Algérie mon amour

23/03/2007 02:44 par kabylie

  • Algérie mon amour

    Algérie mon amour

    23/03/2007 02:44 par kabylie

Karim BRANIS est le talentueux rocker Kabyle des années 70.

23/03/2007 02:32 par kabylie

  • Karim BRANIS est le talentueux rocker Kabyle des années 70.

    Karim BRANIS est le talentueux rocker Kabyle des années 70.

    23/03/2007 02:32 par kabylie

Karim ABRANIS

par Mohand IMAZATENE


Karim BRANIS est le talentueux rocker Kabyle des années 70. Il est chanteur, auteur et compositeur du groupe ABRANIS, qu’il fonda en 1967 et qu’il concrétisera avec ses amis Schamy, Mehdi, et Chaban en 1973.


Immigré dès son jeune âge (13 ans), il a été bercé, à la fois, par la musique du terroir et la vague de rock des années 60-70. Ce mélange marque l’originalité et la démarche artistique de Karim. Tourné vers la modernité et l’universalité, Karim revendique sa culture Amazigh dans toutes ses dimensions. Il affirme, lui même, dans une interview accordée à un journaliste, qui lui demandait pourquoi il ne chantait pas en langue étrangère : « Chacun chante selon sa sensibilité et sa langue. Chez nous, nous ne tenons pas compte des étiquettes. Ce qui caractérise notre musique, c’est l’ouverture, dans le sens plein du terme. Tous les apports sont les bienvenus pourvu qu’ils soient porteurs d’espérance ».

Ses textes regorgent de métaphores, de références à la mythologie et contes Berbères, pour ne citer que la chanson dite « le troupeau ». C’est un texte qui décrit une organisation sociale dont les rôles sont tenus par les animaux. Le recours à la métaphore est significatif d’absence de liberté d’expression. C’est un texte qui dénonce le règne illégitime des injustes et l’usurpation du pouvoir. Karim est attentif au monde qui l’entoure et sensible à son environnement. Il dénonce le désordre et la perversion de la nature par la mesquinerie et la bêtise humaine.



J’ai trouvé le rouge gorge et ses petits
Réunis pour réclamer le droit
tandis que l’héritier de droit innocent
est tenu dans l’expectative, au loin !
Les mouches s’installent dans les ruches
et l’abeille abandonne son dû
la chouette s’occupe du ménage
et huppe s’impose secrétaire !
Le charognard avec son bec
Se désigne pour les foules ,il accuse le milan et le condamne..

La chanson, au départ une passion, devient par la force des choses un engagement et une résistance pacifique.

Les thèmes et textes de Karim sont variés et riches. Ils reflètent sa sensibilité à son milieu, au devenir de son pays, et à toutes les préoccupations de l’époque. Il a chanté aussi bien la liberté, l’amour, la vie, la nostalgie, l’immigration, le politique, etc.

Le style musical est également original et audacieux. Il se caractérise par une recherche musicale qui le distingue des autres vedettes de la chanson et qui sort des sentiers battus. Karim déclare clairement : « l’introduction des instruments tels que la guitare électrique, le synthétiseur et la batterie n’altère nullement notre musique qui, je le répète encore une fois, s’inspire de notre fond musicale. Ce ne sont là que des instruments dont on se sert pour exprimer notre sensibilité algérienne ».

Tout en étant fidèle à la fibre musicale de départ, Karim réussit le passage harmonieux qui va de « l’authentique : Zendali, Heddi, Raï à l’universalité : Funk, Rock, Rap avec un esthétisme hors du commun ». Karim, cet artiste discret et rêveur s’impose une rigueur dans son art, refuse la facilité et la tromperie. En effet, il confirme dans un entretien : « Nous essayons de rester fidèles à notre choix, qui est de faire de l’art pour l’art. Sans être soumis aux pressions du milieu, qui veut du produit de consommation, toujours plus vite, selon la capacité d’absorption. On oublie que le musique est un message qui s’adresse au corps sensible. Elle doit le faire vibrer. La liberté de création est une énergie qui s’use si l’on ne sert pas ! ».



Bref historique du groupe ABRANIS par Rabah Mezouane

Au cours des années soixante, la chanson Kabyle, se contentait de ressasser les mêmes thèmes sur fond d’orchestration imprégnées d’un orientalisme peu en rapport avec les lignes mélodiques originales.[…]. En 1967, deux immigrés, férus à la fois, de la tendance ambiante, incarnée par la vague des rockers aux noms américanisés et de musique du terroir, se rencontrent, se découvrent pas mal de goûts communs et créent un groupe renforcé par deux autres musiciens, Samir et Mehdi. Le chanteur guitariste Karim, de ses noms et prénom SID Mohand Tahar, né un 20 février à Tifilkout (Illilten), et l’organiste Shamy Elbaz, CHEMINI Abdelkader, pour l’état civil, né un 26 octobre à Tilatiouine (Bejaia), sont les fondateurs des ABRANIS. Le nom de guerre est puisé dans l’histoire et renvoie à la souche des BRANES, évoqué par l’historien sociologue Ibn Khaldoun dans ses « Prolégomènes ».

En fin de ces années soixante, les Abranis, auxquels se joindront le batteur Arezki BARROUDI, et le bassiste Hachemi BELLALI, étaient trop en avance sur le temps : le public Kabyle n’était pas prêt à écouter les instruments électriques, rompant avec la tradition, même s’il se délecte des guitar-heroes de Woodstock et Wight. La formation et ses membres portant cheveux longs et patte d’Eph déroute au début. Il a fallu attendre un contexte plus favorable, celui de l’esprit 70, lorsque la chanson Kabyle a commencé à imposer sa loi moderniste sur le marché maghrébin et international.
En 1973, les Abranis se rendent à Alger pour participer au premier Festival National de la chanson et remporte un prix. Une apparition à la télévision algérienne leur permet de populariser leur répertoire et leur ouvre les portes d’une tournée triomphale dans de nombreuses villes algériennes. Ces succès se concrétisent par d’autres enregistrements et la discographie impressionnante des Abranis en regorge. En France, où ils sont de retour, la communauté leur réserve, à chacun de leurs passages, un accueil enthousiaste.
A l’extérieur, ils se font remarquer avec leur Rockabylie ( de la musique moderne mais non occidentale, précisent-ils souvent) dans diverses festivals. Finalement, l’âme Amazigh semble se sentir à l’aise dans un flot électrique habilement canalisé d’autant que les thèmes ( amour, social et revendications culturo-politique) l’alimentent bien.



Principaux spectacles

- Festival National de la chanson Algérienne- Alger 1973
- La Mutualité - Paris, juin 1975
- Bejaia, la Coupole, la Salle Harcha- Alger- 1981
- El Dorado- Paris 1984
- Festival de Carthage - Tunisie 1984
- Festival International de Marrakech -1986
- Festival International contre le Racisme d’Hultrecht- Hollande 1987
- 15ème Festival de Tübingen - Allemagne 1988
- 1er Festival de la Musique Méditerranéenne de Torino - Italie 1989
- Nombreuses émissions de télévisions et de radios.




Discographie

- 4 disques 33 tours
- 5 disques de 45 tours
- Une dizaine de K7 audio
- 2 CD
- 2 Cassettes vidéo retraçant l’histoire du groupe Abranis jusqu’au en 1987.
- Album Solo, Karim BRANIS, 2003



Revue de Presse

« La chanson des ABRANIS repose avant tout sur une technique musicale réalisé avec des instruments modernes (…). Elle se veut résolument « pop » et son contenu , non moins résolument algérien. »
ABRANIS : une recherche originale, par Mouloud AchourAlgérie Actualité du 13/09/1975

« Sur une musique moderne, ils chantent des textes variés, puisés dans le vécu quotidien : romances amoureuses, conditions des émigrés. De quoi faire rêver et réfléchir en même temps : deux dimensions de l’art en général, de la chanson en particulier et que les ABRANIS revendiquent comme leurs ».
« Les ABRANIS au club des Pins », Algérie Actualité n°823, du 23 au 29/07/1981.

« Du Funk au Reggae, ABRANIS ne fait aucune ségrégation musicale et considère que son tempo rythmique n’a pas de frontières. »
« Le groupe ABRANIS , le son neuf de l’Algérie », L’Echo du Mercredi, 08/04/1987

« Sur le plan technique leur mode de passe sera « le rythme ». Là, il s’agit de combiner un feeling africain avec instrumentation électrique moderne. On sent l’importance du son dans la recherche musicale, car tout est dans la variété rythmique, pensent-ils, sans perdre de vue la vigueur du verbe. […]. Pour beaucoup, ils auront contribué à freiner l’influence orientaliste d’une certaine époque, en propulsant hors des frontières la musique algérienne. ».
« Musiques : les ABRANIS, Histoire d’une longue route », Lounis HAKIM, Le Soir d’Algérie, 13/08/1991.

« Leur attachement à l’identité, leur authentique algérienneté, ne les ont pas empêché pour autant d’aller sans aucune gêne pour faire connaître non sans difficulté, notre culture ».
« Le retour des grands », Par Yahia HARAKAT,
Le Pays n°88, du 26/08 au 01/09/1993



« Le travail de recherche effectué a consisté à adapter les structures rythmiques de chez nous aux normes et aux lois de l’instrument et adapter la mélodie aux de l’harmonie universelles. ».
Rachid IKHENOUSSENE, Liberté, mercredi 20/04/1994.







« Karim, auteur, compositeur et interprète a travaillé inlassablement depuis plus d’une vingtaine d’années pour donner une dimension universelle à la musique algérienne. (…). Son souhait le plus cher est de voir un jour pousser dans tout le pays des conservatoires, des maisons de culture, des théâtres pour permettre à la jeunesse à travers les arts et retrouver l’espoir dont elle a tant besoin. (…). Pionner dans plusieurs domaines, ABRANIS a réussi à donner un souffle nouveau à la chanson algérienne en la débarrassant du folklorisme stérile et dévalorisant. Si Khaled est King du Raï algérien, Karim est le King du Rock. »
« Karim BRANIS : l’enfant prodige du Rockabylie », Moh CHERBI,
Alger INFO International, Mercredi 27/12/1999

La princesse Barbie

23/03/2007 00:11 par kabylie

  • La princesse Barbie

    La princesse Barbie

    23/03/2007 00:11 par kabylie

Un cadeau de ma fille Ania...

1/8 Finale. ASK 2-4 (A.P) JSK : La JSK se qualifie en 1/4 de finale de la Coupe d'Algérie.

22/03/2007 23:55 par kabylie

  • 1/8 Finale. ASK 2-4 (A.P) JSK  : La JSK se qualifie en 1/4 de finale de la Coupe d'Algérie.

    1/8 Finale. ASK 2-4 (A.P) JSK : La JSK se qualifie en 1/4 de finale de la Coupe d'Algérie.

    22/03/2007 23:55 par kabylie

Photo archives (Yacef et Dabo)
ASK 2-4 (A.P) JSK
Annaba
Pelouse grasse
http://www.dzfoot.com/fiches/fiche.php?fiche_id=3024
Les Equipes :
ASK
JSK
--.
Entraîneur : Zekri.
Mazari - Barry, R. Meftah (Saïbi 61'), Harkat, Zafour - Wassiou, Abdeslam, Oussalah - Athmani (Douicher 46'), Hemani (Ouslati 113'), Yacef. Entraîneur : Aït Djoudi.

Buts :
 
Derrahi (32' s.p), Bourahli (33')
Harkat (4' s.p), Hemani (65', 111'), Saïbi (95')
La JSK se qualifie en 1/4 de finale de la Coupe d'Algérie et affrontera le vainqueur du match MCO - MCM.

Le regard d'une fille kabyle dans la neige

22/03/2007 00:21 par kabylie

  • Le regard d'une fille kabyle dans la neige

    Le regard d'une fille kabyle dans la neige

    22/03/2007 00:21 par kabylie

Photo prise par Arezki (mars 2007)

Nabil Hemani et Boubakar Athmani (JSKabylie)

21/03/2007 03:43 par kabylie

  • Nabil Hemani et Boubakar Athmani (JSKabylie)

    Nabil Hemani et Boubakar Athmani (JSKabylie)

    21/03/2007 03:43 par kabylie

Photo : http://www.lebuteur.com/index.php

La Kabylie fête le centenaire de Hadj El-Anka

20/03/2007 13:00 par kabylie

  • La Kabylie fête le centenaire de Hadj El-Anka

    La Kabylie fête le centenaire de Hadj El-Anka

    20/03/2007 13:00 par kabylie

L’ÉVÈNEMENT AURA LIEU EN JUIN PROCHAIN
La Kabylie fête le centenaire de Hadj El-Anka
Liberté 20/03/2007
C’est un hommage à la hauteur de l’homme qui sera rendu le mois de juin prochain au village Tiguersifth, à Ath Djenad, au cardinal de la chanson chaâbi Hadj M’hamed El-Anka.

Né le 20 mai 1907 à la Vieille Casbah d’Alger, celui qui a porté le chaâbi au sommet de la chanson algérienne sera ressuscité en Kabylie en présence de plusieurs artistes de renom qui viendront des quatre coins du pays, notamment de l’Algérois, pour témoigner de la considération à l’homme qui a porté le flambeau du noble style pendant plusieurs années.

Un programme aussi riche que varié est déjà en voie de préparation à Tiguersifth, ce beau village de Kabylie qui promet une fête grandiose. Un détail, la famille du cheikh s’est installée à La Casbah d’Alger suite à la mort du père qui était un compagnon de Arezki El-Bachir, un résistant dans les années trente tué par l’armée française. Pour fuir la répression de l’armée française, la mère d’El-Anka viendra trouver refuge à La Casbah.  

par Rubrique Radar

Châabi Dialna

20/03/2007 12:59 par kabylie

  Hadj M'Hamed El ANKA.

EL ANKA

El ANKA M'Hamed (1907-1978) - Grand maître de la chanson Chaâbi

De son vrai nom Aît Ouarab Mohamed Idir Halo, Hadj M'Hamed El Anka naquit le 20 mai 1907 à la Casbah d'Alger, précisément au 4, rue Tombouctou, au sein d'une famille modeste, originaire de Béni Djennad (Tizi-Ouzou). Son père Mohamed Ben HadJ Saîd, souffrant le jour de sa naissance, dut être suppléé par un parent maternel pour la déclaration a l'état civil. C'est ainsi que naquit un quiproquo au sujet du nom patronymique d'El Anka. Son oncle maternel se présente en tant que tel; il dit en arabe "Ana Khalo" (Je suis son oncle) et c'est de cette manière que le préposé inscrivit "Halo". Il devient alors Halo Mohamed Idir.

 

Sa mère Fatma Bent Boudjemaâ l'entourait de toute l'affection qu'une mère pouvait donner. Elle était attentive a son éducation et à son instruction. Trois écoles l'accueillent successivement de 1912 à 1918: coranique (1912-1914), Brahim Fatah (Casbah) de 1914 à 1917 et une autre à Bouzaréah jusqu'en 1918. Quand il quitte l'école définitivement pour se consacrer au travail, il n'avait pas encore souffle sa 11 ème bougie.

C'est sur recommandation de Si Said Larbi, un musicien de renom, jouant au sein de l'orchestre de Mustapha Nador, que le jeune M'hamed obtenait le privilège d'assister aux fêtes animées par ce Grand maître qu'il vénérait. C'est ainsi que durant le mois de Ramadhan de l’année 1917, le cheikh remarque la passion du jeune M'hamed et son sens inné pour le rythme et lui permit de tenir le tar (tambourin) au sein de son orchestre. A partir de la, ce fut Kehioudji, un demi-frère de Hadj Mrizek qui le reçoit en qualité de musicien a plein temps au sein de l'orchestre qui animait les cérémonies de henné réservées généralement aux artistes débutants.

Après le décès de cheikh Nador à l'aube du 19 mai 1926 à Cherchell, ville d'origine de son épouse ou il venait juste de s'installer, El Anka prit le relais du cheikh dans l'animation des fêtes familiales.

L'orchestre était constitué de Si Saîd Larbi, de son vrai nom Birou, d'Omar Bébéo (Slimane Allane) et de Mustapha Oulid El Meddah entre autres. C'est en 1927 qu'il participa aux cours prodigués par le cheikh Sid AH Oulid Lakehal, enseignement qu'il suivit avec assiduité jusqu'en 1932. 1928 est une année charnière dans sa carrière du fait qu'il rencontre le grand public.

Il enregistre 27 disques 78 t chez Columbia, son premier éditeur et prit part aussi a l'inauguration de la Radio PTT Alger. Ces deux événements vont le propulser au devant de la scène a travers tout le territoire national et même au-delà.

Le 5 août 1931, cheikh Abderrahmane Saîdi venait de s'éteindre. Ce Grand cheikh disparu, El Anka se retrouvera seul dans le genre mdih .

C'est ainsi que sa popularité favorisée par les moyens modernes du phonographe et de la radio, allait de plus en plus grandissante. Des son retour de La Mecque en 1937, il reprit ses tournées en Algérie et en France et renouvela sa formation en intégrant HadJ Abderrahmane Guechoud, Kaddour Cherchalli (Abdelkader Bouheraoua décédé en 1968 à Alger), Chabane Chaouch à la derbouka et Rachid Rebahi au tar en remplacement de cheikh Hadj Menouer qui créa son propre orchestre. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et Après une période jugée difficile par certains proches du cheikh, El HadJ M'Hamed El Anka va être convié à diriger la première grande formation de musique populaire de Radio Alger à peine naissante et succédant à Radio PTT, musique populaire qui allait devenir, a partir de 1946, "chaâbi" grâce à la grande notoriété de son promoteur, El Anka. En 1955. il fait son entrée au Conservatoire municipal d'Alger en qualité de professeur charge de l'enseignement du chaâbi. Ses premiers élèves vont devenir tous des cheikhs a leur tour, assurant ainsi une relève prospère et forte, entre autres, Amar Lâachab, Hassen Said, Rachid Souki, etc. EI-Hadj M'Hamed El-Anka a bien pris à cœur son art: il a appris ses textes si couramment qu'il s'en est bien imprégné ne faisant alors qu'un seul corps dans une symbiose et une harmonie exceptionnelle qui font tout le genie créateur de l'artiste en allant jusqu'à personnifier, souvent malgré lui, le contenu des poésies qu'il interpréte; les exemples d'El-Hmam, Soubhane Ellah Yaltif sont assez édifiants.La grande innovation apportée par EI-Hadj El-Anka demeure incontestablement la note de fraîcheur introduite dans une musique réputée monovocale qui ne répondait plus au goût du jour- Son jeu instrumental devient plus pétillant, allégé de sa nonchalance. Sa manière de mettre la mélodie au service du verbe était tout simplement unique. A titre indicatif, El Hadj El Anka a interprété près de 360 poésies ( qaca'id ) et produit environ 130 disques. Après Columbia, il réalise avec Algériaphone une dizaine de 78 t en 1932 et une autre dizaine avec Polyphone. Après plus de cinquante ans au service de l'art, El Anka animera les deux dernières soirées de sa carrière jusqu'à l'aube, en 1976, à Cherchell, pour le mariage du petit-fils de son maître cheikh Mustapha Nador et, en 1977, a El-Biar, chez des familles qui lui étaient très attachées. Il mourut le 23 novembre 1978, à Alger, et fut enterré au cimetière d'El-Kettar.

 

Sources : "Dictionnaire des musiciens et interprétes algeriens" de Achour CHEURFI

Matoub Lounès, un pilier de notre revendication - Entrevue avec Massinissa(Montréal)

20/03/2007 02:42 par kabylie

  • Matoub Lounès, un pilier de notre revendication - Entrevue avec Massinissa(Montréal)

    Matoub Lounès, un pilier de notre revendication - Entrevue avec Massinissa(Montréal)

    20/03/2007 02:42 par kabylie

Découvert pour la première fois, lors du spectacle de "Kabylie-Spectacle-Production", Massinissa a eu un écho favorable de la part de la communauté qui n’a pas cessé depuis, de lui adresser des messages de félicitations.

Nous vous livrons ici, un entretien que nous avons eu avec lui.

T.Ould-Hamouda : Azul Massinissa et bienvenue à Kabyle.com.

Massinissa : Azul fellam et azul à tous les lecteurs de Kabyle.com.

T.Ould-Hamouda : La communauté de Montréal vous a découvert le 16 décembre lors du spectacle de KSP alors que vous chantez depuis déjà plusieurs années ?

Massinissa : Effectivement, j’ai commencé à chanter depuis l’année 1993 avec un ami : Mohamed-Améziane Bourbia, surnommé Mohand-Amazigh. On a enregistré un album en 1999 qui a été édité à nos frais sous les noms : Abdellah et Md-Améziane". Toutes les personnes qui l’ont écouté nous ont encouragé à continuer.

T.Ould-Hamouda :Pourquoi avoir changé de nom à Montréal ?

Massinissa : Je voulais prendre un nom d’artiste depuis le début, mon ami Mohand-Améziane m’a suggéré de garder nos prénoms sur le 1er album, j’ai accepté. Maintenant que je chante en solo, mon choix a porté sur "Massinissa", un prénom bien significatif dans notre culture.

T.Ould-Hamouda : Vous êtes à Montréal depuis longtemps, comment se fait-il que l’on vous découvre seulement maintenant ?

Massinissa : J’ai pris un temps d’arrêt. En Kabylie, je me suis toujours produit avec mon ami. Arrivé ici je n’ai pas osé chanter en solo alors que tout notre travail a été fait en collaboration.

T.Ould-Hamouda : Lors de votre présentation, les spectateurs ont beaucoup aimé vos chansons, comment prenez-vous ce succès ?

Massinissa : J’ai été très heureux que notre communauté ait apprécié notre travail. Cela nous encourage à continuer et à travailler encore davantage.

T.Ould-Hamouda : Au lieu de tomber dans la facilité : faire de la chanson dite commerciale avec des non-stop ou simplement des reprises, Vous avez choisi un terrain bien difficile celui de la création poétique (chansons à textes), pour quelle raison ?

Massinissa :On a voulu présenter un travail sérieux au public. La poésie est écrite par Md-Améziane Bourbia, je la complète en lui adaptant une musique adéquate.

Nous avons une passion et un respect pour la chanson Kabyle. Nous ne voulons point verser dans la médiocrité.

T.Ould-Hamouda : Pouvez-vous nous parler d’une chanson qui vous touche particulièrement ?

Massinissa : Toutes les chansons qui sont sur notre album me touchent vraiment,. Toutefois, je suis plus sensible à "Laxyal" et "Tighri".

T.Ould-Hamouda : Dans l’une de vos chansons, vous avez rendu un vibrant hommage à "Matoub Lounès", pouvez-vous nous en parler ?

Massinissa : Matoub Lounès est un symbole pour la Kabylie, on ne peut l’oublier. Notre chanson n’est qu’un simple hommage à un grand pilier de notre revendication.

T.Ould-Hamouda : Pouvez-vous nous lire un petit poème de cette chanson ?

Massinissa :

G-ul-awen tezzid tugdut
G-allaghen tenfid tatut
Ammi-s n tlelli

Deg meslayen-ik mazal ssut
Stikti-k tewwid-d ttbut
Seg-negh tguj tagdi

Ghurnegh ur telli d lmut
T bedled swakal tamurt
Awal g-ul-awen yemmghi

Asut umeqyas cfumt
Ayarraw n’tmazgh’ur tettut
G fus afus nagh tanumi

T.Ould-Hamouda : Quels sont vos projets ?

Massinissa : À court terme, je ne peux que participer aux spectacles qu’organise notre communauté et répondre aux invitations canadiennes. À moyen terme, nous comptons, mon ami et moi, enregistrer un autre album en Kabylie.

T.Ould-Hamouda : Votre mot de la fin Massinissa ?

Massinissa : Une pensée particulière à mon ami Mohand-Améziane, resté en Algérie. Je remercie beaucoup tous les gens qui m’ont apporté leur soutien, particulièrement Fayçal qui m’a fait connaître l’association Tafsut, un grand merci aux membres de "Kabylie-Spectacle-Production" et à tous les spectateurs qui m’ont applaudi.

Mes remerciements vont aussi à Kabyle.com qui ne cesse de promouvoir tous les artistes et créateurs Kabyles et qui nous donne à chaque fois la chance de nous exprimer.

Je ne peux oublier Hakim d’Algeronet, qui a été toujours disponible pour moi ainsi que Berberes.com et Algeroweb qui nous apportent leur aide à chaque fois qu’on les sollicite.

T.Ould-Hamouda : Tanemirt à Massinissa et Bonne chance.

Entrevue réalisée à Montréal, le 28 février 2007 par T. Ould-Hamouda

Source : http://www.kabyle.com/Matoub-Lounes-un-pilier-de-notre,11907.html

At wacifs

19/03/2007 04:34 par kabylie

  • At wacifs

    At wacifs

    19/03/2007 04:34 par kabylie

Photo envoyée par Gana Ouahioune ...Tannemirt