sur les résultats du club qui se retrouve aujourd’hui à jouer les seconds couteaux dans un championnat tout juste budgétivore et de faire valoir dans une compétition africaine qui lui délimite des garde –fous.
Tant pis, ce sera peut être pour une prochaine fois. Mais entre-temps, le trône devra changer d’occupant.
Ce n’est pas le méchoui qui change ; ce sont les gens qu’il y a autour.
Par Yanis Zafane
Source : http://www.depechedekabylie.com/point.php?id=MTU3NA==
La défaite concédée vendredi après-midi, la seconde en moins de deux semaines, face aux Tunisiens de l’ESS dans le match comptant pour la quatrième journée de la phase des poules de la Ligue des champions, a été celle de la discorde .
En effet, ce nouvel échec a mis tout simplement à nu les nombreuses carences de l’effectif kabyle, qui s’est montré incapable de répondre aux attentes des amoureux des couleurs Jaune et Vert, dont l’ambition a été toujours de voir leur équipe-fétiche au sommet de la pyramide.
Vendredi dernier, les Canaris qui jouaient un match important pour la suite du parcours en Ligue des champions et qui espéraient glaner les trois points, sont passés à côté de leur sujet, en laissant filer l’occasion de le faire devant les Tunisiens qui se sont montrés supérieurs.
Par cette défaite qui a soulevé le courroux des supporters, les Kabyles auront ainsi compromis sensiblement leur chance de qualification au dernier carré.
Les fans du club imputent cette défaite au président de la JSK qu’ils disnet responsable de la débâcle de leur équipe.
Pour ces derniers, Hannachi a failli sur tous les plans.
Le mauvais recrutement, l’instabilité du staff technique, le départ de certains joueurs qu’il n’aurait pas dû laisser partir et l’indiscipline de certains éléments qui se considèrent comme des intouchables sont, entre autres, autant de griefs reprochés au boss du club kabyle désavoué aujourd’hui par l’écrasante majorité des supporters de la JSK, qui ne veulent plus de lui à la tête de leur club.
Jusqu'à hier, partout en Kabylie, y compris dans ses coins les plus reculés, la colère ne semble pas s’estomper, puisque toutes les discussions ne tournaient qu’autour de cette nouvelle humiliation subie par leur équipe.
Pour la majorité d’entre eux, le temps est venu de changer les choses à commencer par faire partir le président Hannachi lequel reste plus que jamais dans leur collimateur.
Par : S.K
Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=43636&ed=MTU3NA==