Kabylie : Violents intempéries
17/03/2007 01:42 par kabylie
Photo :Tizi-Ouzou , Minibus dans les eaux au rond-point du 20 Avril 1980
Photos et Récit pour Kabyle.com : Djamel BEGGAZ
La Kabylie, qui a eu à vivre les deux premiers mois d’hiver les plus chauds et les plus secs de ces dernières années, vit, depuis mercredi 7 mars dernier au rythme de violentes tempêtes de vent, de pluie, de grêle et même, de neige sur les hauteurs de plus de 1000 mètres.
A partir de mercredi 7 mars dernier, des vents se sont levés, atteignant les 90 Km/h, et la pluie a commencé à tomber en début de soirée, les températures quant à elles, sont restées assez basses, vacillent entre 12 et 17 degrés, atteignant même les 9 degrés hier samedi en soirée.
Des pluies battantes, mêlés à de la grêle, se sont abattues sur la région tout au long de ces derniers jours de façon quasiment continue. Des tombés de neige ont été signalées sur les hauteurs, à l’image de Larbâa n At Yiraten, Ouacif, At Yanni et Michelet.
Ces intempéries ont occasionnés plusieurs dégâts matériels notamment à Draâ El Mizan, Draâ Ben Khedda (ex Mirabeau) et à Bouzeguen où des toitures ont été endommagées. La circulation routière a subit à son tour les caprices du temps, les RN 15 et 30 reliant le département de Bouira à Tizi Ouzou ont été coupées à la circulation à cause de la neige, pour la première citée (au col de Tirourda) et à cause des eaux pour la seconde.
Des coupures d’électricité répétitives et prolongées sont à signaler dans toute la Kabylie, les régions d’At Zmenzer, At Douala et Ihesnawen ont eu à vivre trois jours dans le noir quasi absolu après qu’un arbre ait endommagé les lignes électriques les desservant au lieu-dit : « Alma » (chef-lieu de la commune d’At Zmenzer).
La ville de Tizi Ouzou n’a pas été en reste, plusieurs boulevards se sont vite retrouvés inondés suite aux pluies torrentielles tombées hier (10 mars 2007), c’est ainsi que la place des Martyrs du Printemps Noir, la rue LAMALI, le boulevard des frères BEGGAZ, le boulevard Krim Belkacem et les différentes trémies que compte la ville se sont transformés en véritables piscines.
Au rond-point du 20 avril 1980, plusieurs véhicules, dont un minibus (voir photos), se sont retrouvés coincés au milieu des eaux pendant plus d’une demie heure sans qu’il n’y ait l’intervention de qui que ce soit, à se demander où sont passés les pompiers dont la base n’est guère qu’à 1 kilomètre.
Il a fallut attendre l’intervention des services de la voiries de l’APC de Tizi Ouzou, avec des moyens dérisoires (pieds nus, une pèle et un tracteur), pour les en dégager et, ensuite, déboucher les avaloirs afin de faire descendre le niveau de l’eau pour que la circulation reprenne.
Cette situation risque de perdurer, car les prévisions météorologiques affirment que ces perturbations vont se continuer jusqu’à lundi prochain et enregistreront 150 millimètres de pluies alors que les journées du jeudi et vendredi ont enregistré, à elles seules, 45 millimètres.
http://www.kabyle.com/Kabylie-Violents-intemperies,11975.html
http://www.kabyle.com/Kabylie-Violents-intemperies,11975.html
http://www.kabyle.com/Kabylie-Violents-intemperies,11975.html
http://www.kabyle.com/Kabylie-Violents-intemperies,11975.html
http://www.kabyle.com/Kabylie-Violents-intemperies,11975.html
http://www.kabyle.com/Kabylie-Violents-intemperies,11975.html
La Kabylie, qui a eu à vivre les deux premiers mois d’hiver les plus chauds et les plus secs de ces dernières années, vit, depuis mercredi 7 mars dernier au rythme de violentes tempêtes de vent, de pluie, de grêle et même, de neige sur les hauteurs de plus de 1000 mètres.
Source : http://www.kabyle.com/Kabylie-Violents-intemperies,11975.html
La JS Kabylie se qualifie brillamment aux quarts de finale de la Champion’s league africaine en écartant la coriace équipe gabonaise de Mangasport.
Dans un match fou où Yacef marque le 1er but dès la première minute, les jaunes et verts commencent leur remontée au score (défaite 3-1 à l’aller), plus qu’un but sans en encaisser et la qualification est dans la poche.
Mais les gabonais ne l’entendent pas de cette oreille et sollicitent plusieurs fois un Chaouchi très concentré malgré leur infériorité numérique après l’expulsion d’un des joueurs à la 37e minute.
Après la mi-temps, les supporters kabyles entassés dans l’enceinte de Omar Hamadi donnent de la voix et c’est finalement le goléador du championnat algérien, Cheïkh Omar Dabo qui vient marquer le second but.
Après un sauvetage in extremis de Chaouchi, c’est finalement Hemani à la 86e suite à un somptueux but qui scelle la qualification algérienne.
La suite de la compétition semble ouverte, plus qu'un tour avant les fameuses poules, la JSK reste en course dans la plus prestigieuse des coupes africaines.
(HF, photo APS)
Video Les Buts
Source : http://www.dzfoot.com/
*************************************************************************************************************
La JS Kabylie s’est brillamment qualifiée au prochain tour de la Ligue des champions africaine en battant en match retour, disputé à Bologhine, son homologue du MangaSport par 3 à 0.
Défaits à l’aller par 3 à 1, les Kabyles se devaient donc de gagner par au moins deux buts d’écart pour franchir l’écueil des Gabonais.
C’est ainsi qu’ils entament la partie sous les applaudissements d’un public déchaîné.
Le virevoltant attaquant, Hamza Yacef, enflamme les gradins 30 secondes seulement du coup d’envoi.
Bien servi en profondeur par Harkat, le n°7 kabyle contrôle le ballon de la poitrine, et d’un tir aussi puissant que précis fusilla le gardien Tokala. ça commence bien pour les hommes de Aït Djoudi qui sont désormais qu’à un but de la qualification.
Mais ils devront attendre la deuxième période pour trouver encore une fois le chemin des filets, et ce, malgré l’expulsion du gardien Tokala et les nombreuses occasions qui se sont offertes à eux, notamment par Dabo.
Ce dernier, bien servi par Wassiou, croise trop son tir qui passera légèrement à côté (42’).
Le buteur attitré de la JSK trouvera toutefois la faille à la reprise, à la suite d’un coup franc bien travaillé par Hamlaoui.
Le Malien reprend le cuir de la tête avant de crucifier le gardien d’un tir à bout portant suite à un mauvais renvoi de Bidinga (gêné il est vrai par Hemani, 59’).
Deux minutes auparavant, Yacef ratera l’occasion de signer son doublé en voyant sa reprise de la tête déviée in extremis en corner.
Complètement déchaînés, les Kabyles vont multiplier les assauts, mais ils n’étaient pas à l’abri, n’était la vigilance de Chaouchi qui s’avérera encore une fois déterminant dans ses interventions.
En effet, le jeune gardien de but kabyle sauvera sur la ligne un tir de Lolo Patrick qui a donné des sueurs froides à toute l’assistance (70’).
La bande à Aït Djoudi montrera toutefois du cran en allant taquiner encore une fois l’arrière-garde de la formation gabonaise, profitant il est vrai de la supériorité numérique après la deuxième expulsion de N’Djony Kevin.
L’attaquant Hemani portera l’estocade à trois buts d’un geste splendide qui fera date.
L’ancien Olympien élimine son vis-à-vis et d’un lobe magistralement travaillé aggrave la marque et permet à son équipe de se passer au prochain tour (88’).
Le score aurait pu être plus lourd si Hemani et Dabo se sont montrés plus adroits dans le temps additionnel.
Peu importe, l’essentiel est que les Kabyles l’ont fait, ils ont remonté leur retard et se sont qualifiés au prochain tour.
Aït Djoudi : « On savait que la partie n’allait pas être facile face à une bonne équipe du MangaSport.
C’est ainsi qu’on a demandé aux joueurs de faire la différence d’entrée. Ce qui s’est passé d’ailleurs.
Après le deuxième but, nous étions qualifiés, mais on a continué à pousser, ce qui explique l’incorporation de Hemani et de Bendebka en attaque pour maintenir la pression sur la défense adverse. »
Arbitrage : Achiri, Mohamed Ayoub et El Abou Aza (Maroc).
Buts : Yacef (1’), Dabo (59’) et Hemani (87’).
Avert. : Aisa Konyi, Edzongo, Meye Rogy, Isombo Narcis (Manga Sport).
Expl. : Tokala (36’) et N’Djony Kevin (71’) Manga Sport
JSK : Chaouchi, Dimba, Harkat, Zafour, Douicher, Oussalah, Hamlaoui, Yacef (Bendebka 86), Dabo (Derrag 90), Wassiou, Athmani (Hemani 57).
Entr. : Aït Djoudi
MangaSport : Tokala, N’Djony Kevin, Mouele Edmond, Aisa Konyi, Edzongo, Niaty Cir, Copa Arsène (Soumaïna 68), Lolo Patrick, Meye Rogy (Bertrand 90), Kyondi (Bidinga-2 G.B. 38), Isombo Narcis.
Entr. : Medard Lusaduso
Slimane M. http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=63391
Un artiste de cette décennie 80 riche en créativité artistique, d’artistes engagés qui ont contribué à la résurgence de notre patrimoine et à revendiquer tamazight
Mahfoud Inemlayen est un artiste militant qui a porté la revendication identitaire dans les années 80 avec le groupe Inemlayen. C’était une époque qui a produit Isulas ou Yugurten. A l’origine Inemlayen est un groupe formé de Mahfoud Mekbel, Zahir Kasri, Djamel Mansouri, Omar Khrib et quelques autres personnes que le militantisme berbère et leur passion de la musique à fait rencontré. Inemlayen c’est ce morceau « tsxilem a yema » dont surement beaucoup se rappellent la belle mélodie.

Aujourd’hui Mahfoud continue seul avec la même passion à porter sa musique et son message. Mahfoud est d’At Smaaun, un village de la Soummam. Né en 1961, adjoint d’éducation de profession, il a connu le militantisme des années 70 et 80, le printemps berbère, partagé entre son art et la volonté de militer activement il à choisit de passer son message par la musique
KC : Mahfoud peut tu nous parler des débuts du groupe sur scène ?
Au début nous chantions partout ou l’on été invité et ou on nous acceptait c’est-à-dire en Kabylie, Bejaia, el Kseur, Kherrata et même dans les villages, c’était l’esprit de l’époque, la rage de s’exprimer, l’idéal, l’envie de participer au combat kabyle. Notre première grande prestation publique c’était au 2eme festival des arts populaires à Alger en 1982. Nous avons eu un bon accueil du public et même reçu un prix, d’ailleurs, j’ai une anecdote à ce sujet si tu le permets...
KC : Avec plaisir !
C’était à la salle Atlas. Nous tenions à chanter à avec des signes clairs de notre revendication. Il y avait partout des signes AZA sur la scène, la télévision algérienne qui avait filmé le concert à montré tous les participants sauf notre groupe. Le plus amusant c’est que le prix nous a été remit des mains du président de la république de l’époque.
KC : Y a-t-il des enregistrements de cette époque ?
La passion était notre moteur, nous avons autoproduit tous nos titres dans un des premiers studios d’Azazga celui qu’utilisaient de nombreux artistes de l’époque dont le groupe Yugurten que certains connaissent. Le résultat c’est le 1er album éponyme avec une dizaine de chansons. C’était les moyens du bord et de l’époque mais je suis content du résultat. Il fallait beaucoup de ténacité aussi. Nous essayions tout de même d’être originaux, même dans nos spectacles. Il y avait des chorégraphies et ce que je pourrais appeler une mise en scène des textes. Nous pouvions être quelques fois jusqu’ une vingtaine de personne face au public…. Cela me rappelle la fois où nous nous étions produits au stade d’El Biar…. Mais c’est encore une anecdote….
KC : Ne te gène surtout pas Mahfoud…………
Nous voulions en quelques scènes relater l’histoire de l’Algérie à l’appui de notre prestation musicale. Il y avait donc un groupe d’amis, tous des hommes, habillés en femmes kabyles à la traditionnelle, tu imagines donc le tableau : robe, timehremt, le foulard etc. Et voila que dés l’évocation de la Kahina, on entend des quolibets, des sahhara (sorcières) enfin c’est ridicule mais c’est pour dire qu’il y a encore des réactions allergiques de ce type !
KC : Par rapport à cette 1ere période de inemlayen y a il eu des albums commercialisés ?
Par rapport à notre musique, il y a déjà des freins, c’est de la chanson militante donc un créneau particulier, peu d’éditeurs prennent le risque. Bien que nous ayons autoproduit tous les albums nous n’avons trouvé quasiment personne pour la promotion ou l’édition. Je dois dire que j’ai pu commercialiser un album avec CADIC mais j’ai assuré la promotion moi même au travers des spectacles que j’organisais.
KC : Mahfoud en 1983 tu pars en France, c’est la fin d’Inemlayen ?
Le groupe s’est dispersé simplement à cause des circonstances de la vie. Je décide de partir en France pour des raisons personnelles en ayant le projet de continuer à chanter et à me produire et pourquoi pas en trouvant de meilleures conditions d’expression
KC : A partir de cette époque Inemlayen devient Mahfoud inemlayen ca ce passe comment ?
J’ai contacté les producteurs de la place (kabyle) et les associations culturelles amazighes qui ont eu beaucoup plus de répondant. Avec ces dernières j’ai fait des concerts partout en France, région parisienne, Rennes et Nantes en Bretagne, en Moselle aussi ou encore à Saint Etienne... Il faut dire que j’ai chanté partout où il y a une communauté kabyle y compris dans des petits coins dont je ne me souviens que du nom du département. Des radios m’ont aussi diffusé, radio tamazight devenue radio tiwizi aujourd’hui disparue, radiobeur qui est devenue beurfm je crois, radio pastel de Lille, des radios communautaires en général…durant ces année, le public a été présent, réceptif. J’ai vécu des situations ou des membres de l’amicale des algériens en Europe, profitant de leur présence dans une manifestation « communautaire » marquaient leur colère en quittant bruyamment la salle ou en envahissant la scène !
KC : Revenons à ces producteurs de la place y a t il eu une collaboration aboutie ?
J’ai eu une expérience pas très probante avec un éditeur de Barbès et donc je me suis tenu à mon leitmotiv : on ne peut et doit compter que sur sois. Je me suis résolu à être mon propre producteur, diffuseur et agent. J’ai donc produit à mon compte deux albums l’un en 1992 et l’autre en 1999. En 2002 je décide de faire un break car je suis éreinté, fatigué.
KC : Découragé peut être ?
Ce n’est pas le mot, j’ai fais ce que j’avais à faire, ce que en quoi je crois, mon amour de la musique, ma passion pour cette cause qui nous concerne tous. Il y a les circonstances de la vie et aussi mon métier car je ne vit pas de ma musique. Aujourd’hui la parenthèse est close et je suis prêt à m’investir de nouveau dans ce qui me tient à cœur !
KC :Cela veut dire un nouvel album ?
Cela veut dire beaucoup de nouvelles créations. Pour l’instant j’ai choisi de fixer sur disque un mélange d’anciennes chansons et de nouvelles car les thèmes sont toujours d’actualité.
KC : Mahfoud tu ne mets jamais de titres à tes albums, cette fois si ? et au fait pourquoi ?
Toujours pas ! Cela vient de l’époque d’Inemlayen, Nous avions la rage de nous exprimer, il y avait de l’urgence dans cette envie de crier la Kabylie. Nous trouvions que les chansons parlaient d’elle-même et qu’il n’y avait pas besoin de rajouter une étiquette en plus….bon c’est un choix et je le fais encore, ca accroche peut être moins mais je trouve qu’on ne résume pas tout en deux mot et il faut aller vers les chansons……je compte le faire cependant sur mes prochaines productions, plutôt comme un asefru qui donnera le ton de l’album !
KC : Mahfoud, le Militant que tu es à surement envie de dire quelque chose sur l’Algérie, la Kabylie….. ?
Je dirais que la démocratie à l’algérienne s’exprime ainsi : Etre arabe oui, être algérien c’est rien, être berbère c’est moins que rien ! Et pourtant ce dernier à toutes ses raisons d’insister pour exister dans son propre pays, l’avenir nous le dira. Il est temps que tous les berbères prennent leur destin en main ! Mon rêve est de voir tous les berbères s’unir pour la même cause et sortir notre culture et notre langue de l’incertitude.
KC : Mahfoud Inemlayen Tanemirt
Pour Kabyle.com Ferratus
Source : http://www.kabyle.com/INEMLAYEN,11964.html#forum
un article dans le journal Alsace