L’AVANT-PREMIÈRE AURA LIEU LE 25 JUIN PROCHAIN : Un film sur Matoub Lounès

23/06/2007 01:52 par kabylie

Un travail cinématographique impressionnant vient d’être finalisé en l’honneur de l’auteur de la célèbre chanson Aghuru.

Pour immortaliser le parcours et l’oeuvre du chantre kabyle, Matoub Lounès, des initiatives émergent par-ci, par-là, afin de ressusciter l’artiste.

En effet, un travail cinématographique impressionnant vient d’être finalisé en l’honneur de l’auteur de la célèbre chanson Aghuru.

Il s’agit d’un film intitulé Le Rebelle et l’ironie du sort réalisé par le jeune scénariste Mokrane Hammar qui a mis en relief la vie et l’itinéraire de Matoub.


«
Le feu a failli ravager tout le village, l’artisan n’était autre qu’un enfant de cinq ans.

Le feu fût éteint, c’est le cessez-le-feu mais la guerre froide congèle les frontières algéro-marocaines où se trouvait le rebelle qui refusait toute soumission.


Il laissait libre cours à sa voix, son unique arme, ses propos n’ont épargné personne, encore moins les gens de la nomenklatura.

Il disait tout haut ce que les autres pensaient tout bas.

L’Algérie à feu et à sang.


L’étincelle a atteint tout le monde et le peuple souffrait en silence.

La voix du rebelle fut éteinte pendant quinze jours car il a été kidnappé et ses ravisseurs laissaient entendre qu’ils allaient l’exécuter avant de le libérer, enfin. Des frères allument le feu.

Une grosse fumée s’y dégage.


Le monde entier observe ces frères qui se brûlent sans souffler mot.

Le pays est assis sur un brasier. La maison Algérie brûle.


Le rebelle prend sa revanche sur la situation et appelle au secours.

Il accuse, il pleure l’Algérie, il crie...le rebelle fut assassiné», peut-on lire dans le synopsis qui résume le contenu de ce long métrage de 65 minutes qui a été tourné en Kabylie, à Alger et en France sous l’égide de l’association Amezgoun N’djerdjer et avec une contribution financière du Haut commissariat à l’amazighité. », peut-on lire dans le synopsis qui résume le contenu de ce long métrage de 65 minutes qui a été tourné en Kabylie, à Alger et en France sous l’égide de l’association Amezgoun N’djerdjer et avec une contribution financière du Haut commissariat à l’amazighité.

», peut-on lire dans le synopsis qui résume le contenu de ce long métrage de 65 minutes qui a été tourné en Kabylie, à Alger et en France sous l’égide de l’association Amezgoun N’djerdjer et avec une contribution financière du Haut commissariat à l’amazighité.

«La rigueur et l’exactitude font de ce film une oeuvre beaucoup plus proche du document historique que de la fiction».


L’autobiographie de Lounès Matoub, tient dans cette oeuvre, le rôle de la référence majeure.


«Une autre référence et non des moindres est la présence récurrente, tout au long du film, de Na Aldjia, la mère de Matoub, qui intervient souvent pour, parfois authentifier, parfois apporter l’éclairage nécessaire à la bonne compréhension de la complexe personnalité de son fils», nous explique le réalisateur qui précise, en outre, que le film commence par «l’enfance tumultueuse durant la guerre d’Algérie et les précoces démêlés de Lounès avec la justice puis se déroule la suite des événements: le Service national avec déjà le refus d’obéir à l’ordre de combattre nos frères marocains, la prison en France, les blessures physiques et morales qui sont restées ancrées en lui jusqu’à sa mort.»


En somme, ajoute le réalisateur, «le film montre, à travers, la vie de Lounès, la complexité de la société kabyle, ses tiraillements et pourtant il y a la possibilité d’union».

Par ailleurs, Mokrane Hammar estime que «le film gagne beaucoup artistiquement» du fait qu’il s’agit de l’adaptation d’une pièce théâtrale maintes fois présentée, et qui rend les dialogues plus fluides.

Enfin, notons que l’avant-première de ce long métrage sera projetée à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, le 25 juin, date du 9e anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès.


Hafid AZZOUZI

Source : http://www.lexpressiondz.com/T20070619/ZA5-13.htm

Médias écrits: Nouveau journal communautaire à Montréal "Le Nord-Africain"

22/06/2007 00:55 par kabylie

  • Médias écrits:  Nouveau journal communautaire à Montréal

    Médias écrits: Nouveau journal communautaire à Montréal "Le Nord-Africain"

    22/06/2007 00:55 par kabylie

Le Nord Africain
Journal communautaire libre

10146,rue Berri, Montréal, Qc, H3L 2G7
Tel.: 514-465-4071  - 
lenordafricain@gmail.com

 

Directeur de la publication Ahmed Benchabane
Directrice de la publicité Naime Hasbellaoui
Maquette et infographie Salah Amrane

Collaborateurs 

El Hadj Larbi Zouaimia
Abdellatif Azzouzi
Arezki Slifi
Azzeddine Harkat
Daniel Lamontagne  

Les titres du Volume 1-No 1-Juin 2007

 L'édito:

               A vous la parole!

  • Québécoiseries: Les paranos
  • Classe politique Algerienne: Le temps des remises en cause
  • Air-Algerie Alger-Montreal sans escale
  • Mohamed Gahche: Portrait d'un nouveau député
  • UMA: L'unique salut face a la mondialisation
  • Maroc-Info
  • Tunisie-Info
  • Algerie-Info
  • Mauritanie-Info
  • Vie communautaire: De Saint-Augustin d'Algérie à Saint-Augustin-de-Desmaures
  • et plus...

          Source :http://www.algeroweb.com/divers/le_nord_africain.htm

Ligue des Champions CAF : Ittihad Tripoli-JS Kabylie (Demain à 20 h) Les Canaris dans une nouvelle aventure

22/06/2007 00:37 par kabylie

  • Ligue des Champions CAF : Ittihad Tripoli-JS Kabylie (Demain à 20 h) Les Canaris dans une nouvelle aventure

    Ligue des Champions CAF : Ittihad Tripoli-JS Kabylie (Demain à 20 h) Les Canaris dans une nouvelle aventure

    22/06/2007 00:37 par kabylie

Les Kabyles renoueront officiellement demain avec la compétition qu’ils affectionnent le plus, à savoir la Ligue des champions africaine.

Et ce, pour le compte de la première journée des poules. Ils auront fort à faire devant une coriace équipe libyenne de l’Ittihad de Tripoli, une formation aux 20 titres nationaux (121 fois champions, 5 coupes nationales et 3 supercoupes), alors qu’au plan continental, elle en est à ses premières touches avec la hiérarchie africaine pour avoir atteint les quarts de finale de la coupe des coupes, un troisième tour en coupe de la CAF et un premier tour en Champions league. Alors que cette année, les Libyens atteignent pour la première fois de leur histoire la phase des poules, ce qui est en soi une grande performance. Les Kabyles que nous avons pu joindre au téléphone n’ont pas manqué de nous faire part de leur satisfaction quant à l’accueil qui leur a été réservé. Aussi, pour mieux connaître l’ambiance qui prévaut au sein de l’équipe, nous avons sollicité Azzeddine Aït Djoudi pour nous donner ses impressions sur le séjour de son équipe et les préparatifs à la veille de cette première manche et première sortie de l’équipe algérienne face à cette formation de l’Ittihad qu’ils connaissent bien pour avoir eu à la croiser la saison dernière, lors du premier tour. Pour rappel, les Kabyles sont revenus avec le point du nul (1-1) après avoir longuement mené, avant de s’imposer à Alger assez nettement par 4 à 0 avec un insaisissable Hamza Yacef qui n’est plus dans le groupe. Un groupe qui est aussi décimé par les blessures de Athmani et Abdeslam mais aussi par la suspension de Wassiou alors que les nouvelles recrues que sont Kheddis, Berramla et Hamadou ne sont pas encore rentrées dans le vif du sujet avec leurs nouveaux équipiers. « Peu importe, mais nous allons tout faire pour nous adapter très vite à cette nouvelle compétition », nous dira Sid Ahmed Kheddis, l’ex-Sang et Or. Il reste que Aït Djoudi se retrouve, comme en demi-finale face à l’USMA, avec un milieu de terrain handicapé, lui qui comptait sur la présence de Marek qui, à la dernière minute, avait préféré rester à la maison et étudier toutes les offres qui se présenteront à lui pour une nouvelle aventure. Avec les blessures de Abdeslam, la suspension de Wassiou, la petite forme de Bendebka et les départs de Hamlaoui et Marek, Aït Djoudi aura beaucoup de soucis pour composer son entre-jeu. Il demeure que Aït Djoudi reste tout de même très optimiste même s’il se montre quelque peu réservé quant à cette rencontre, surtout que cette équipe de l’Ittihad en quête de revanche a fait beaucoup de progrès.

Mohamed Rachid

Source : http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=70913

Commémoration de Lounès Matoub au C.A.M.

19/06/2007 22:37 par kabylie

  • Commémoration de Lounès Matoub au C.A.M.

    Commémoration de Lounès Matoub au C.A.M.

    19/06/2007 22:37 par kabylie

JSK fin de saison :Une humiliation de plus...

19/06/2007 17:12 par kabylie

  • JSK fin de saison  :Une humiliation de plus...

    JSK fin de saison :Une humiliation de plus...

    19/06/2007 17:12 par kabylie

La JSK clôture cette saison comme elle l’a commencée en réalisant l’une des performances les plus médiocres de son histoire puisque les kabyles ont lourdement chuté (4-1) en demi-finale de la coupe d’Algérie, au stade Tchaker de Blida, face à l’USM Alger qui disputera ainsi sa troisième finale consécutive.

Honteuse !!! Telle a été la JSK qui s’est inclinée (4-1), cet après-midi, face à l’USM Alger, en demi-finale de la coupe d’Algérie. Le cauchemar des Kabyles débutera en milieu de première mi-temps quand le Malien Sédounoudé Abouta profite d’une erreur monumentale de Hamza Yacef qui s’est étrangement retrouvé en position de défenseur axial pour servir l’avant-centre usmiste gracieusement invité à mettre sa tête pour ouvrir le score en faveur de son équipe.
Maladroits, dépourvus d’idées et de percussion, les joueurs de la JSK ne sont pas arrivés à montrer la moindre réaction suite à cette bévue qui aura abattu des Kabyles qui manquaient déjà cruellement de motivation dès l’entame du match. Mal répartis sur le terrain, les hommes de Azzedine Aït Djoudi arrivent enfin à inquiéter la défense usmiste suite à un coup franc bien botté par Sofiane Bengorine qui dépose le ballon sur le pied mou d’un Hamza Yacef des plus mauvais jours qui n’arrivera pas à reprendre correctement cette balle.
Profitant de cette léthargie des joueurs kabyles, les Usmistes imposent leur loi au milieu du terrain pour mieux asseoir leur jeu et construire des attaques rapides bien menées par le virevoltant Ammar Ammour qui aura donné du fil à retordre à son ange gardien du jour, Chérif Abdeslam très souvent battu par la vivacité du meneur de jeu algérois.
Juste avant la mi-temps, l’USM Alger obtient un penalty suite à une faute sure Ammar Ammour dans la surface de réparation. L’ancien annabi, Boucherit se charge de transformer la sentence permettant ainsi aux Algérois de regagner les vestiaires avec une avance sécurisante de deux buts.
A la reprise, le coach Kabyle tente d’insuffler du sang neuf dans son équipe en introduisant Nabil Hemani et Nassim Oussalah à la place, respectivement, de Boubaker Athmani et Hamza Yacef mais les changements tardent à donner les résultats escomptés vu que les Kabyles n’arriveront pas à déjouer la stratégie mise en place par Belhout, continuant ainsi à développer un jeu brouillon digne d’une équipe sans âme et sans organisation.
Procédant par contre, l’USM Alger réussit à prendre le large dans cette rencontre grâce à un doublé du Malien Abouta qui a bénéficié d’un centre parfait du bourreau de la JSK, Ammar Ammour. N’ayant plus rien à perdre, Azzedine Aït Djoudi joue sa dernière carte en faisant entrer Fahem Ouslati à la place de Ali Bendebka. En quelques minutes, le jeune milieu de terrain de la JSK réussira à faire ce que n’a pas su faire son aîné durant 75 minutes. En effet, sur l’une de ses premières balles, Fahem Ouslati adresse une balle millimétrée en direction de Nabil Himani qui ne trouve aucune peine à tromper la vigilance du portier usmiste.
A un quart d’heure de la fin, un éventuel retour des Kabyles était encore possible mais l’autre Malien, Mintou Doucouré annihilera rapidement tous les espoirs kabyles en allant battre Faouzi Chaouchi pour la quatrième fois dans cette demi-finale qui verra donc l’USM Alger se qualifier en finale de la coupe d’Algérie confirmant ainsi son statut de bête noire de la JSK dans cette compétition.  

Source ; http://www.jskabylie.org/index.php?option=com_content&task=view&id=259&Itemid=33

Algérie 0-2 Guinée : Sur un air de déjà vu...(Un état d'esprit général à revoir)

18/06/2007 04:58 par kabylie

  • Algérie 0-2 Guinée : Sur un air de déjà vu...(Un état d'esprit général à revoir)

    Algérie 0-2 Guinée : Sur un air de déjà vu...(Un état d'esprit général à revoir)

    18/06/2007 04:58 par kabylie

 

\

\> Lire : Les faits du match
> Live : Algérie 0-2 Guinée (revivez le LIVE)

> Analyse : Le jeu des Verts
> Analyse : Les enseignements *****

> News : Cap Vert 0-0 Gambie

Source : http://www.dzfoot.com/

Centre Amazigh de Montréal commémore Lounès Matoub

18/06/2007 04:41 par kabylie

Un plus de dernière minute dans la programation de la soirée :

  "Annonce de la participation de la Troupe TILELLI de l'ACAOH "


Il y aura :

  1- Poème de Mass Arab Sekhi : Tassa n yemma-s.


  2- Poème de  Farida Ldjamaa :

      C'est une adaptation de la chanson bien connue Degeneration du groupe Quebecois Mes ailleux.


  3- Poème de  Farida Ldjamaa : A yemma.

La Troupe Tilelli


Tilelli, liberté en Tamazight, est une troupe de chants et de danses composée de 11 femmes.

Le but premier de Tilelli est la promotion de nos tradidtions culturelles.

Cette troupe a vu le jour en 2001 et depuis, elle ne cesse d’évoluer et de créer pour enrichir ses spectacles.

Tilelli puise dans les traditions ancestrales, poèmes et rituels pour assurer le maintien de la culture Amazighe malgré l’exil.

http://www.amazigh-quebec.org
contact@amazigh-quebec.org

Après la débâcle de la JSK en coupe d’Algérie : Grosse déception en Kabylie

17/06/2007 15:16 par kabylie

Il ne faut certainement pas être clerc en la matière pour mesurer toute la déception vécue par des milliers de supporters kabyles après la débâcle incroyable de la JSK en demi-finale de Coupe d’Algérie face à l’éternel rival, l’USM Alger (4-1).

Au-delà de l’élimination et de la privation d’une neuvième finale historique pour le club kabyle, c’est surtout l’ampleur d’un tel naufrage qui aura suscité une grosse amertume et une certaine inquiétude chez les fans  kabyles.

Jamais au grand jamais, la JSK n’a subi une telle déroute en coupe d’Algérie si ce n’est ce sacré revers essuyé lors de la saison 1999/2000 à Tlemcen.

Il est vrai qu’après une saison marathon, cette demi-finale de coupe d’Algérie donnait l’impression d’être le “match de trop” pour des joueurs surmenés auxquels il faudrait aussi adjoindre les absences de taille du malien Dabo, du béninois Wassiou et du jeune Rabie Meftah, tous trois retenus dans leurs équipes nationales respectives engagées en phase éliminatoire de la CAN 2008 ; mais tout cela ne justifie guère la gravité d’un tel dérapage.

L’autre conséquence néfaste d’une telle culbute réside aussi dans la préparation psychologique du premier match des poules de la Champions league africaine qui verra la JSK effectuer son premier déplacement périlleux, ce vendredi, à Tripoli, pour affronter l’Ittihad de Libye, visiblement assoiffé de revanche après son élimination, la saison dernière, par les Canaris en seizièmes de finale de cette même Champions league africaine.

 Le problème est de savoir si un tel ratage en Coupe d’Algérie n’aura pas de sérieuses répercussions sur le moral des troupes à quelques jours du départ pour Tripoli puisque la JSK compte regagner la capitale libyenne dès ce mardi pour se préparer en conséquence avant le fameux derby algéro-libyen.

Et si de nombreux observateurs estiment que la JSK aurait dû sacrifier la Coupe d’Algérie pour se consacrer totalement à la Coupe d’Afrique, il reste que le coach Aït Djoudi et son président Hannachi n’ont plus que quelques jours pour remobiliser les troupes pour faire face à une situation aussi complexe.

“Certes, nous sommes tous déçus par cette défaite amère, mais j’estime que la JSK a dû lutter contre plusieurs paramètres, à savoir l’absence de plusieurs joueurs retenus dans leurs équipes nationales, un arbitrage contestable qui nous coupe littéralement les jambes sur un penalty imaginaire et pour corser le tout, nous commettons de grosses bêtises en défense pour offrir des cadeaux à l’adversaire tout en gâchant plusieurs occasions de but de l’autre côté”, dira après coup le coach Azzedine Aït Djoudi, qui compte axer tous ses efforts, ces jours-ci, sur le travail psychologique et recharger les batteries de son équipe afin de se réhabiliter en champions League africaine.


“En football, un match ne ressemble jamais à un autre et je compte beaucoup sur la maturité de nos joueurs pour oublier cet accident de parcours et faire le vide autour d’eux car le plus important, c’est de s’attaquer à un challenge aussi important que la Champions League africaine qui a toujours été notre objectif prioritaire”, dira encore Aït Djoudi.

Ouverture de la ligne Alger-Montréal par Dilem

17/06/2007 02:17 par kabylie

  • Ouverture de la ligne Alger-Montréal par Dilem

    Ouverture de la ligne Alger-Montréal par Dilem

    17/06/2007 02:17 par kabylie

 Source : http://www.liberte-algerie.com/dilem.php?id=1504

Zinédine Zidane : "Ma nouvelle vie"

16/06/2007 18:54 par KABYLIE

  • Zinédine Zidane :

    Zinédine Zidane : "Ma nouvelle vie"

    16/06/2007 18:54 par KABYLIE

Loin du terrain, Zinédine Zidane a commencé sa nouvelle vie.-Photo : Abaca

Souriant et détendu, Zinédine Zidane a accepté de revenir en exclusivité pour Sport sur sa première année passée loin des terrains...

Il y a tout juste un an, vous disputiez la Coupe du Monde en Allemagne avec l'issue que tout le monde connaît. Avez-vous fait le deuil de cette sortie malheureuse ?...
Zinédine Zidane : "La page est tournée. Une autre vie a commencé. Je suis très heureux de mon parcours dans le
football. J'ai gagné beaucoup de titres et joué dans les plus grands clubs. A Cannes, je me suis révélé. Aux Girondins de Bordeaux, j'ai tenu promesse. A la Juve, j'ai accumulé de l'expérience et au Real, j'ai connu le meilleur. Finalement, j'ai fait le tour de la question.

L'actualité vous renvoie régulièrement au 9 juillet dernier, comme en attestent vos retrouvailles, la semaine dernière, avec Horacio Elizondo, l'arbitre argentin qui vous a expulsé en finale...
Je suis enchanté de l'avoir revu. Ce fut même un grand plaisir. Je n'ai eu aucun remords, aucun problème à le revoir. Il a fait ce qu'il devait faire.

Malgré ce goût d'inachevé, avez-vous donc fini par basculer définitivement dans une nouvelle existence ?
Il y a une vie après le
football. Depuis un an que j'ai arrêté de jouer, je prends beaucoup de plaisir dans cette nouvelle vie. Elle est un peu différente, mais aussi pleine que celle que je menais quand j'étais joueur de foot.

Avez-vous éprouvé à un moment ou à un autre un sentiment de manque ou de vide ?
Non. Peut-être que ça va venir mais sincèrement, pour le moment, je n'ai rien ressenti de tel. Si je n'avais pas été actif, si j'étais resté chez moi à me tourner les pouces, cela aurait certainement été terrible. Mais la transition a été bonne. En parcourant le monde, je n'ai pas eu le temps de gamberger. Ma nouvelle vie en dehors des terrains est comme je le souhaitais : prenante et bien remplie.

On a du mal à croire que le terrain ne vous manque pas plus que cela...
Quoiqu'il arrive, le terrain me manquera toujours. Tout le temps. Mais quand je ressens le besoin de retrouver le terrain, je prends un avion, je descends dans mon quartier [la Castellane à Marseille], je joue avec mes frères et les copains, puis je repars. Ça suffit à mon bonheur.

On vous croit sur parole, mais le simple fait de taper dans le ballon ne remplacera jamais l'adrénaline de la haute compétition...
Moi, l'adrénaline, je l'avais parce que je jouais dans des clubs prestigieux. C'était stimulant, mais au départ, je n'ai pas fait ça pour ça. J'ai voulu jouer au
football parce que mon plaisir était de me régaler sur un terrain. Comme il y a encore quelques jours où je me suis retrouvé à Marseille avec mes frangins et des potes pour jouer. Là, je m'amuse, je rigole, on fait des bêtises, on se chambre. C'est ça le foot ! Au Real, on ne peut pas se permettre ce genre de choses. C'était très professionnel, très sérieux. Quand j'ai décidé d'arrêter ma carrière, c'était même en partie à cause de cette trop grande rigueur. Et je peux vous assurer que toutes ces contraintes ne me manquent pas.

Il y a donc peu de chance de vous voir effectuer un incroyable retour ?
Je ne reviendrai pas. Quand on a arrêté pendant un an, c'est difficile de recommencer.

Y a-t-il davantage de chances de vous voir sur le bord du terrain ?
Pour le moment, ce n'est pas prévu. Ce qui compte aujourd'hui, c'est d'essayer de profiter de tout ce que je n'ai pas pu faire auparavant, comme passer du temps avec ma famille et mes amis, assurer la promotion d'événements et découvrir le monde. Mais demain, pourquoi ne pas revenir dans le foot ou près du foot. J'attends que se réalise un projet qui me tient à coeur. C'est encore trop tôt pour dire sous quelle forme et avec qui. Je préfère prendre mon temps car je veux que ce projet se concrétise dans le calme et la patience. Et qu'il prenne forme petit à petit.

Peut-on envisager vous voir un jour devenir entraîneur ?
Je ne me vois pas comme
entraîneur. Mais ça tournera de toute manière autour du foot.

Vous qui n'avez jamais revêtu le maillot de Marseille, l'OM sera-t-il votre destination prioritaire quand vous aurez décidé de revenir dans le football ?
Non. Je n'ai ni de priorité ni de plan de carrière avec l'OM. Je suis supporter de Marseille depuis toujours et pour la vie, c'est tout.

Quelle place occupe le football dans votre nouvelle vie ?
Je suis toujours aussi passionné. Je ne suis pas forcément tous les matches à la loupe, mais je reste informé. Je me tiens au courant de tout. Je regarde aussi de temps en temps certaines rencontres à la télé. Et croyez-moi, ça ne me fait pas mal au coeur. J'y prends même beaucoup de plaisir.

Quels sont les moments forts que vous retenez de la saison écoulée ?
La grande demi-finale de la Ligue des Champions entre le Milan AC et Manchester United. Avec mes enfants, on a pris un plaisir énorme devant la télé. J'étais également content de voir
Marseille se qualifier pour la prochaine Ligue des Champions.

Et le Real ?
Pour moi qui suis le supporter numéro 1 du Real, je suis content de sa première place [devant le Barça grâce à une meilleure différence de buts particulière]. Ils ont fait une remontée extraordinaire. Avec les joueurs qu'ils ont, ça ne m'étonne de les revoir en position de remporter un nouveau titre.

Comment expliquez-vous la traversée du désert qui a précédé ce retour sur le devant de la scène ?
Pendant trois saisons, le Real a manqué de tout. De confiance, de travail... Pour gagner, il faut avoir une équipe compétitive à tous les niveaux. Depuis un an, je crois qu'ils ont trouvé la bonne formule. Ils ont effectué un travail génial, récupéré tous leurs éléments et engrangé de la confiance. Et aujourd'hui, c'est une merveilleuse équipe. Je suis vraiment très heureux qu'ils aient redressé la barre de cette manière.

Le Real sera-t-il sacré champion d'Espagne ce week-end ?
Je crois en ce que j'aime. Je crois donc que le Real peut gagner la Liga. Je le sens bien. Ça ferait du bien au club, aux joueurs et en particulier à David Beckham qui mérite de quitter Madrid avec un titre.

Ne regrettez-vous pas de le voir quitter l'Europe pour une préretraite dorée aux états-Unis ?
Je respecte sa décision. Je lui souhaite le meilleur pour sa nouvelle vie avec les Los Angeles Galaxie.

Comment jugez-vous le parcours des Bleus pour la qualification pour l'Euro 2008 ?
Même si le seul match auquel j'ai assisté était amical [face à la Grèce], j'ai vu la plupart des autres à la télé. Et je les ai trouvés vraiment pas mal. Je suis toujours en contact avec pas mal de joueurs. Tout a l'air de bien aller pour eux. Ça me fait plaisir de les voir briller et de les retrouver en si bonne position pour se qualifier.

Assisterez-vous à l'Euro 2008, qui aura lieu à la fois en Autriche et en Suisse ?
Certainement... si Adidas m'invite (rires) !

Avec votre départ à la retraite, il semble qu'il y a moins de techniciens dans le football ?
C'est faux ! Nasri est arrivé !

C'est votre petit protégé, n'est-ce pas ?
Nous nous sommes déjà rencontrés à plusieurs reprises. C'est quelqu'un de très intelligent et talentueux qui m'épate. Il est devenu titulaire indiscutable à
Marseille, puis a trouvé sa place en équipe de France. C'est fort ! Un lien naturel s'est créé entre nous parce qu'il joue à l'OM, le club de notre ville. Mais il faut arrêter de nous comparer. Samir fait du Nasri, comme moi je faisais du Zidane.

On a l'impression que la tactique prend de plus en plus le pas sur la créativité...
Depuis une dizaine d'années, surtout en Italie, on accorde de plus en plus d'importance à la tactique. C'est comme ça. Moi, ça me gêne, notamment par rapport au poste de numéro 10. Mais ça fait partie de l'évolution du jeu...

Dans votre nouvelle vie, rien ne semble avoir changé. Chacune de vos apparitions tourne à l'hystérie collective. Vous attendiez-vous à cela ?
C'est surprenant et touchant de voir les gens me manifester autant de gentillesse. Je ne m'attendais pas à cela. Je pensais que l'on m'oublierait un peu. Partout où je vais, je reçois des témoignages de soutien et d'amour. Jamais je ne remercierai assez tous ces gens qui m'aiment et me supportent à travers le monde.

Vous accommodez-vous mieux, aujourd'hui, de cette popularité planétaire ?
Ces à-côtés ne manqueront jamais. À chaque fois que je participe à une manifestation ou que je suis en déplacement, même si les gens sont très gentils avec moi, je ne me sens jamais à l'aise. Ce n'est pas naturel pour moi. Mais j'essaye toujours d'être le plus sincère avec eux. En revanche, je me sens tout de suite mieux dès qu'il s'agit de faire la promotion d'un évènement qui me rattache au foot. Je suis dans mon élément.

En dehors de votre voyage en Algérie qui avait une saveur toute particulière, quel déplacement vous a le plus marqué ?
Celui au Bangladesh [en novembre dernier].Le contexte était particulier. C'était très loin de la
France, dans un des pays les plus pauvres au monde et qui compte 160 millions d'habitants [123 millions]. Pour moi, ça a été une grande surprise car malgré tout cela, j'ai reçu un accueil incroyable. C'est là-bas que j'ai pris conscience de ma notoriété. Même eux connaissaient Zidane !

Et de toutes les causes que vous défendez (lutte contre la pauvreté, la leucodystrophie, les maladies neurodégénératives...), quelle est celle qui vous touche le plus ?
Toutes. Si je le fais, c'est évidemment en collaboration avec mes partenaires. Mais c'est avant tout parce que ça me plaît. Je ne ferai pas ça toute ma vie, mais, pour l'instant, je prends du plaisir à passer du temps avec les gens. À faire des rencontres spéciales. J'apprends aussi ce qu'est la vie de tous les jours. Jusqu'à présent, je vivais dans un cocon. Je ne m'occupais que de foot, je ne pensais qu'à ça. Aujourd'hui, je vois autre chose. C'est vraiment une nouvelle vie qui a commencé. "

Propos recueillis par Gérald Mathieu à la Manga (Espagne)

Source :http://www.myfreesport.fr/sports/football/0/zinedine-zidane-ma-nouvelle-vie-25647.html