JS Kabylie

30/10/2006 01:35 par kabylie

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    30/10/2006 01:35 par kabylie

Actualité (Samedi 28 Octobre 2006)
La cohabitation Aït Djoudi-Saïb encore fragile


Moins de quinze jours après son retour à la barre technique de la JS Kabylie, le tandem Aït Djoudi-Saïb aura vécu sa première “onde de choc” puisque Moussa Saïb a visiblement boudé les entraînements durant presque toute la semaine ayant précédé le match JSK-USMA.
En fait, les premiers signes d’une brouille latente entre les deux hommes étaient perceptibles lors du match CRB-JSK, disputé au stade du 20-Août, où Azzedine Aït Djoudi avait managé tout le match sous les gros plans de la télévision alors que Moussa Saïb avait l’air plutôt effacé sur le banc de touche. De tels signes de discorde se sont confirmés au cours de la semaine dernière où Saïb avait prétexté une forte angine pour justifier toutes les absences à l’entraînement aux côtés de Aït Djoudi, soit dimanche, lundi et mercredi, jour de reprise après la journée de repos de l’Aïd. Mercredi aussi, point de Saïb à la séance
d’entraînement organisée en fin d’après-midi et il aura fallu justement une réunion du tandem Aït Djoudi-Saïb avec le président Hannachi après l’entraînement, autrement dit en début de soirée, pour aplanir toutes les zones d’ombre et surtout décréter le retour au calme et à la sérénité à la veille du match tant attendu JSK-USMA.
“Il ne faut surtout pas dramatiser la situation car il n’y a pas le feu entre moi et Azzedine, mais il y avait certaines choses à tirer au clair car je n’aime pas travailler dans le flou”, s’est contenté de dire Moussa Saïb qui aurait étalé toutes les raisons de sa grogne et exigé des assurances auprès de Hannachi et Aït Djoudi pour continuer à gérer conjointement la barre technique aux côtés de Azzedine Aït Djoudi.
De son côté, ce dernier ne veut guère dramatiser la situation ni polémiquer avec son collègue. “En cours de semaine, Saïb était venu à la première séance d’entraînement de samedi pour m’informer qu’il était malade mais je n’ai pas décelé en lui le moindre signe de mécontentement. Finalement, nous avons eu droit à une franche explication car pour nous tous, l’essentiel est de nous consacrer exclusivement à notre mission délicate, celle de sortir la JSK de cette situation préoccupante”, dira de son côté Azzedine Aït Djoudi.  Mais si le gros nuage qui a surgi entre les deux techniciens de la JSK a été finalement dissipé, il faut bien se rappeler en fait que lors de la saison 2003/2004 où les Canaris avaient remporté leur 12e titre national sous la houlette  du même duo Aït Djoudi-Saïb, leur collaboration a été souvent marquée par des points de divergence et des sautes d’humeur que le président Hannachi devait régulièrement aplanir. Maintenant que cette fragilité - somme toute prévisible - refait malheureusement sa réapparition, il est certainement temps que toutes les parties concernées fassent bloc autour du staff technique et des joueurs pour faire passer avant tout autre considération l’intérêt suprême du club kabyle en proie à la crise la plus aiguë de sa longue histoire. 

Radios et TV en Direct sur le net

29/10/2006 23:03 par kabylie

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    29/10/2006 23:03 par kabylie

Ecoutez les radios en direct sur le net...

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Radio El-Bahdja

 

http://www.beurfm.net/

Ecoutez Radio Berbère on line :

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La Télévision Algérienne on line: http://www.entv.dz/

QUELQUES LIENS CHOISIS

29/10/2006 20:20 par kabylie

  • QUELQUES LIENS CHOISIS

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    29/10/2006 20:20 par kabylie

Visitez ces quelques liens judicieusement choisis, par Kabylie.

Bon Surf

La chaine Berbère : http://www.brtv.fr

Le site Berbère : http://www.berberes.com

Le média portail du peuple KABYLE : http://www.kabyle.com

Le portail de la communauté algérienne en Amérique du Nord : http://www.algeroweb.com

La Jeunesse Sportive de Kabylie on line : http://www.jskonline.com

La Référence du foot-ball algérien : http://www.dzfoot.com

Le Bimensuel de la Culture et de la Société : http://www.racines-izuran.com/

Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie : http://www.makabylie.info/

Le site Rebelle : http://www.matoub.net

Centre Amazigh de Montréal : http://www.amazigh-quebec.org

Centre Culturel Algérien à Montréal : http://www.ccacanada.qc.ca/

 Association Culturelle Amazigh d’Ottawa-Hull : http://www.acaoh.ca/

Pour les passionnés d’Algérie ,visitez l’Algérie virtuellement : http://www.algerie-monde.com/

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Ferhat à Montréal

29/10/2006 06:37 par kabylie

  • Ferhat  à Montréal

    Ferhat à Montréal

    29/10/2006 06:37 par kabylie

Interview exclusive Montréal - Canada

FERHAT : "De votre accueil au Québec, je garde un impérissable souvenir"

mardi 24 octobre 2006

Ferhat Méhenni, ce grand militant sincère de la cause Kabyle, n’a plus à être présenté aux lecteurs, ses actes parlent pour lui. Cet homme courageux qui malgré les prisons, malgré les intimidations de toutes sortes .... continue de servir sa chère Kabylie.

Nous vous livrons ici quelques questions sur sa visite à Montréal auxquelles, il a bien voulu répondre.


T. Ould-Hamouda : Azul à Mas Ferhat et Bienvenue à Montréal.

Ferhat Méhenni : Merci pour votre accueil. Être reçu y compris au Québec par Kabyle.com est réconfortant. Le dépaysement est moins prononcé. Je tiens à cette occasion à saluer les Kabyles qui, ici, sont partie intégrante du peuple québécois. Je tiens à saluer aussi tous les québécois à qui je transmets les salutations du peuple kabyle qui s’en sent frère.

T. Ould-Hamouda : Vous avez été invité au Festival International de la Poésie de Trois-Rivières, pouvez-vous nous résumer votre participation ?

Ferhat Méhenni : C’est la 2ème fois que cette institution (Festival International de la Poésie) basée à Trois-Rivières me fait l’honneur de m’inviter et m’offrir le bonheur d’une immersion dans un univers poétique où les langues et les cultures fraternisent dans le jeu des mots, des émotions, des expressions et des métaphores. On se rend compte à ce festival à quel point l’universel n’est en réalité que la somme des particuliers et non leur négation.

L’humanité a besoin de tous les regards comme un insecte de tous les éléments de ses yeux composés. Une seule image, quelle qu’en soit la richesse et/ou la beauté est ennuyante lorsqu’on ne dispose que d’elle pour embellir son cadre de vie. Les parfums les plus réussis sont ceux qui mélangent le plus de senteurs et d’essences y compris celles qui, seules, sont nauséabondes. Je dis tout cela pour expliquer que la diversité des langues et des cultures est une formidable chance pour l’humanité.

T. Ould-Hamouda :Du point de vue politique, vous avez eu un programme riche en rencontres, pouvez-vous nous parler des conférences que vous avez animées ainsi que des entretiens que vous avez eus avec la classe politique québécoise ?

Ferhat Méhenni :Il y a eu deux formes d’activités politiques : Les conférences publiques et les entrevues avec les personnalités. Dès que j’ai quitté Trois-Rivières, le 04/10/2006, j’ai donné une conférence sur l’Autonomie régionale de la Kabylie à l’Université québécoise à Montréal (UQAM) organisée par les étudiants souverainistes québecois, puis le 05/10/2006, une autre dans le cadre des "Jeudis de la langue", organisée par la Société Saint-Jean-Baptiste dans une salle située, en face du Consulat d’Algérie à Montréal. Mon texte qui a porté sur la francophonie a été publié par Kabyle.com et d’autres sites comme Makabylie.info que je tiens à saluer chaleureusement pour leur dévouement à mettre en ligne tout ce qui touche de près ou de loin l’évolution des idées et des situations politiques Kabyles.

À travers cette conférence, j’ai affirmé, avec toute la force qui caractérise mes convictions, que pour moi la langue française n’est pas cette maladie honteuse que certains n’ont pas le courage d’assumer. Elle est intégrée à notre patrimoine où elle enrichit et soutient la langue Kabyle.

La Kabylie autonome, demain, intégrera la francophonie non par provocation vis-à-vis de ceux qui y sont hostiles, comme les islamo-baathistes d’Algérie ou d’ailleurs mais par souci d’intégrer tout le monde dans un réseau de solidarités fécondes afin de désamorcer des conflits de civilisation sur le plan linguistique ou religieux.

Au niveau des rencontres politiques, en plus des responsables des organisations qui m’ont offert une tribune publique comme le comité des étudiants souverainistes et particulièrement le très respectable Monsieur Jean Dorion de la Société St-Jean-Baptiste et qui nous ont assuré de leur soutien moral, j’ai eu à rencontrer Monsieur Gerald Larose, ancien patron du syndicat ouvrier québécois et actuel Président du Conseil de la souveraineté, un homme d’écoute et d’intelligence, auprès duquel nous avons trouvé réconfort et compréhension en plus de la solidarité dans notre combat pour l’Autonomie régionale du peuple Kabyle.

Le vendredi 6 octobre, j’ai d’abord rencontré M. Gilles Duceppe, Chef du Bloc Québécois, puis Mme Elsie Lefebvre, députée du Parti Québécois (la plus jeune parlementaire de tout le pays) et enfin M. Daniel Turp, député du même parti.

MM. Duceppe et Turp sont, si j’ose dire, de « vieilles connaissances » qui m’ont déjà fait l’amitié et l’honneur de me recevoir en décembre 2003.

Nous avons pu affiner et rapprocher nos points de vue pour un programme d’action basé sur une solidarité entre la Kabylie et le Québec.

J’ai aussi eu à déjeuner dans un climat fraternel et chaleureux avec le Centre Amazigh de Montréal et échanger sur l’autonomie de la Kabylie, la situation politique de notre patrie natale et l’état de la Communauté Kabyle québécoise.

À toutes ces entrevues, le MAK-Québec a été présent avec les membres de son exécutif.

T. Ould-Hamouda :Un grand spectacle a eu lieu à Montréal où la communauté est venue en masse vous applaudir, racontez-nous vos impressions ?

Ferhat Méhenni : C’est une action à mettre à l’actif de la dynamique Association Tafsut dont la présidente Tassadit Ould-Hamouda arrive à déplacer des montagnes pour la défense et la promotion de la langue et de la culture amazighes et Kabyles, de Mouloud Kacher et Mourad Itim qui ont déployé tous leurs efforts pour la réussite du spectacle.

L’organisation était impeccable et l’orchestre qui m’a accompagné à la hauteur. J’en garde un impérissable souvenir. Le public venu très nombreux m’a rendu un vibrant hommage que je n’oublierai jamais. Durant la prestation, il y eut une courte interruption pendant laquelle près de 80 enfants étaient montés sur scène pour accompagner la lecture d’un texte et la remise d’un cadeau (une planche gravée) exprimant dans notre langue maternelle, la reconnaissance du peuple Kabyle pour mon combat.

J’eus aussi la larme à l’oeil après la stand ovation que la salle m’a réservée à la suite de la chanson Bella ciao où j’ai été accompagné par la sympathique chorale féminine de Tafsut, inoubliable pour moi.

T. Ould-Hamouda :Vous avez été convié ensuite par l’ACAOH (Association d’Ottawa-Hull) et vous avez participé à la soirée des enfants de l’école de Tamazight qui ont présenté, en hommage à Mohya, la pièce "Si-Lehlu".

Ferhat Méhenni :Je suis admiratif devant la prestance et le sérieux de l’ACAOH. La compétence de ses membres y est au service de l’engagement politique et culturel amazighs. J’ai promis en décembre 2003 de leur donner de mon temps et de ma voix de chanteur à ma prochaine venue au Canada. Ils me l’ont rappelé et j’ai honoré.

Toutefois, tout le plaisir était pour moi, puisque avant de monter sur scène, j’ai eu la joie de goûter à la saveur d’une pièce théâtrale, "Si-Lehlu" de Mohia, jouée par une troupe composée de jeunes à l’expression en kabyle très aisée.

Cette association, cela mérite d’être signalé, a réussi l’exploit de faire de la langue amazigh une langue internationale dans la province de l’Ontario. Je ne peux que m’incliner devant leur oeuvre.

Permettez-moi enfin de saluer une énergie, une compétence et un dévouement incomparables dans l’action audiovisuelle amazighe, celle de R.B qui a filmé tous mes déplacements durant cette visite.

T. Ould-Hamouda : Votre mot de la fin ?

Ferhat Méhenni : "Amennugh nekn’at t nedhem Ghaf izerfan nnegh.......

T. Ould-Hamouda : Tanemirt a mas Ferhat.

Ferhat Méhenni : Tanemmirt i Kabyle.com - Segul -

Entrevue réalisée à Montréal, le Dimanche 8 octobre 2006

Remerciements à Mohand Medkour et Arezki Ait-Ouahioune pour les reportages photos du spectacle et à M. Kechad pour les photos du 24 juin 2004.

source :  http://www.kabyle.com

JSK 1 - USMA 0 «Triciti» rétablit le courant

28/10/2006 14:37 par kabylie

Division 1
JSK 1 - USMA 0
«Triciti» rétablit le courant Version imprimable Faire part à un ami
Par : Achour Aït Ali   samedi 28 octobre 2006
 

Stade du 1er-Novembre - Tizi Ouzou -
Affluence nombreuse
Arbitres : Mansouri, Benaboun, Bechiren
Avertissements : Daoud (34’), Yacef (55’) (JSK) ; Zidane (60’), Aït Alia (86’) (USMA)
But : Yacef (55’) (JSK)
JSK : Chaouchi, Rabie Meftah, Hamlaoui, Zafour (Rahim Meftah 57’), Harkat, Ouslati (Abdeslam 70’), Daoud, Wassiou, Dabo (Douicher 45’), Athmani, Yacef
Entraîneurs : Aït Djoudi et Saïb
USMA : Zemmamouche, Hamdoud, Metref, Aït Alia, Zidane, Ghazi, Khoualed (Boucherit 75’), Djahnine, Aït Ali (Bensaïd 73’), Ramdani (Boussefiane 66’), Doucouré
Entraîneur : Lobello

Les Kabyles entameront la rencontre la peur au ventre permettant ainsi aux Usmistes de jouer à l'aise et se créer des occasions dangereuses.
La première intervient à la 4' lorsque profitant d'une mésentente
entre Zafour et Harkat, Doucouré récupère le cuir avant de servir Ramdani dont la reprise passe largement au-dessus,
alors qu'il était seul devant les buts. Quelques minutes après,
Doucouré se dirigeait seul vers les buts, mais il se fait subtiliser la balle par Zafour. A la 20', Metref se présente seul face à Chaouchi, sa pichenette passe à côté. La formation usmiste a la maîtrise du jeu, mais n'arrive plus à porter le danger, c'est ce qui poussa Hamdoud à tenter sa chance des 30 mètres, Chaouchi bien placé s’interpose sans problème. À partir de ce moment, on aura droit à un piètre spectacle avec un jeu décousu de part et d'autre. La première mi-temps se terminera sur cette mauvaise note, l'autre fait marquant est que nous n'avons noté aucune occasion du côté de la JSK. La deuxième mitemps a été plus disputée, après quatre minutes de jeu, déboulé de Douicher sur le côté gauche, il évite deux défenseurs mais son centre rentrant est capté par Zemmamouche. Quelques secondes plus tard, les Usmistes réagissent par Doucouré qui se débarrasse de Zafour avant de centrer pour Metref idéalement placé, mais le tir de ce dernier est intercepté par Chaouchi. A la 52', sur un corner, Yacef reprend de la tête, la balle passe juste à côté. Trois minutes plus tard, la JSK bénéficie d'un coup franc à 25 mètres des buts. Yacef se charge de son exécution. La balle touche le montant droit de Zemmamouche avant d'aller au fond des filets, un but qui vient libérer les Kabyles. Ces derniers bénéficieront
d'un autre coup franc à la 60'. Yacef, encore lui, le botte mais cette fois-ci dans les bras de Zemmamouche. Les Usmistes auront une belle occasion de remettre les pendules à l'heure, quand sur une passe d'un joueur usmiste, Douicher dévie la balle vers ses buts, mais Chaouchi, d'une superbe claquette,
détourne en corner. A la 79', Rabie Meftah centre pour Wassiou, celui-ci laisse la balle pour Yacef qui tente le coup du foulard, mais à côté.
Le reste du temps, les Kabyles se contenteront de défendre corps et âme leur petite avance jusqu'au coup de sifflet final mettant ainsi fin à un jeûne de plus de trois mois.

Daoud blessé
A la mi-temps, Omar Daoud a rejoint le tunnel
menant au vestiaire en se tenant la cuisse.
Apparemment, l'international libyen a rechuté,
car il se plaignait d'une blessure contractée au
même endroit.

Benhamlat acclamé
Aziz Benhamlat a traversé le terrain, avant de
rejoindre la tribune officielle. Sur son chemin, il
a eu droit aux acclamations des supporters qui
tiennent beaucoup en estime l’ex-Canari.

Le banc kabyle sur les nerfs
C'est sur les nerfs que le banc kabyle a suivi
toute la rencontre. La preuve, remplaçants et
membres du staff technique sont restés debout
tout au long de la partie.

Boucherit convoqué
Le latéral droit de l’USMA, Antar Boucherit, a fait le déplacement avec son équipe à Tizi. Ecarté du groupe depuis quelque temps, le joueur a pu réintégrer l’équipe, après le retour du président Allik qui a décidé de passer l’éponge sur tous les cas d’indiscipline.

Djahnine salue Aït Djoudi
Farid Djahnine a été le seul joueur à avoir salué l’entraîneur de la JSK, Azzedine Aït Djoudi, avant l’entame de la rencontre. D’autres joueurs de l’USMA ont fait de même en fin de match.

Les Usmistes, les premiers sur le terrain
Les Rouge et Noir ont été les premiers à faire leur apparition sur le terrain. Les 18 joueurs convoqués ont pris part aux exercices d'échauffement.

Lobello en short
L’entraîneur de l’USMA est rentré sur le terrain avec ses joueurs en short et en souliers de foot. C’est lui, en effet, qui s’est occupé des exercices d’échauffement.
 
Des drapeaux du MCA et du MOB accrochés
Quelques supporters du Mouloudia et du MOB ont fait le déplacement à Tizi Ouzou pour soutenir les Canaris. Des drapeaux des deux clubs ont été accrochés sur les gradins du stade.

Affluence des  grands jours
Le stade du 1er-Novembre a retrouvé des couleurs hier à l’occasion du match face à l’USMA. C’est la première fois, en effet, depuis le début de la saison, que le stade de Tizi a connu une aussi grande affluence.

Accrochage  M. Meftah- Aït Alia
Lors d’un corner au profit de l’USMA en première mi-temps, un accrochage dans la surface a eu lieu entre les deux défenseurs Mohamed Rabie Meftah et Aït Alia. Les deux joueurs en sont arrivés aux mains et il a fallu l’intervention de l’arbitre pour les calmer.

Daoud  salue «tous»  les supporters
Le match d’hier est le premier de Omar Daoud à Tizi Ouzou cette saison. En cette occasion, le milieu de terrain kabyle a tenu à faire le tour du terrain pour saluer tous les supporters de la JSK. Un geste qui a été beaucoup apprécié par les fans kabyles.

La sécurité renforcée  dans le tunnel
Pour éviter tout débordement, un important dispositif de sécurité a été mis en place dans le tunnel qui mène aux vestiaires. Hormis les agents des forces de l’ordre, aucune autre personne ne se trouvait sur les lieux. Il est à rappeler que c’est à cet endroit que les incidents qui avaient émaillé le match aller de la saison passée ont eu lieu.

Zemmamouche  souffrait du thorax
Le keeper usmiste Mohamed Lamine Zemmamouche a souffert durant toute la partie de douleurs au niveau du thorax suite à un choc avec Hamza Yacef. Il n’a pu terminer le match que grâce à son courage, d’autant que sur le banc il y avait un certain Soumah.

Soumah  retrouve Tizi
Le match d’hier était un peu particulier pour le gardien Abdoulay Soumah. Le Guinéen a retrouvé en effet à l’occasion le terrain qui l’a révélé au public algérien face à cette même JSK.

Les remplaçants  de l’USMA empêchés de s’échauffer
En deuxième mi-temps, les remplaçants de l’USMA ont été empêchés par les supporters de la JSK de s’échauffer derrière la cage de Zemmamouche. C’est ainsi qu’ils ont été obligés d’aller le faire devant  leur banc de touche.

Lobello garde le ballon
L’entraîneur de l’USMA a beaucoup hésité avant de rendre le ballon à Omar Daoud, lors d’une sortie en touche au profit de la JSK. Le coach usmiste, qui vivait le match sur les nerfs, a manifestement voulu garder le ballon pour le rendre à ses joueurs.

La JSK, 104 jours après
Les Kabyles ont finalement pu enregistrer leur première victoire de la saison en championnat, la première depuis exactement 104 jours. Pour rappel, le dernier succès des Canaris cette année remonte au 16 juillet passé face à l’Asanté Kotoko, en Ligue des champions, sur le même score (1-0). Serait-ce le déclic tant attendu ?

Aït Alia touché par un projectile
A leur retour des vestiaires après la pause, les joueurs de l’USMA ont été bombardés de projectiles. Aït Alia a  même été touché à l’épaule, heureusement sans gravité.

Aït Ali  sérieusement blessé
Le jeune junior des Rouge et Noir Islam Aït Ali a été blessé à la jambe, suite à un faux mouvement lors d’un contre qu’il menait. Ce qui l’a contraint à céder sa place à Bensaïd. Par ailleurs, la blessure d’Aït Alia s’est avérée, nous dit-on, sérieuse. Un plâtre a dû lui être posé sur place, avant son évacuation à l’hôpital.

Les téléphones portables confisqués
Le nouveau staff technique est revenu à une vieille habitude à la JSK, celle de confisquer les portables la veille de la rencontre. Une autre mesure qui évitera aux joueurs de se déconcentrer.

Pas de presse la veille du match
Un des faits nouveaux depuis le changement intervenu à la barre technique de la JSK est de demander aux joueurs d'éviter de jeter un coup d'œil à la presse le jour du match où la veille et cela afin d'éviter que les joueurs soient perturbés par un quelconque article. Ainsi, jeudi passé, la veille du match contre l'USMA, les joueurs n'ont pas eu droit aux journaux.

Le onze révélé la veille
Chaque entraîneur a sa façon de faire lorsqu'il s'agit de révéler le onze qui prendra part à une rencontre officielle. Si Jean-Yves Chay faisait cela dans le vestiaire quelques instants avant le début du match, Aït Djoudi a, lui, une tout autre méthode puisque avec lui le onze est révélé la veille du match.

Fidèle Benhamlat
Encore une fois, Azziz Benhamlat a monté son attachement à la JSK en se rendant hier au stade du 1er- Novembre afin de soutenir son équipe face à l'USMA. Il faut dire que depuis quelque temps, Benhamlat est de plus en plus présent aux côtés de son ex-équipe, ce qui tend davantage à confirmer sa probable nomination à un poste de responsabilité au sein de son blub de toujours. 

Gaouaoui ménagé
Un des fidèles au classique JSK-USMA ces dernières saisons côté kabyle, Lounés Gaouaoui, n'a pas été au rendez-vous hier. Pour cause, le staff technique a décidé de ménager cet élément dans la mesure où il n'est pas totalement rétabli de la blessure  contractée il y a une semaine à l'occasion de la rencontre face au CRB.

Il était là
Même s'il n'a pas été retenu pour ce match face à l'USMA, Lounès Gaouaoui était présent au stade du 1er- Novembre. Une façon pour lui d’encourager ses coéquipiers.

Chaouchi découvre Tizi
Suite à la défection de Lounès Gaouaoui, c'est tout naturellement sa boublure Fouzi Chaouchi, qui a gardé les buts kabyles face aux Usmistes. Recruté à l'inter-saison, l'ex-gardien de but de la JSBM est à sa troisième apparition sous le maillot kabyle après le match de Ligue des champions africaine face à l'Asanté Kotoko et la rencontre de championnat contre le CRB. Sa participation au match d'hier face à l'USMA constituait en la circonstance sa première sortie à Tizi Ouzou. 

Berrefane deuxième gardien de but
Pour le poste de gardien remplaçant, le staff technique a décidé de faire appel à Mourad Berrafane le préférant ainsi à Nabil Mazari qui est censé être le troisième gardien de la formation kabyle. Mais comme ce dernier est beaucoup plus occupé par son transfert au MOB, il a été décidé de ne pas solliciter ses services.

Yacef et Daoud rentrants
De retour aux entraînements en début de la semaine passée, Hamza Yacef et Omar Daoud n'auront pas tardé à retrouver la compétition officielle hier face à l'USMA. Ces deux éléments ont été alignés d'entrée de jeu afin de donner un plus à la formation kabyle lors de cette rencontre importante.

Boudjakdji, Oussalah, Driouèche et Djouder non convoqués
En plus de Lounès Gaouaoui, quatre autres joueurs habitués à faire partie de la liste des 18 n'ont pas été retenus pour le match d'hier face à l'USMA. Il s'agit de Nassim Oussalah, Anouar Boudjakdji, Samir Djouder et Noureddine Driouèche.

Rahim Meftah sur le banc
Titulaire indiscutable depuis presque un an, plus précisément depuis le match aller de l'exercice précédent face à l'USMAn, Rahim Meftah n'était pas parmi le onze qui a affronté hier l'USMA. Ce dernier, laissé sur le banc, a fait les frais du changement apporté par le nouveau staff technique, celui de revenir à une défense à quatre.

Belkheïr encore ménagé, Kab convalescent
Ce n’est que jeudi dernier, soit la veille du match JSK-USMA que René Lobello a dévoilé la liste des joueurs convoqués pour le match de Tizi. Deux joueurs habitués à figurer sur cette liste n’ont pas été du voyage. Il s’agit de l’attaquant Mohamed Amine Belkheïr et du milieu de terrain Ali Lamine Kab. Belkheïr a été ménagé en raison de douleurs au niveau du dos alors que Kab est indisponible suite à la blessure contractée à l’épaule lors de la rencontre face à l’OMR.

Mise au vert à Tizi
Contrairement à l’année dernière ou ils ont passé la nuit à Boumerdès avant de se rendre le lendemain matin, jour du match à Tizi Ouzou, les Rouge et Noir ont rallié la ville des genêts juste après la séance d’entraînement effectuée jeudi dernier. Ils ont pris leurs quartiers à l’hôtel Lala Khedidja. Ce changement n’est pas étranger à l’amélioration des relations entre Hannachi et Allik.

Reprise sous un soleil de plomb
Ce n’est que mercredi après-midi que les Rouge et Noir ont repris les entraînements au stade Omar Hamadi. Une séance qui s’est déroulée sous un soleil de plomb et qui  a été marquée par la présence de l’ensemble de l’effectif, y compris ceux habitants l’intérieur du pays et qui avaient bénéficié de quatre jours de repos afin de passer les fêtes de l’Aïd auprès des leurs.

Deghmani parmi les 18
Le défenseur usmiste Rabah Deghmani a été du voyage jeudi dernier à Tizi Ouzou. Cela fait quelque temps que le joueur n’avait plus été convoqué, plus précisément depuis la défaite enregistrée face au NAHD au stade du 1er-Novembre d’El Harrach.

Benyamina reste à la  maison
L’attaquant Smaïl Benyamina n’a pas fait le déplacement jeudi dernier à Tizi Ouzou. En effet, le coach René Lobello  n’a pas jugé utile de le convoquer et s’est contenté d’un seul attaquant de pointe en la personne de Adlène Bensaïd. Pour rappel, Benyamina n’a plus joué depuis le match USMB-USMA d’il y a deux semaines.

Une offre du WAT pour Haddou
Contrairement à ce qui a été écrit, les contacts qu’a eus Moulay Haddou avec la JSK et le MCO ne sont pas officiels puisque ni Hannachi ni Djebbari n’ont parlé avec l’ancien international. Ce dernier ne manque toutefois pas de sollicitations puisque dès qu’ils ont eu vent de sa décision de quitter l’USMA et de rentrer à Oran, deux présidents de club ont pris contact officiellement avec Haddou pour connaître ses conditions avant d’en parler avec Allik. Il s’agit de Mahiaoui de l’ASMO et de Yahla du WAT. Ce dernier a appelé le joueur usmiste jeudi dernier quelques instants après que Haddou eut rencontré Mahiaoui. C’est dire si l’arrière gauche de l’USMA naura que l’embarras du choix. Encore faut-il que Allik daigne respecter sa décision de rentrer chez lui.
N. T.

source : http://www.lebuteur.com/stories.php?story=06/10/28/3209099

Taqbaylit par Lounis Ait Menguellet

28/10/2006 04:07 par kabylie

  • Taqbaylit par Lounis Ait Menguellet

    Taqbaylit par Lounis Ait Menguellet

    28/10/2006 04:07 par kabylie

Lounis_Aït_Menguellet_en_concert_-_Roubaix,_juin_2003_-_Photo_Association_Convergences.jpg

 

Ayla-m εeqlit,
γurem ad as tebrud’ yibbwas,
a taqbaylit,
yecreq yit’ij, yulli was,

Xas ma nettneγ,
degg menuγ ad yekk nfaε,
az’ar-nneγ,
degg ul ibed is’eh’a,
freh’ yis-neγ,
ma truh’ed’ d-acu nesεa ?
kem d-yemat-nneγ,

geranneγ nefhem nez’ra,


Win iruh’en,
yella wayed’ (de)gg-mkkan-is,
win ifeclen,
anebded s-idisan-is,
wi kkem ih’emlen,
fell-am isebbel ruh’-is,
iεebd-ik-kem,
yisem igg sbed lqed-is,


Ma neðða-k-kem,
ððan-k-kem wid i tqurεed,
angga-t wudem,
is ara nqabel wiyed’,
aqlaγ yidem,
nesεa-k-kem akken i daγ tesεad’,
nettwali yisem,
akken yisneγ i twalad’,


Laεqel d-aqdim,
ur iruh’ akken at id nerr,
ur ttxemmim,
ma di
t’iq naγ di liser,
tameslayt-im,
wa tt-iγed’len ma yezmer ?
ma d-araw-im,
yisen i tbedd Ledzayer !




Transcription : Icerfan                

                                          

« Reconnais ce qui est tien
Prends garde de ne jamais l'oublier!...
Langue kabyle
Celui qui t'aime
Te sacrifie sa vie
Il te vénère
Et pour toi garde la tête haute
C'est grâce à tes fils
Que l'Algérie est debout. » 

          Lounis Ait Menguellet

Zizou ,Comme dans un rêve

28/10/2006 03:31 par kabylie

  •  Zizou ,Comme dans un rêve

    Zizou ,Comme dans un rêve

    28/10/2006 03:31 par kabylie

Zinedine ZIDANE  , sur le maillot bleu ,au-dessus du coq , brille une étoile , celle des champions du monde.

Cette étoile a guidé Zinedine Zidane , de Marseille à Madrid en passant par Cannes , Bordeaux , Turin , le  S t a d e     d e      F r a n c e  .  .  .

La J.S.K gagne avec Yacef Tricité

28/10/2006 01:56 par kabylie

D1/10e J : La JSK gagne enfin !
(Chlef de plus en plus solide)
 

Dixième journée de championnat... et la lumière jaillit enfin pour les supporters kabyles, des pieds de Yacef Tricité, auteur de l'unique but qui a consacré la première victoire de la JS Kabylie cette saison. En s'imposant (1-0) face à l'USM Alger, les Canaris ont vaincu le signe indien et chassé le doute, chose que ne parvient pas à faire l'ASM Oran, contraint au match nul (1-1) par le Paradou AC, les asémites enregistrent leur huitième partage en 10 journées, un record! l'ASO Chlef profite du match nul de la JSM Béjaia (1-1) face au CR Belouizdad, pour s'emparer du fauteuil de dauphin, après sa victoire (1-0) face au CA Batna. L'USM Blida est venue à bout du WA Tlemcen (1-0) et engrange sa seconde victoire de la saison grâce à laquelle, les blidéens se positionnent dans le ventre mou du championnat, à 1 point du NA Hussein Dey victorieux (3-2) du MC Oran, des oranais bien loin de leur belle forme affichée en début de compétition. Le classement reste dominé par l'ES Sétif, qui concéde le match nul vierge sur son terrain face à l'OMR.(Toufik)

source : http://www.dzfoot.com/

Jeunesse Sportive de Montréal

27/10/2006 06:41 par kabylie

source : http://www.berberes.com/webpages/jsm.html

Feu Saïd Ouahioune

27/10/2006 05:39 par kabylie

  • Feu Saïd Ouahioune

    Feu Saïd Ouahioune

    27/10/2006 05:39 par kabylie

Les actus en France et diaspora dans le monde

Saïd OUAHIOUNE, pour tes quarante jours je n’y étais pas, mais je sais que tu as ressuscité

Feu Saïd Ouahioune, est un militant culturel berbère, ami de Ali Sayad qui est décédé le 1er mars 2004 à Longwy (Lorraine).

« Toi, tu auras des étoiles
comme personne n’en a...
Quand tu regarderas le ciel, la nuit,
puisque j’habiterai dans l’une d’elles,
puisque je rirai dans l’une d’elles,
alors ce sera pour toi
comme si riaient toutes les étoiles...
Tu auras envie de rire avec moi.
A. de SAINT-EXUPERY, Le Petit Prince.

 

Ça fait plus de quarante jours que tu es parti. Tu t’en es allé lundi 1er mars à 18 heures 30. Trois quarts d’heure avant, tu me téléphonais au bureau depuis ton portable, tu me disais : « Ali, je ne me sens pas bien. Peux-tu venir ? » Le temps d’éteindre mon ordinateur et de monter à Longwy-Haut où je venais d’emménager. J’errais à travers les pièces, vides de toi, pour te trouver. Je t’appelais en vain. Seule ma voix me répondait en écho. Je vais chez Mastan, mon fils, croyant que tu t’y es rendu. Hélas ! tu n’y étais pas. Je retournais chez moi pour t’attendre. En chemin, sur le trottoir longeant l’avenue André Malraux, côté parc, à hauteur du Centre des impôts, des curieux essayaient de savoir l’identité de la personne allongée devant l’ambulance du Samu. Ma gorge sèche pressentait déjà le malheur. Je garais ma vieille Opel plus bas pour ne pas gêner la circulation. Un officier de police, une jeune femme, venait à ma rencontre pour me dire :
« - Ce n’est pas un spectacle, monsieur, circulez !
« - C’est peut-être mon ami. Il m’a téléphoné il y a un peut plus d’un quart d’heure pour me dire qu’il se sentait mal, lui répondis-je.
« - Il s’appelle comment votre ami ?
« - Ouahioune. Saïd Ouahioune.
« - C’est lui. Pouvez-vous le reconnaître de loin pour ne pas gêner les réanimateurs ? »
Je m’approchais, je reconnaissais Saïd, mais pour mieux m’approcher je répondis :
« - D’ici, je ne saurai le reconnaître. » J’avançais à hauteur du véhicule des pompiers qui, avec le médecin du SAMU, tentaient en vain de te ramener à la vie : on a exploré toutes les techniques de réanimation. Dernière tentative, le simulateur cardiaque. Une décharge électrique. Un sursaut. Comme pour me faire, une dernière fois, tes adieux. Puis, plus rien tu t’es raidi à jamais. On m’a laissé t’approcher, te toucher, te fermer les yeux et la bouche. On t’a recouvert d’un drap, on t’a chargé dans le fourgon. Je ne te revoyais que le surlendemain au moment de ta toilette.

 

Depuis le 22 février, en visite chez moi, nous avons vécu ensemble, intensément. On ne se quittait que pour aller dormir. Ce lundi, tu ne te plaignais de rien. A midi, nous avions déjeuné ensemble, quiche lorraine, rosbif avec des légumes, une tarte. Le tout sobrement arrosé d’une bouteille de bordeaux rouge. Puis, à Auchan, nous avons déambulé entre les rayons jusqu’à trois heures pour trouver un cordon pour le téléviseur. Pendant que nous flânions, tu faisais le tour de nos amis. Madjid Bali avec qui tu animais des émissions radiophoniques sur la chaîne II. Un jour, vous aviez même joué une farce au poète Mohammed Ben Hanafi et pour finir vous l’enleviez pour un restaurant à Blida. Tu passais en revue nos conférences de presse clandestines en 1969 lors du Festival Panafricain, quand le Pouvoir d’alors frappait d’interdit la culture amazighe et refusait la présence de Taos Amrouche dans ce symposium. Pourtant, on lui avait donné un billet de voyage pour y participer. De connivence avec Saïd Sadi et les étudiants bérbérisants, nous lui organisions un mini festival à la Cité universitaire de Ben Aknoun, loin du Pouvoir et de ses courtisans.

Elle était belle notre Taos. Malgré sa petite taille, ce petit bout de femme occupait toute la scène. Elle avait beaucoup de présence Taos ennegh. Sa voix inégalable, montait jusqu’à l’ut dièse et descendait jusqu’au fa. Chérif Kheddam, dans une improvisation, était le seul à pouvoir donner la réplique en faisant vibrer le bendir, seul instrument capable de révéler les temps et les soupirs, donner un effet de souffle à la voix explosive de Taos qui déchirait le silence d’une salle en recueillement. L’amphi débordait de monde. Ce jour-là, tout le monde avait déserté le festival pour Ben-Ak... Ils étaient tous là Mouloud Mammeri, Youcef Nacib, Mahfoud Keddache, Laceb, Lahlou, Saâdi Fernane, Ben Mohamed, Arezki Si Mohammed, Saïd et Hand Sadi, Saïd Khellil, Madjid Bali, Youcef Sadeg, Amar Zentar, Mustapha Benkhemou... et d’autres... et d’autres... que ma mémoire ne peut retenir et cet espace ne peut contenir. Les ovations, longuement entretenues, étaient notre récompense pour remercier Taos du don qu’elle nous faisait.

Nos week-end à Tala Guilef, Tigjda, Assouel, le lac de Goulmim, Tamgout, Tipaza, l’Akfadou, Tichi, Arris ou la pentapole mozabite. Nous remplissions deux à trois cars pour nos excursions. Dans ces errances, nous poursuivions les cours de berbères que nous dispensait Dda Lmouloud, aussi des nôtres dans ces sorties. Ben Hanafi récitait ses poèmes, Mhenni chantait son succès « Jeğiga tajeğğigt g-gires » ou nous narrait « Ddunit », une épopée lyrique. Tu te rappelles nos tournées théâtrales aux Ouadhias et aux Aït-Yenni avec les jeunes scouts touaregs, les récitals avec Chérif Kheddam, Idir dans ses débuts, Meziane Rachid, Nouara, Aït-Menguellat, Ben Mohamed... Tu as compris que la culture se nourrit de culture. Madjid Bali était, dans ces moments, la mémoire visuelle avec son appareil photo. Quand en décembre passé à Alger, bien plus de trente ans après, il nous montrait ses clichés souvenirs, tu te rappelais les instants et les lieux que tu faisais habiter de personnages et d’anecdotes rattachées à chacun.

Dans la contrée kabyle, un village s’est érigé autour d’un chêne au sommet d’une colline, d’où son nom Tassaft Ugemmoun. C’est là que tu naquis, Saïd Ouahioune, un 26 novembre 1946. Après l’olivier et le figuier, c’est sous le chêne qu’on se réfugie dans les moments ultimes, le dernier bastion autour duquel on se défend contre l’adversité. Il est nourricier, il donne des bellut, les glands doux. Symbole de l’honneur, un poète le chanta : « W’ ibγan lherma ad tagwar, ad yali s adrar, ad yečč abellud bu tcaccit ». Qui revendique une dignité tenace, se retire en montagne, se nourrisse de glands à cupule. Tu n’aimes pas la facilité que procure la plaine. Bâti comme un chêne, tu ne te plaignais jamais, aucun mal ne t’atteignait, pas la moindre migraine. C’est du moins notre impression, car la nature aime à se cacher. Tu regardes naïvement en toi et autour de toi, tu vois le monde comme si tu le voyais pour la première fois. C’est là, peut être, que réside ta force. Contre vents et tempêtes, tu parais insensible, impassible, stoïque. Tous nos amis ont changé, muté, se sont métamorphosés. Toi tu restes inflexible, permanent, force tranquille qui réconforte.

Géologue au courant des secrets de la terre, tu sais le langage des pierres, mettre en évidence les plus précieuses. Tu agis de même avec les humains, et tu sais dégager de la foule l’insolite, la perle rare. Tu as l’art de faire rencontrer les hommes porteurs d’idéaux, de concilier les complémentarités, les intelligences. N’est-ce pas toi qui as présenté à Saïd Sadi les Madjid Yousfi, Mustapha et Ahmed Bacha, Noredine Aït-Hamouda ainsi que d’autres bonnes recrues du RCD. Quand Sadi t’appela pour t’occuper de l’administration de son parti, tu n’as pas fui, mais discret, tu es resté l’homme des coulisses. Très au courant des arcanes de la politique, tu restes le plus écouté, l’homme sage. Sans verser dans les cachotteries tu sais délier les nœuds, tu sais ce que parler veut dire. Ce n’est pas sans raison qu’on t’appelle `ami Saïd ou dda Saïd. Tu demeures le partisan fidèle, sans l’esprit partisan où l’on vient avec des idées préconçues, tu restes pragmatique, pratique, concret et fonctionnel. Aux titres et aux honneurs du devant de la scène − tu n’as pas le tempérament du carriériste −, tu leur préfères le militant de base. Tu aurais pu devenir député RCD, avoir une bonne retraite, tu le méritais pourtant bien. Militant dans l’ombre ne signifie pas effacé, car tu n’es pas quelconque. Chaque jour tu défiais la mort pour sauver la vie des autres. Tu donnais le sens à la vie où l’on apprend à mourir sans crainte. Remède à toute pensée mortifère, tu étais le chêne enraciné, inébranlable jusqu’à ce premier du mois de mars.

Yamina, ta mère, trouvera en moi l’ami de toujours de son fils ; Ouerdia, ton épouse, l’ami fidèle et respectueux de son mari ; Madjid, Salim, Ahcène et Djouhra, tes enfants, l’ami attentif et constant de leur père ; Chabane, Farid, Ouali, Hamid et Djamal, tes frères, l’ami dévoué de leur aîné.

Sur la terre, une étincelle s’est éteinte à jamais. Dans le firmament une étoile s’est allumée pour l’éternité. Eveille encore, Saïd mon ami, nos facultés créatrices et inspire nos actes.

Ad ruḥeγ ad kem ğğeγ a yemma
Je dois te quitter mère
Γas berra ijeddeb waḍu
Même si dehors le vent hurle
Ad ruḥeγ ad kwen ğğeγ a yatma
Je dois vous quitter frères
Ad rzeγ lhib’ i wsalu
Même si dehors la neige est épaisse
Ad ruḥeγ ad-kem ğğeγ a tala
Je dois te quitter fontaine
Ma neswa kra ad-d inulfu.
Amar MEZDAD
Je te lègue ma vertu à ruisseler

Ali SAYAD,
Anthropologue,
Longwy (France).

 

Mis en ligne par Stéphane ARRAMI

jeudi 15 avril 2004.


Forum

  • > Saïd OUAHIOUNE, pour tes quarante jours je n’y étais pas, mais je sais que tu as ressuscité
    16 avril 2004, par mouloud ait amer
    avant toutes choses,mes condoléances les plus sincères à toute la famille ouahioune d’une part et au villahe de tassaft ouguemoune d’autre part,plus spécialement à sa mère,sa femme,ses enfants et ses frères,ouali,hamid,chavane,djamal et farid. merci mille fois ali sayad pour ce que tu as fais,tu me diras certainement lemzegaw puisque c’est un ami à toi de longue date,je crois que said ne s’est pas trompé en parlant de toi à chaque fois que je le voyais à paris,maintenant je comprend son attachement pour toi et d’autres amis tel que madjid bali,belkacem,mohamed guerfi et plein d’autres (surtout les anciens de la chaine 2). la seule chose qui m’a chagriné c’est le fait que sa mort je l’ai découvert avec ton article,sans cet article je ne le saurai peut être que bien plus tard. je tiens à dire désolé et mille fois désolé à toute sa famille pour mes condoléances en retard,je n’avais auun moyen de le savoir si non j’assisterai au moins à son départ définitif à partir d’orly. repose en paix said,saches que l’on est fier de toi comme on est fier de djaffar ouahioune(le rebel). lmulud ath amer
  • > Saïd OUAHIOUNE, pour tes quarante jours je n’y étais pas, mais je sais que tu as ressuscité
    15 avril 2004, par Salem OUAHIOUNE

    Bonjour à tous !

    Merçi ALI pour ton évocation de mon plus proche cousin SAÏD, mon ami d’enfance , mon ami de l’adolécence, ami de l’âge de raison et de la déraison, ami de tous les instants, joyeux et tristes, ami des périodes troubles et des périodes de paix..

    Oui, tu dis vrai, en évocant son côté "artisant" des rencontres, des événements et des décisions qui comptent...

    Oui, tu dis vrai, en souligniant son engagement discrét mais néanmoins, réel, profond et désinteressé au service de la grande cause de l’identité et de la culture...

    Pour ma part, à 58 ans, je me sens orphelin au plus profond de mon être...

    Merci SAÏD, ton "passage parmi les vivants" n’a pas été vain. Ton action participera encore longtemps au combat que tu as choisi , il y a plus de trente cinq ans, et qui reste toujours la cause juste...

     
  • 15 avril 2004, par T. Ould-Hamouda de Montréal

    Merci à Ali Sayad pour cet émouvant témoignage sur Feu Said Ouahioune, que Dieu ait son âme. Il était de mon village, malheureusement, je n’ai pas eu l’honneur de le connaître :nefreq am iwaouene af ellouh ! C’est une grande perte pour notre culture.

    Mes sincères condoléances à sa famille.

    15 avril 2004, par Nacer Boudjou
    • Cher regretté Saïd Ouahioune, on sait connu à peine, te voilà parti !

      Sa mort à Longwy m’a boulversé quand Ali Sayad me l’avait fait savoir par téléphone, une voix irritée par l’émotion. Alors que je l’avais vu trois jours avant, quand je dédicaçais mon ouvrage à la bibliothéque Mont Saint Martin. Saïd y était venu avec Ali. Il a aimé mon ouvrage, et mes peintures. Au cours d’une soirée chez Jacques Peiffer (céramiste et artiste plasticien longovicien), j’ai eu l’occasion de le voir pour la première fois. Le sujet de la soirée s’est orienté vers le Tasili, le Hoggar où Saïd était géologue à la SONAREM. J’ai beaucoup appris par ses dires sur la vie des Berbères de cette contrée. Saïd est d’une grande sensiblité. Sa mort nous a dressé les cheveux pour toute la communauté Berbère vivant dans le Pays-Haut de Lorraine. La compagnie avec lui était agréable, surtout lorsque la converstaion traite du monde Amazigh. Saïd était venu mourir à Longwy, à la rue Malraux. A la cérémonie de son recueillement avant de l’embarquer sur Alger via Paris, ils étaient nombreux à y assister. Ils étaient venus de Paris, de Bruxelles, des villes environnantes, ses frères et soeurs de combat étaient à ses cotés. Ali Sayad son ami de tourjours était là à régler le moindre détail des formalités administratives et funéraires. Saïd est tombé à la rue Malraux comme un cédre de Numidie, la mort était au rendez-vous. Néanmoins, il est mort entouré par l’affection de la communauté berbère. Et toute Longwy pleure son absence.

      Mes hommages endeuillés pour l’homme du Djrdjura que tu es et que tu seras dans une autre vie.

      Nacer Boudjou Journaliste-Artiste Plasticien

    • > Saïd OUAHIOUNE, pour tes quarante jours je n’y étais pas, mais je sais que tu as ressuscité
      15 avril 2004, par Azdukli

      Azul à ALI SAYAD ! Tout d’abord on vous remerciez Mass SAYAD pour Votre fameux témoignage pour un militant que nous avons perdu ; Un militant des causes juste (Tamazight, Démocratie.............) Je profite de cette Occasion pour témoigner moi aussi pour cet homme qui as beaucoups de Qualités par apport à d’autres militants engagés de Notre village TASSAFT UGMOUNE à l’exemple de Mustapha BACHA , .Djaffer OUAHIOUNE .... . Said est militant loin de toutes lumières ; Car c’est un militant même si on partage pas avec lui certaines idées politique (comme la plupart des jeunes de mon village) mais on le dois beaucoups beaucoups de respects , je vous assure que c’est un militant Humaniste (avec un grand H) ; On se rappelles tous lors d’une réunion de famille (Angema B’adhrum ) il a étais le premier à proposer à aider les pauvres de Village avec toute modesté et courage..... Je vous assure que c’est un militant qui aime ses racines , fière de ses origines "DANIFI" dans tous les sens. J’ai à lui dire "Da- Said ’’ repose en paix car il existes derrière toi des hommes (Krimo , Belaid, Khelifa, Qadi,............) qui continuent sur tes traces et ton courage. N-B : Le drapeau de TAMAZGHA que tu as offre à SAID il accompagne meme dans son dernier abri étrenel. . Tanmirt-ik à mass SAYAD nous les jeunes de Tassaft ,on trouveras en toi , l’Ami de Said At Ouarab !

      Yiwen B-azdukli si TASSAFT OUGUEMOUNE