Photo d'une jeune fille en robe kabyle.
13/04/2007 06:46 par kabylie
Lien : http://www.berberescope.com/manifestante_kabyle.jpeg
source: amazigh-net
Jeune fille en
COMMUNIQUE D’AIR ALGERIE La Direction Générale d’Air Algérie, en situation de veille permanente pour la bonne exécution du programme des vols Alger Montréal à partir du 15 Juin 2007, a enregistré des l’ouverture des ventes un engouement sans pareil de notre communauté établie au Canada. En dépit de cet engouement, il a été noté des insatisfactions au niveau des clients qui n`ont pas pu obtenir des sièges durant les premiers jours de l’ouverture de la vente. Après investigation et les premières informations recueillies par la Compagnie Air Algérie, le Président Directeur Général en réunion extraordinaire avec son encadrement, a décidé de dépêcher une délégation de hauts responsables au Canada pour s`enquérir sur place des raisons des insatisfactions exprimées et des mesures à mettre en oeuvre. Le phénomène des doubles, triples et quadruples réservations effectuées par une famille sur plusieurs vols et à travers différentes agences de voyages, déjà détecté par les services de contrôle de la réservation à Alger, est bien la raison principale du manque de disponibilités de sièges sur les vols fortement demandés, compris entre les dates du 20 Juin au 20 Juillet dans le sens Montréal-Alger et du 3 Aout au 10 Septembre dans le sens Alger-Montréal. Le dispositif mis en place au niveau de la réservation centrale à Alger, a procédé à l’élimination de ces réservations multiples, ce qui a permis de récupérer et remettre en vente des centaines de sièges quotidiennement. Malheureusement le phénomène des multiples réservations continue, mais dans une plus faible proportion. Ce dispositif de contrôle restera fonctionnel jusqu`au jour du vol. D’autre part la mise en oeuvre des procédures relatives aux délais d’émission des billets (délais d’option) a permis également de remettre en vente un millier de sièges. Les sièges remis en vente grâce à l’exécution de ces deux mesures de contrôle ont permis de satisfaire une partie des clients qui attendaient d’être réservés sur les vols d’Air-Algérie. La délégation présente au Canada, en contact permanent avec le siège de la Compagnie Air Algérie, continue d’exploiter toutes les voies possibles pour répondre aux attentes de la clientèle. Dans cette perspective, un redimensionnement des classes de réservation en faveur des tarifs les plus attractives a été effectué par la Compagnie, ce qui a permis de donner encore satisfaction à une autre partie de la clientèle. La délégation a également visité plusieurs agences de voyages pour recueillir les doléances et les suggestions des clients. L’ensemble de ces informations a permis l’élaboration d’un plan d’action mis en exécution conjointement avec les services du siège à Alger. En plus de son site officiel www.airalgerie.dz, un site internet spécialement dédié à la clientèle au Canada, actuellement en construction sera fonctionnel, sous peu, à l’adresse www.airalgeriecanada.ca et servira de lien de communication direct. La délégation poursuivra sa mission d’écoute et de recueil des suggestions auprès de l’ensemble des Autorités Diplomatiques Algériennes au Canada, des professionnels du voyage et des représentants de notre communauté pour adapter en permanence son plan d’action pour répondre aux attentes de la clientèle. Pour la Compagnie Air Algérie, la ligne Alger-Montréal est de la plus haute importance et aucun effort ne sera ménagé pour le succès de cette ligne et la satisfaction de la clientèle. Air Algérie s’est engagée à être au rendez-vous de cet événement longtemps espéré. Montréal, le 12 avril 2007
Afin d'améliorer les performances générales et la qualité de réception des services algériens de télévision et radios diffusés par GlobeCast sur le satellite Galaxy 25 à 97°Ouest (ex Intelsat Americas 5), une modification des paramètres de transmission est intervenue le 27 février 2007 à 12:00 pm, heure de la cote est.
A long terme, cette modification apportera une amélioration des performances notamment dans les situations de légères perturbations météorologiques à la réception (faibles pluies et chutes de neige notamment).
Nous vous prions d'accepter nos excuses pour tout désagrément que ces changements auront pu vous causer.
Si toutefois vous rencontriez encore des difficultés à recevoir vos programmes, nous vous suggérons de faire contrôler votre installation par un professionnel.
Au cas où vous souhaiteriez vous équiper pour la réception de Canal Algérie,
Ci dessous vous trouverez les paramètres de transmission de Canal Algérie,
Satellite : Galaxy 25 (anciennement appelé Intelsat Americas 5)
Position : 97°Ouest
Frequence : 11.789MHz
Polarisation : linéaire Verticale
Débit Symbole : 28.125 Mbaud
FEC : 2/3
Nota Bene : La dégradation voire la disparition des signaux en cas d'intempérie (fortes chutes de neige, pluie ou grêle..) est un phénomène normal inhérent à la technologie de transmission par satellite en diffusion directe. Le signal revient le plus souvent automatiquement après le passage de la perturbation. Quelquefois, le récepteur peut nécessiter une extinction complète et un rallumage.
Depuis le 19 mars 2007, les programmes de la chaine 3 ont été remplacés par ceux de Radio Internationale.
Montréal, le 7 avril 2007
La question berbère
Depuis la lointaine préhistoire, les Berbères et leurs ancêtres ont toujours été présents en Afrique du Nord. Divisés en une multitude de tribus réparties dans tout le Maghreb, les Berbères entretiennent des relations complexes, voire tendues, avec les Arabes qui ont conquis le Nord de l'Afrique au 7e siècle de notre ère. Ils en adopteront cependant la religion, l'islam, et la langue, l'arabe.
La population berbère compte aujourd'hui environ 19 millions d'habitants répartis dans plusieurs pays dont le Maroc, l'Algérie, le Niger et le Mali. En Algérie, on compte environ 6 millions de Berbères.
Bien que les Berbères parlent en majorité l'arabe, ils ont leur propre langue, le berbère ou tamazight, et une culture différente de celle des populations d'origine arabe. La non-reconnaissance de cette différence, essentiellement culturelle, par les gouvernements algériens successifs, a engendré, dans les années 80, un important mouvement d'affirmation identitaire chez les populations berbères. En Algérie, le mouvement d'affirmation berbère a pris la forme d'un bras de fer, parfois violent, avec les différents gouvernements algériens qui, depuis l'indépendance du pays, ont littéralement ignoré les aspirations identitaires berbères.
Le printemps berbère
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Durant la guerre d'indépendance, le FLN a marginalisé toute revendication identitaire berbère en mettant en avant le danger de division, et à l'indépendance, le FFS, premier parti politique dirigé par un berbère, a été interdit. Le leader du FFS, Aït Ahmed, pourtant chef historique du FLN a été emprisonné sous le régime de ben Bella. |
Aussi connu sous le nom de « printemps kabyle », cet événement marque en Algérie le début de la lutte des Berbères pour leur reconnaissance, mais également un renouveau culturel et politique de cette population surtout concentrée dans le nord du pays. Tout a commencé en avril 1980, lorsque le gouvernement de Chadli Bendjedid a interdit une conférence sur la poésie populaire que devait animer le poète kabyle et francophone Mouloud Mammeri dans une université de Tizi-Ouzou, principale ville de Kabylie.
Furieux, les étudiants sortent dans les rues pour manifester leur colère, violant du même coup l'interdiction, imposée depuis des décennies par le gouvernement algérien, de manifester dans les rues. Le 20 avril, la police algérienne prend le contrôle de la cité universitaire de Tizi-Ouzou, et arrête une vingtaine d'étudiants, qui seront ensuite accusés d'atteinte à la sécurité de l'État. La répression des Kabyles se poursuivra, mais le feu de paille a déjà embrasé la grange. La berbérité connaît un renouveau et s'affirme davantage, malgré le déni et la répression de l'État.
Naissance de partis politiques
Plusieurs années après leur libération, à l'arrivée de la loi de 1989 permettant le multipartisme, les leaders étudiants berbères fonderont le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Dans l'ensemble, les Berbères d'Algérie revendiquent le statut officiel de leur langue et une reconnaissance réelle, par le gouvernement du pays, de leur culture et de leur différence. Profondément opposés aux islamistes radicaux qui plongeront le pays dans la guerre au début des années 90, les Kabyles seront d'autant plus isolés dans ce sanglant conflit.
Plus tard, insatisfaits par la politique répressive du gouvernement Bouteflika face à leurs revendications, d'autres mouvements kabyles, plus autonomistes, émergent et revendiquent carrément l'autonomie de la Kabylie.
Le printemps noir, prélude à la violence
Le 18 avril 2001, l'assassinat d'un lycéen kabyle par la gendarmerie nationale met le feu aux poudres entre les Kabyles et l'État algérien. Dans une dizaine de villes, des manifestations aux allures de révolte embrasent les rues jusqu'en juillet. Les accrochages avec les forces de l'ordre engendreront la mort d'une centaine de personnes. Des dizaines d'autres seront blessées, les forces policières ayant été autorisées à ouvrir le feu à balles réelles dans la foule des manifestants. Depuis ces événements, les relations des populations kabyles avec le gouvernement algérien sont tachées de sang. Régulièrement, des manifestations en faveur des revendications kabyles tournent en émeutes violemment réprimées. Depuis le début des années 2000, les morts se comptent par dizaines et les blessés par milliers en Kabylie, où manifestations, répression et émeutes sont devenues le lot quotidien de la population.
Journaliste : Stéphane Bordeleau
Design et intégration web : Étienne Bienvenu
Source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/algerie/
Né en 1950 à Frikat (Draâ El Mizan), le chanteur Hamel Saïd a la particularité de s'être imposé dans la chanson kabyle par la briéveté même de son répertoire. Des chansons phares comme fkigham ul iw et ulac wi ar anechegaâ ad iruh ont marqué la jeunesse des années 1980… Il décide de revenir sur la scène après l'avoir quittée durant de longues années.
Hamel Saïd a vécu une enfance dans la guerre qui a touché de plein fouet sa scolarité et sa famille. Son père est arrêté en 1958 par l'armée française et incarcéré à la prison de Paul Gazelle (Berrouaghia). Il a été accusé d'avoir collecté des fonds en faveur du FLN. La tache n'a pas été facile. Saïd, âgé d'à peine 10 ans, a été obligé de s'occuper de sa famille. Après la libération de son père, en 1960, sa famille décide de fuir les bombardements alors incessants en Kabylie. Elle s'installe à Alger, dans le quartier La Cité La montagne : « Mon père fatigué et malade n'a pas tardé à nous quitter. Que Dieu ait son âme. Devinez le fardeau qu'il m'a légué et les multiples problèmes que j'ai dû affronter seul. J'ai commencé à travailler, en si bas age, comme vendeur de pain au marché du quartier. Quand on a la charge de la famille, on peut tout faire pour subvenir à ses besoins, mais surtout pas chanter. »
Des débuts difficiles mais prometteurs
Souvent, avant la mort de mon père, je n'échappais pas à ses punitions quand il me prenait « en flagrant délit » avec une guitare. Il la cassait sur ma tête. Malgré tout, subjugué par la musique, Saïd a fréquenté le milieu musical du chaâbi, style en vigueur à Alger avec certains jeunes de la cité La Montagne. Comment a-t-il pu apprendre à jouer de la guitare pour se mesurer aux cheikhs et créer un orchestre ? : « Lors de notre évacuation du village vers le camp de la SAS, un militaire qui se faisait appeler Gai venait nous voir avec sa guitare presque chaque soir ; c'est avec lui que j'ai pu toucher le premier fil d'un instrument de musique. Quoique le début de chaque chanteur de ma génération, c'est le bidon d'huile appelé alors «bidon amaricain » qui a servi de base à la fabrication d'un instrument de musique. J'ai pu, ainsi, m'initier aux mélodies du terroir. En 1970, j'ai décidé de m'approcher de plus près du vaste domaine de l'art et de la chanson en particulier dont j'ai toujours rêvé. J'ai participé à l'émission « Les chanteurs de demain » de la Radio Chaîne 2 présentée à l'époque par Medjahed Mohamed. En fait, il a beaucoup apprécié ma façon de jouer au luth. Les quelques chansons que j'avais composées et chantées, à l'exemple de Fkigham ul iw qui a beaucoup fait de bruit, surtout au sein de la jeunesse. »
Il crée un orchestre
Au quartier La Montagne, Hamel Saïd crée un orchestre chaâbi avec un certain Cheikh M'hend, un maître qui a côtoyé les grands artistes en France lorsqu'il était émigré. De là, il se lance sur la scène : « Je me souviens comme si cela datait d'hier, en 1969, j'ai participé dans un gala donné à la salle El Mouggar aux cotés de Amar Kobbi, Terkmani Slimane, Slimani et beaucoup d'autres. Nous étions honorés par la présence dans la salle d'éminentes personnalités du monde de la culture telles Kateb Yacine, Mouloud Mammeri et bien d'autres. »
Le 5 juillet en 1972 fut sa première apparition en public au village de Mouloud Feraoun, à Tizi Hibel. Il chante aux côtés de nombreux autres artistes : Amar Kobbi, Said Freha, Bouznad Mohand Ameziane, … etc. Durant près de 40 ans de carrière, Saïd a évidemment, comme tout artiste, connu d'énormes difficultés dans le domaine musical. Ce n'est qu'à un âge quelque peu avancé, une fois acquis une certaine expérience et au moment de mieux donner, qu'on est rattrapé par l'âge qui nous invite à quitter la scène. Comme l'a si bien dit le célèbre flûtiste Mahmoud Ouaza : « Au moment où j'ai commencé à maîtriser ma flûte, on m'a signifié de quitter les lieux, c'est la retraite ».
Silence et retour
A la fin des années 1980, il a décidé de mettre en veilleuse toutes ses activités artistiques. Après des succès comme « fkigham oul iw », « Oulach wa anechegaâ ad iruh », Hamel compte reprendre la scène artistique. Il prépare un nouveau produit qui sortira incessamment sur le marché.
Par S. Abbas
Source : http://www.la-kabylie.com/actu/dossiers/dossiers.php?val=48_hamel+said+retour
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Les Kabyles n’oublieront pas de sitôt l’arbitre ghanéen, M. Kotey Alex, qui a eu à officier ce match aller face au Coton Sport de Garoua pour le compte du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions africaine.
Cotonsport (Cameroun) 1-0 JS Kabylie
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| Garoua Arbitrage de Alex Kotey, George Saijah, Ayuba Haruna (Ghana) |
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Les Equipes :
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Cotonsport (Cameroun)
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JS Kabylie
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Daouda Kassali, Amadou N’Gomna, Kana Sébastien, Nouck Ninka Henri, Kingue Stéphane, Nakadji Boukar, Guy Roger, Alim Amadama, Ousmaïla Baba, Noumnimy Alex, Litsangi Francis.
Entraîneur : Lavagne Denis. |
Chaouchi - M. Meftah, R. Meftah, Barry, Zafour, Oussalah (Hemani) - Hamlaoui, Abdeslam, Wassiou (Douicher) - Yacef (Bengorine), Dabo.
Entraîneur : Aït Djoudi. |
Buts : |
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Litsangi (43' s.p)
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La JS Kabylie se déplaçait à Garoua au Cameroun pour affronter le Cotonsport pour le compte de la manche aller des huitièmes de finale de la Ligue des Champions Africaine.
Dans des conditions météorologiques extrêmes (plus de 40°), les joueurs de la JS Kabylie n'ont pas démérité mais ont dû s'incliner 1 but à 0, après avoir encaissé un penalty très généreusement offert par l'arbitre ghanéen au Coton Sport suite à un main imaginaire, semble-t-il, du défenseur Brahim Zafour.
A signaler également cette anomalie « typiquement africaine », la première mi-temps aura duré la bagatelle de 60 minutes...
Un résultat malgré tout positif qui laisse entrevoir l'espoir de la qualification à la phase de poules, les Canaris ont prouvé qu'ils étaient capables de reverser la vapeur, comme ils l'ont fait au tour précédent contre Mangasport.
Le match retour est prévu pour ce 20 avril au stade du 5 Juillet. (Toufik O.)
Source : http://www.dzfoot.com/
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La JSKabylie s'est inclinée par le score de 1-0 au Cameroun ( le but du Coton sport a été inscrit sur un pénalty) contre le Coton sport de Garoua, le match retour aura lieu le 20 avril au stade du 5 juillet (sauf changement de dernière minute) et s'annoce très difficile, surtout avec la suspension du fer de lance de l'équipe Kabyle, Hamza Yacef pour cumul de cartons.
La JSK a tous les moyens pour renverser la vapeur et se qualifier aux matches de poules de la champion's league africaine 2007.
L'album photos du match : Remerciement au site web officiel du Coton Sport de Garoua.
Source : http://www.algerie-football.net/index.php
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Par : LE BUTEUR
| Coton Sport 1 - JSK 0 |
| Un match de 111’, 44° à l’ombre et un arbitrage folklorique n’ont pas eu raison des Kabyles |
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Fiche Club : JSK 2007
| Club |
| Dénomination : Jeunesse Sportive de Kabylie |
| Fondation : 1946 |
| Président : Mohand Chérif Hannachi né le 02/04/1950 |
| Entraineur : Azzedine Aït Djoudi |
| Stade : 1er Novembre 1954 (Tartan) - [25 000 places] |
| Couleurs : Jaune et Vert |
| Coordonnées : Adresse : Stade du 1e Novembre 1954 - 15000 Tizi Ouzou Teléphone : (00 213) 26.21.52.72 Fax : (00 213) 26.21.52.72 |
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Site Internet : http://www.jskabylie.org |
| Palmarès |
| Championnat : 72-73 | 73-74 | 76-77 | 79-80 | 81-82 | 82-83 | 84-85 | 85-86 | 88-89 | 89-90 | 94-95 | 03-04 | 05-06 |
| Coupe : 77 | 86 | 92 | 94 |
| Champion d'Afrique (C1) : 1981 | 1990 |
| Coupe d'Afrique des Coupes (C2) : 1995 |
| Coupe de la CAF (C3) : 2000 | 2001 | 2002 |
| Historique |
| 2006/2007 (DIVISION I) |
| Classement - Calendrier et résultats - Statistiques |
Source : http://www.lebuteur.com/
Par : Aomar Mohellebi
Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=38145&ed=MTQ3Mg==
Pendant plus de trois heures, le public de Bgayet défile vers la loge. On prend des photos avec Farid, on lui susurre des amabilités, certains demandent son numéro de téléphone, d’autres qu’il leur raconte son histoire d’amour. L’ambiance était celle des grands jours.
Habib a dix-sept ans. On reconnaît son jeune âge à travers les traits innocents dégagés par son sourire et son regard.
Quand les centaines de fans percent le cordon de sécurité et foncent en direction de la loge où s’est retiré Farid Ferragui, Habib figure parmi les premiers arrivés. Aujourd’hui il compte réaliser son rêve : prendre une photo avec Farid. D’autres fans, femmes et hommes, font parti du décor qui a effrayé pendant quelques minutes la vingtaine de jeunes chargés de l’organisation. L’intervention de la police devient inévitable.
L’implication des agents de l’ordre a permis de tempérer les ardeurs mais la foule refuse de «déguerpir». «Nous voulons prendre des photos avec Farid et avoir des autographes», crie-t-on à tue-tête. La police tente et parvient difficilement à former une queue interminable, carrément sur la scène où a chanté Farid Ferragui quelques minutes auparavant. Une jeune fille en délire et en hidjab, belle comme le jour mais triste comme la lune, ne peut plus patienter. Elle se lance en direction de la loge, avec son compagnon et un poster de son idole entre les mains. Les organisateurs se montrent compréhensifs. Ils la laissent passer. Mais le public, malgré sa sagesse, essaye de s’avancer comme attiré par un aimant. Les policiers font rentrer les jeunes quatre par quatre. Il n’y avait pas que des jeunes. Des personnes âgées aussi veulent immortaliser ces moments de grande fête. Pendant plus de trois heures, le public de Bgayet défile vers la loge. On prend des photos avec Farid, on lui susurre des amabilités, certains demandent son numéro de téléphone, d’autres qu’il leur raconte son histoire d’amour. L’ambiance était celle des grands jours. Celle où les mots aimer et amour reviennent des centaines de fois et où le mot haine n’a aucune chance de se frayer un chemin. Tout était sincère : les larmes et les sourires, les paroles et les salutations.
Le récital de Ferragui, quelques minutes avant était aussi cordial. Aussi bien dans la journée de jeudi que celle mercredi, la salle est restée hypnotisée pendant des heures devant le luth et le porteur du luth. Farid Ferragui est reçu non pas comme un invité mais comme un enfant de la région, c'est-à-dire
Source : http://www.dzfoot.com/