Match avancé de la 23e journée du championnat de D1 : ASMO - JSK 0-2 Tremblez ! La JSK arrive
13/03/2007 01:44 par kabylie

Le big-match tant appréhendé par les deux formations n’a pas tenu toutes ses promesses hier au stade Bouakeul d’Oran. En effet, face à des Canaris venus confirmer leur bonne santé, les gars de M’dina J’dida , tenus d’engranger les points de la victoire pour pouvoir aspirer à la survie parmi l’élite, ont eu le mérite d’inquiéter Chaouchi et ses camarades et d’asseoir une domination stérile sur les Kabyles lesquels n’ont pas brillé de mille feux. Pourtant, ni l’affluence, encore moins l’engagement de part et d’autre, n’ont manqué ce rendez vous, que le référé Khelifia a impartialement dirigé. Les occasions de scorer étaient nombreuses avec un léger avantage pour les locaux, qui ont donné véritablement du fil à retordre au gardien kabyle Fawzi Chaouchi, décidément bien inspiré. Les coéquipiers de Beramla, décidés à battre la JSK, histoire de confirmer le bon résultat ramené de Tizi Ouzou lors du match-aller, se sont heurtés à la vigilance des défenseurs, à l’image de Zafour, la troupe de Aït Djoudi, quant à elle, revigorée par sa précieuse victoire aux dépens du Paradou AC, voulait saisir cette occasion pour mieux se préparer à l’échéance africaine qui pointe le bout du nez. C’est ainsi que la première période d’observation s’est soldée par un score vierge et surtout caractérisée par une partie de pousse-ballon.
De retour de la pause-citron, avec l’incorporation de Hamza Yacef, l’attaque des Canaris commençait à s’organiser pour porter le danger dans le camp oranais alors que la première partie du jeu était plutôt en faveur des locaux. Ainsi donc, les Canaris reprennent du poil de la bête en allant carrément inquiéter les coéquipiers de Ghoul de fort belle manière. Inévitablement, une de ces actions a fini par sourire à Cheikh Omar Dabo lequel d’un tir puissant a terrassé le gardien oranais et porté ainsi le score en faveur de la JSK. Un but marqué avec talent par ce goléador racé qui a donné bien de la joie aux Canaris et énormément d’inquiétude aux locaux qui voient leur chance de survie parmi l’élite s’amenuiser sérieusement. Quelques minutes plus tard, et profitant de la baisse de vigilance des Oranais, les poulains de Aït Djoudi ont réussi à inscrire le second but, par l’intermédiare du virevoltant Hemani, assurant ainsi la victoire hors de leurs bases.
L’expérience des canaris a fini par payer et c’est ainsi que les trois points de la victoire sont revenus aux Kabyles qui leur permettront de mieux se rapprocher du peloton de tête et de mieux se préparer pour le match de la Chamlpion’s league face au club gabonais Mangasport.
Azzedine Aït Djoudi qui déclarait avant le match que la victoire était impérative pour son onze ne croyait pas si bien dire même si la crainte pour ses joueurs de mal tourner était également mise en exergue. Bravo pour les Canaris qui retrouvent la joie de jouer.
Par : Ferhat Zafane
Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=36813&ed=MTQ1MQ==
| Algérie, mon amour Source : http://www.dailymotion.com/sisitkt95 |
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Tabratt i Uqbayli Source : http://membres.lycos.fr/tamurqbaylit/Tamedyezt/tabrattiuqbayli.html Ma d-tidett seg yiwen uẓar ay d-nefruri Iyyaw ad awen-mleγ ṣwab a-wladi ************************************ Lettre aux Kabyles Si vraiment nous sommes de la même race Permettez-moi de vous conseiller, mes frères Photo de la kabylie : http://matoub.kabylie.free.fr/photos-kabylie-1/index.htm
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Radio Soummam célèbre le poète Lounis Aït Menguellet a choisi de célébrer ses 40 ans de carrière sur les ondes de radio Soummam dans une soirée où avec le mot simple et le verbe fort et profond, le poète a semé des émotions près de quatre heures durant.
Radio Soummam a décroché à 00h50 pour laisser les auditeurs « se remettre » de leur rêverie. Au grand bonheur de ces derniers, d’ailleurs, qui se sont délectés autant que l’invité dont on a découvert, agréablement, un côté « décontractant » qui a excusé volontiers les oublis de quelques mots de chansons. Lounis n’a plus 20 ans. Le 17 janvier dernier, il a fêté ses 57 printemps.
Il y a interprété, une première fois, un titre de Taleb Rabah, Aqliyi am tir lqefs (Je suis comme un oiseau dans une cage). « Quand j’ai été à la radio, je n’avais pas l’ambition de devenir chanteur et de le rester. Voir les coulisses de la radio c’était déjà ça », dit-il dans sa modestie légendaire. Alors âgé de 4 ans, l’oreille du petit Lounis devait être bercée une première fois par les airs d’une chanson de Amouche Mohand A Takriets hadhras ivava tidets (Takriets, dis la vérité à mon père).
Ses 40 ans de carrière, Lounis aurait pu prétendre les fêter il y a au moins une année pour rappeler que c’était en 1966 qu’il composa, du haut de ses seize ans, sa première chanson Ma trud ula d nek akter (Si tu pleures, moi encore plus). Puis d’autres sont arrivées pour donner forme à un beau mariage de mots qui enfantera de beaux succès, des années d’or séduisant des générations. « L’essentiel de ce que j’ai chanté est le produit de l’imagination », précise le poète qui avoue ne pas savoir « comment se rencontrent les mots » dans sa poésie. Celui qui se considère « chanteur provisoire », se laisse à l’incertitude de l’inspiration : « A ce jour, je suis incapable de dire si je pourrais encore écrire. » Entre lui et la Kabylie, une véritable histoire d’amour. « La montagne est une partie de moi. C’est elle que j’ai vue quand j’ai ouvert mes yeux pour la première fois », dit-il. Tamurtiw, dizurar afidurar (Mon pays c’est des parures sur des montagnes) est plus qu’une métaphore, « une image réelle ». Pour Aït Menguellet, la plume n’est pas trempée délibérément dans les métaphores, elles naissent plutôt au bout des mots. Dans les années 1970 et 1980, « les métaphores n’étaient pas pour contourner l’absence de liberté d’expression », malgré les « interdits au quotidien » d’alors qui lui ont coûté, d’ailleurs, un emprisonnement en 1985 quand il tenta de sensibiliser, dans un gala (Teksem l’mahna), sur le sort des détenus d’opinion d’alors. « Huit jours après on m’a jeté en prison », se rappelle-t-il. Pourtant, aujourd’hui, le poète se garde d’approcher la politique. De l’épisode de 2001 qui lui a valu de vives critiques lorsqu’il s’affichait « du mauvais côté », ont pensé ses détracteurs, il n’en parle pas. Le titre Nedjayawen amkan (On vous laisse la place) s’est chargé, avec du recul, de la mise au point. |
| par K. Mejdoub |
Source : http://www.lebuteur.com/stories.php?story=07/03/08/0469631
Après Le maghribi, alias ed-darija, puis Langues maternelles et citoyenneté en Algérie, voilà L’exception linguistique en didactique, chez le même éditeur "Dar El-Gharb", Oran. Ce dernier ouvrage du linguiste Abdou Elimam apporte des réponses surprenantes, documentées, argumentées et contemporaines sur les langues et le langage humain. Les apports des neurosciences et des sciences cognitives sont largement intégrés dans une problématique universelle. Les professeurs de langues et autres linguistes en herbe gagneraient beaucoup à le lire. Quant aux décideurs de ce secteur, une aubaine s’offre à eux. Sauront-ils la saisir ?
Le titre de votre dernier ouvrage sonne très "universitaire". Est-ce à dire que le militant linguistique que nous connaissions cède le pas au "prof" d’université ? ll Si vous me le permettez, je voudrais saluer, avant toute chose, les lecteurs qui auront l’occasion de croiser cet article. Parmi eux il y aura certes des amis de longue date, des amis de combat : mes alter égo. Il y aura aussi des amis de distance et de respect à la fois. Il y aura enfin ceux qui, par faiblesse ou manque d’information, suspectent mes interventions et se demandent pourquoi je défends TOUTES les langues maternelles. A tous, sans exception : "Azul Fellawen". Pour revenir à votre question, non. Mon dernier ouvrage n’est pas aussi "universitaire" que son titre pourrait le faire croire. Certes, il traite de choses sérieuses et sérieusement, mais dans un style "bon enfant". Dans un dialogue entre amis. C’est aussi une sorte de pacte d’éthique vis-à-vis des langues maternelles. En d’autres termes, il s’agit d’un militantisme d’une autre nature. Un militantisme d’un patriote quinquagénaire qui a, en écho permanent, cet adage, l’unique héritage que mon grand-père paternel m’ait légué: "Kayene elli hlib umou fi femmou, w-kayene elli yemchi and jarou yjibou" "Il y a ceux qui ont leur lait maternel dans la bouche et ceux qui vont le chercher chez le voisin".
Pouvez-vous nous dire, en quelques mots, de quoi vous traitez ?
ll Il s’agit d’une initiation à deux domaines : le premier est la science du langage. Le second, la didactique des langues. Après avoir vécu en Europe, je suis retourné, il y a près de 5 ans, au pays. Je découvre alors que l’enseignement de la linguistique est quasi inexistant et que la didactique des langues est réduite à une sorte de "didactique générale". Or l’enseignement des langues répond à une logique qui ne peut être mise sur un même pied d’égalité que celle de la chimie, des mathématiques, voire de la plomberie. Et la restitution d’une telle logique spécifique repose sur une appréhension du langage et des langues qui doit être en adéquation avec la réalité de notre espèce. On a trop tendance à réifier ces choses.
Qu’est-ce que vous entendez par réification, au juste ?
ll Réifier revient à donner corps à une lubie. Donner corps à une vision de l’esprit, quoi ! Et, cela est très courant avec les langues.
Pourquoi précisément les langues ?
ll A cause de leur nature complexe. Une langue, c’est à la fois un habillage sonore, une mémoire collective, l’expression de ses propres désirs, un patrimoine collectif. Allez tirer tout cela au clair !
La nature fuyante des langues facilite cette fuite en avant qui réifie non pas la langue (puisqu’elle est fuyante) mais ses productions (mots, phrases, textes). On refoule le producteur et la genèse de production au profit du produit fini. On est dans la position du primitif qui implore son bout de bois qui lui sert de "gri-gri". Attribuer à des productions langagières des vertus et autres valeurs identitaires, c’est oublier que la valeur est dans le producteur et non pas dans le produit fini. Elle est dans l’Homme, quoi !
Voilà une position qui décape ! Cela dit, qu’y a-t-il de si particulier dans le langage ?
ll Le langage humain est une potentialité qui repose sur une matérialité à la fois biologique et génétique. Avant d’être une modalité psycho-cognitive et sociale. Pour y voir clair, il faut d’abord rendre compte de cette réalité physiologique. Nous voilà donc renvoyés vers l’étude du cerveau, des neurones, des connections synaptiques ainsi que de toute la circuiterie vasculaire qui constituent, en fin de course, l’organe humain du langage. Limiter les langues humaines aux seuls schèmes morpho-syntaxiques, c’est procéder à une réduction inacceptable d’un fait humain universel. De la même manière, vouloir légitimer une langue (ou une pseudo-langue) par les seuls schèmes morpho-syntaxiques, c’est produire un artefact sans implication identitaire. Car une langue n’est langue que si sa matrice bio-génétique est sollicitée. C’est le cas des langues naturelles. Ce n’est pas le cas des langues artificielles.
Tout cela a l’air passionnant. Pouvez-vous nous en dire plus ?
ll Je ne vais tout de même pas déflorer mon bouquin ! Considérez que vous sacrifiez le prix de
Je ne savais pas qu’un commerçant sommeillait en vous … Qui, selon vous, serait intéressé par le contenu de votre ouvrage ?
ll Je verrais en premier lieu les étudiants de lettres (toutes langues confondues, y compris en traduction), plus particulièrement ceux qui sont dans la filière LMD. Les étudiants en didactique ou sciences de l’éducation sont également visés.
A côté de cette catégorie, je pense à tous ces enseignants dont la formation a été insuffisante. Ceux de tamazight, plus particulièrement. Sans oublier nos ministères de
Quant à l’aspect mercantile que vous suggérez, il importe plus pour mon éditeur que pour moi-même. Vous le savez.
Au fait, comment définissez-vous "l’exception linguistique" ?
ll L’exception linguistique repose sur la spécificité de la "connaissance langagière". Depuis Noam Chomsky, ce linguiste américain qui bouleversa l’ordre des choses dès la fin des années 50, l’activité langagière n‘est plus perçue comme un "habillage culturel" (donc inter-changeable), mais comme un fondement biologique et culturel de l’espèce. A partir de là, l’approche des langues ne peut plus être "opportuniste", mais essentialiste. La science rejoint la demande identitaire … pouvait-on rêver mieux ?
Votre ouvrage remet au goût du jour le statut des langues maternelles dans notre pays. Dans quelle mesure pourra-t-il y contribuer pour amorcer, au moins, le débat ?
ll La question des langues maternelles est mon crédo depuis un quart de siècle maintenant. Elle a donc toujours, déjà été un enjeu de taille dans le débat sur la politique linguistique nationale. Ce qui change par rapport à ce que j'ai fait auparavant, c'est que cette fois-ci, j'ai les neurosciences de mon côté. La langue maternelle est, avant tout, la forme de matérialisation initiale et définitive de notre organe biologique et génétique du langage. Vouloir réduire ce dernier, c'est commettre un crime contre l'humanité, puisqu'il s'agit de l'intégrité physique et psychologique de la personne humaine. Et ceci est valable pour TOUTES les langues maternelles.
Maintenant que le statut de langue nationale pour la langue tamazight est acquis. Est-il suffisant selon vous ? Et surtout, peut-on connaître pourquoi le maghribi n’a pas été réhabilité au même titre que tamazight, sachant que ces deux langues sont toutes les deux des langues maternelles des Algériens ?
ll La reconnaissance juridique d'une langue est une condition nécessaire mais non suffisante. Il faut maintenant favoriser la circulation, en profondeur, des formes linguistiques naturelles et natives. En somme, il faut que la langue se réapproprie les espaces dont l'histoire l'a exclue (techniques, agriculture, sciences, arts, etc.).
Quant au maghribi, cette autre langue maternelle des Algériens, elle ne jouit même pas de cette protection juridique, alors qu'elle est la langue vernaculaire majoritaire de ce pays ! C'est vous dire l'impasse conceptuelle dans laquelle sont nos dirigeants en la matière... Espérons que notre dernier ouvrage redonnera à nos décideurs le goût de soi, la réhabilitation d'un lourd patrimoine, la fin de la "honte-de-soi" (auto-odi).
Pourriez-vous animer des conférences au cas où votre ouvrage suscite un intérêt chez les lecteurs ?
ll Si c'est à Tizi, alors je suis preneur tout de suite !
(*) Abdou Elimam est actuellement membre de deux laboratoires de recherche : LESCLAP (Amiens, France) et LTE (ENSET, Algérie).
Ses recherches portent sur l’acquisition du langage, de manière générale, et sur les retombées de l’Antiquité linguistique nord africaine sur les parlers contemporains.
C’est de cette rencontre que sest affinée, au fil des ans, sa passion pour une épistémologie de la science du langage (au singulier cette fois-ci).
Propos recueillis par Mamou Aït-Ouahioune
Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=34902&ed=MTQyMw==
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L’artiste réservera de belles surprises à ses fans et aux milliers d’auditeurs en interprétant en direct sur Radio Soummam quelques unes des chansons qui ont marqué sa vie d’artiste et rendra hommage aux artistes l’ayant vu naître et grandir tout au long de ces quarante dernières années. Et comme la soirée coïncide avec la Journée mondiale de la femme, Aït Menguellet ne manquera pas de rendre un vibrant hommage à la femme algérienne. Lounis Aït Menguellet a commencé la chanson en 1967, à l’âge de 17 ans, et son premier passage à la radio (Chaîne II) fut dans l’émission Ichenayen uzekka (les chanteurs de demain”, assurée alors par un autre ténor de la chanson algérienne, Chérif Kheddam, en l’occurrence. Natif d’Ighil Bouwamas, dans la wilaya de Tizi Ouzou, Aït Menguellet est né le 17 janvier 1950. Interprète, poète et compositeur, il a à son actif près de quatre cents chansons traitant des différents thèmes. |
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| par B. B. |