Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) en chansons
18/10/2006 04:34 par kabylie


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Source : http://jskmonamour.ifrance.com/
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| LES CHANSONS SUR LA JSK | ||||||||||||||
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Source : http://www.jskonline.com/musique.asp
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| Photo extraite du site « « Convergences » |
| «La poésie est un exutoire qui me procure le sentiment d’être libre» |
| La Tribune 21/08/2006 |
Rencontré à Sétif lors de sa participation au deuxième Festival international de Djemila, le grand chanteur et poète kabyle Lounis Aït Menguelet nous a livré ses impressions, frappées au coin du bon sens qu’ont forgées sa sagesse et sa modestie légendaires, sur sa perception de la chanson engagée et du statut de l’artiste en Algérie
La TRIBUNE : Vous êtes présent au Festival de Djemila pour animer une soirée dans le cadre de la solidarité de l’Algérie avec le peuple libanais. Est-ce qu’on peut dire aujourd’hui que vous êtes toujours un chanteur engagé ?
Aït Menguellet : J’ai été contacté pour participer au Festival de Djemila en tant qu’artiste avant les événements qui se sont déroulés au Liban. Je suis ici en tant qu’artiste, même si je considère que défendre les peuples opprimés est une cause juste. Mais, je ne me considère pas comme un chanteur engagé. Comment peut-on parler d’engagement ? Ce que je fais en ce moment, à travers ma participation artistique, est un simple message artistique porté par mes chansons et mes compositions. Je poursuis mon chemin d’artiste dans la même ligne de conduite que je m’étais fixée dès mes débuts dans la chanson.
Pourtant beaucoup de vos admirateurs vous considèrent comme un chanteurs engagé ... Il y a une différence entre la politique et l’art. Est-ce qu’un politicien peut enregistrer un album ? Dans mon domaine, je fournis des efforts afin de présenter un art propre dont je maîtrise le tissage des fils. Je ne pratique pas la politique. J’ai eu assez de problèmes et de tracas à cause de mes positions. Souvent, je suis très prudent en dehors de mon domaine artistique et je préfère ne pas m’aventurer dans d’autres domaines dont j’ignore les lumières.
Votre poésie est puisée dans la vie quotidienne, mais que vous apporte la poésie dans votre vie quotidienne ? La poésie est en quelque sorte mon oxygène, mon exutoire. C’est ma seule échappatoire. J’aime m’y immerger pour explorer les profondeurs. La poésie m’apporte également un fort sentiment de liberté qui me donne des ailes. Dans ma vie quotidienne, je n’ai pas de moments spécifiques pour faire de la poésie, cela vient spontanément sans que je le planifie.
Vous allez chanter, ce soir, dans l’un des plus beaux sites de la région des Hauts plateaux imprégnée de la musique chaouie. A ce titre que pensez vous de la rivalité entre la chanson kabyle et la chanson Chaoui ? Cette rivalité est le produit de certains médias qui ont nourri les malentendus entre les chanteurs. Ce que je veux clarifier c’est que nos relations dans le milieu artistique sont empreintes de respect et de bonne entente. Personnellement, je n’ai aucun sentiments de rivalité avec d’autres artistes. Bien au contraire, j’ai de bonnes relations avec les autres artistes, qu’ils soient chaouis, constantinois, oranais ou d' autres régions du pays. Ce que je trouve triste, c’est qu’une certaine presse attise différents conflits entre les artistes sans aucun fondement. Ce sont eux qui créent ces rivalités stériles et non pas les artistes. Toutefois, il existe de bonne plumes qui font leur travail convenablement.
Est-ce que cela signifie que vous avez des griefs contre les médias ? Ce que je veux, c’est juste souligner que certains journalistes tissent des informations de leur imagination et ne prennent pas la peine de vérifier la vérité. Ce qui est une grande erreur. Personnellement, j’ai été choqué par certaines informations qui me concernent, et dont je n’avais aucune connaissance. J’invite les journalistes à me contracter pour me poser des questions avant de publier des informations erronées. A ma connaissance, le journaliste doit d’abord confirmer ses informations à la source avant de diffuser des informations sans aucun fondement. Cela n’empêche pas qu’il existe en Algérie des plumes consciencieuses et des journaux excellents.
Quel est votre avis sur la chanson algérienne en général et le raï en particulier ? La chanson algérienne se porte bien et elle a enregistré de grands succès. Ce que je souhaite, c’est qu’il y ait une véritable relève qui portera les véritables messages artistiques pétris de beauté et de principes. Quant à la chanson raï, elle a sa place dans le panorama de la chanson algérienne. Elle est toujours présente car elle a su s’imposer. En Algérie, il existe une pléiade de styles, c’est une véritable richesse dans le paysage artistique et culturel. Je pense qu’il faut prendre cela comme quelque chose de positif et non pas comme quelque chose de négatif.
La chanson kabyle est assimilée aujourd’hui à des chansons de fête et de danse, qu’en pensez-vous ? La chanson kabyle est passée par une période difficile mais ce n’est qu’un sombre nuage de passage qui va finir par se dissiper. Les chansons de fête sont des chansons pleines de vie. Ce sont des chansons légères qui sont emplies de joies et de mouvements. Les gens ont besoin de ce genre de répertoire. Il existe de grands talents qui se dirigent vers ce style de musique et arrivent à se démarquer. Mais, même si on a besoin de ce genre de chants, ce qui me désole, c’est l’ampleur que prend le phénomène des reprises de chansons qui ont déjà connues de grands succès, des chansons magnifiques qui perdent leur âme et leur splendeur à cause des reprises. Cela reflète le manque de création et d’imagination de certains chanteurs qui ne prennent pas la peine de faire des recherches pour le renouvellement. Cette facilité tue la chanson et la création.
Peut-on dire que cet état de fait est le résultat d’un manque de nouveaux auteurs et compositeurs ?
Non pas du tout. Il y a une nouvelle génération de paroliers et de compositeurs d’un très bon niveau, et qui sont de grands créateurs. Malheureusement, personne ne demande leur aide ou les sollicite pour une collaboration. Je souligne encore une fois que certains artistes préfèrent la facilité et ne veulent pas faire des recherches ou fournir des efforts pour s’améliorer et étoffer leurs travaux. Ils marginalisent de ce fait les bons auteurs et compositeurs. C’est un véritable danger qui menace la chanson kabyle.
Récemment Hasnaoui Amchtouh, hospitalisé, a lancé un appel de détresse à cause de sa situation précaire, quel est votre sentiment à ce sujet ? Sincèrement, j’ignore qu’il était souffrant et qu’il passe par une période difficile. Cela relance la problématique du statut de l’artiste et de ses droits. Je pense qu’il faut encore militer pour avoir un cadre légal pour préserver les droits des artistes mais également définir leurs devoirs. C’est malheureux que des artistes continuent à souffrir et vivent dans le dénuement. Personnellement, je suis contre l’idée que c’est aux artistes de se prendre en charge et de s’entraider si l’un d’eux est exposé à un accident ou à une maladie. Je pense qu’aujourd’hui les artistes sont tenus d’unir leur force jusqu’à l’obtention de leurs droits. C’est dans cette cause juste et noble qu’il faut s’engager.
Auriez-vous un nouvel album en préparation ? Je n’ai rien de nouveau pour le moment, j’attends comme d’habitude que l’inspiration vienne naturellement. Par contre, je continue d’animer plusieurs concerts sur scène. |
| par Djemila Sihem Bounabi |
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Discographie complète de Matoub Lounès http://www.berberes.com/webpages/Entretien_avec_Lounes_Matoub.html |
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Entretien avec Lounès MATOUB |
| Lounès MATOUB est né le 24 janvier 1956 en Kabylie. A 9 ans, il fabriqua sa première guitare avec un bidon vide. Il publie son premier album en 1978. Criblé de balles par un gendarme en 1988, enlevé par les islamistes en 1994 et libéré par un gigantesque mouvement populaire, il était le chanteur le plus populaire de Kabylie. Il a été assassiné le le 25 juin 1998, en Algérie, dans dans des conditions non élucidées, vraisemblablement par des milieux proches du pouvoir. Son œuvre riche de 36 albums traite les thèmes les plus variés : la revendication berbère, les libertés démocratiques, l'intégrisme, l'amour, l'exil, la mémoire, l'histoire, la paix, les droits de l'Homme, les problèmes de l'existence ... Enfant du peuple je suis, enfant du peuple je resterai. Certes, comme tout un chacun, j'ai mûri, et la popularité m'a sans doute fait prendre davantage conscience de mes responsabilités. Car, plus vous étés connus, plus vous avez des responsabilités. "Tu dois avoir pas mal d'ennemis ?" Mes ennemis sont les tyrans, les oppresseurs quels qu'ils soient, les lâches, les veules, les hypocrites, et surtout les "parachutés" (.. Je n'aime pas les nouveaux riches plus attachés à leurs biens, à leurs privilèges, qu'à leur pays. Le soleil se lève tous les jours pour chaque citoyen(ne). Heureusement qu'il n'est pas importé à coups de devises, sinon il ne brillerait que pour une classe donnée. "Quels sont tes rapports avec les journalistes algériens ?" Ambigus. Mi-figue mi-raisin. Si on ne m'accorde pas beaucoup d'entretiens, c'est parce que je refuse toute concession dans l'_expression de mes opinions. On n'a rien à me reprocher. Sinon d'avoir un franc -parler. Et de ne pas être un béni oui - oui. Je ne suis pas l'homme des concessions. Je ne triche pas avec ma nature. Je m'affirme sans gêne aucune, en parfait dédain des convenances. J'aurais pu me pousser dans le monde et monnayer ma popularité, voire ma célébrité. Je ne l'ai jamais fait. Car je ne suis d'aucun pouvoir le dévoué serviteur. A travers RadioTrottoir interposé, certains journalistes (arabophones surtout) ont essayé de me présenter sous un éclairage peu flatteur, de me coller une réputation de raciste, de violent, d'ennemi public n°1, de voyou sans foi ni loi. "Que signifie pour toi le fait de chanter en tamazight ?" En tant que chanteur, je suis le représentant d'une vision et d'une _expression personnelle du monde qui m'entoure et de moi-même. Je ne veux pas mourir pour un héritage que je n'aurais pas assumé. "Que représente pour toi la culture amazighe ?" Qui ne sait rien de son passé ne sait rien de son avenir. Le but n'est pas, ne peut être, de revenir à un mythique age d'or du passé. La culture amazighe, c'est une question de civilisation et l'avenir de notre pays se jouera peut-être dessus. A travers la prise de conscience de mon identité, j'ai découvert le génocide culturel et le viol linguistique subis par les miens. J'ai, aussi découvert toute une culture méprisée, humiliée, déclassée, exclue des deux écrans (le grand et le petit), interdite de colonne et de séjour. "Est-il vrai que MATOUB est raciste envers les Arabes ?" Fais-moi pas rire. C'est un jugement volontairement faux et un brin raciste, mais qui trahit bien le malentendu qui a toujours existé entre mes détracteurs et moi. Il y a une incompréhension totale qui me gêne car le public a rarement les données globales et objectives en main. Tout est politique et nous sommes bien ici en pleine politique. Je suis responsable de mes actes et la vérité se fait sur ce que je chante. Comment peut-on être raciste quand on a toute sa vie souffert du racisme ! J'ai trop souffert du racisme, de leur racisme, pour accepter à mon tour d'être raciste. "Quelle est ta véritable culture ?" Ma seule véritable culture est celle que je me suis trouvée en Kabylie puisqu'on sait que "l'oiseau ne chante bien que dans son arbre généalogique". La vie de mon peuple contient la somme de l'expérience des hommes. D'où le rapport charnel que j'ai avec ma terre natale, mes racines. La culture amazighe est, pour chaque Imazighen, la pierre de touche de son identité.
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| Malika MATOUB.
source : revoltes.free.fr |
| L’Algérie dans la chanson de Matoub Lounès |
| La Dépêche de Kabylie 05/07/2006 |
| Matoub, une personnalité complexe, un texte puissant, profond, troublant, porté par une voix plus proche du tonnerre que du murmure des petites âmes.
Il était une fois un chanteur rebelle. Un chanteur qui n’hésitait pas à dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Un chanteur-combattant, un chanteur-hurlement, un chanteur-vérité qui bousculait et bouscule encore avec force et brutalité les certitudes les plus ancrées, les convictions les plus solides, les visions les plus répandues. Il était une fois, Matoub Lounès. Matoub, une personnalité complexe, un texte puissant, profond, troublant, porté par une voix plus proche du tonnerre que du murmure des petites âmes. Matoub, un baroudeur du verbe, de la parole, qui a poussé ses adversaires à leurs limites, jusqu'à user de leurs barouds assassins pour le réduire au silence. A l’occasion du 8e anniversaire de son assassinat le 25 juin 1998, et à l’approche du 5 Juillet, date de l’Indépendance et de l’émergence de l’Algérie comme nation et Etat souverain, l’idée de porter une fugace attention sur la place de l’Algérie dans la chanson du Rebelle m’a effleuré l’esprit. Seulement, devant l’ampleur de l’entreprise qui réclame beaucoup de temps et de moyens, tant l’Algérie a traversé en profondeur la production de Matoub, je m’arrêterai à quelques extraits de son riche répertoire. Ce 24 juin 2006, Radio Berbère a réservé un temps pour la chanson de Lounès. Debout, je savourais cette poésie et cette musique que seul Matoub avait le génie de composer et d’interpréter. Cette fois, l’écoute du dernier vers d’un morceau de sa chanson Aghuru m’a particulièrement interpellé. J’étais grandement ému par la subtilité du poète. En effet, même dans sa révolte, même quand il verse carrément dans la subversion et la provocation, il a ce génie de prémunir l’essentiel et de ne pas faire de l’accessoire son centre d’intérêt. L’essentiel c’est l’Algérie, et il fait d’elle la première et la seule bénéficiaire de sa révolte :
Ma dwa-s a-ncerreg tamurt, A-nekker s tura, Ahat akken, a yatma, a-tt-naqel “lezzayer” Seg ghuru, Ces vers qui expriment un fort dépit, une singulière impatience de voir la situation évoluer et les choses changer pour le meilleur, nous renvoient l’image d’un homme d’action, un homme qui ne veut plus temporiser, attendre indéfiniment, mais qui désire provoquer les événements et les influer. «S’il faut déchirer le pays pour faire avancer les choses et permettre à l’Algérie de se débarrasser de l’ «illusion», synonyme du mensonge, il faut y aller», chantait Lounès. «A-ncerreg = déchirer», dans cette chanson qui a tant fait de bruits, n’est pas «bettu = diviser», comme le laissent entendre certains, mais c’est plutôt bouleverser, secouer, renverser, ébranler. Incontestablement, si le sens voulu dans ce vers était celui de diviser, nous n’aurions pas l’Algérie comme une entité à laquelle la révolte permettra de rompre avec le mensonge dans les vers qui suivaient, mais une autre entité qui émanera de la division de celle-ci. Celui qui a chanté : “A mes frères, à l’Algérie entière, des montagnes du Djurdjura jusqu’au fin fond du désert…”, ne pouvait pas prêcher autre chose que le combat pour permettre un avenir meilleur à cette Algérie chérie.
Yiwen yezdegh sraya Wayedh ddaw n tmedlin yerka F lzayyer aazizen. Chantait Lounès en hommage aux prisonniers politiques arrêtés en 1985 pour leurs actions en faveur des droits de l’Homme. D’ailleurs, dans le dernier couplet de la chanson Aghuru, Matoub revient à la charge, en mettant en avant l’honnêteté, le savoir et la raison, comme moyens privilégiés de dépassement de la crise nationale :
S tezdeg d ssfa n leâqel S a-nnezwi Lzzayer Seg ghuru. Ici, l’Algérie est présentée comme un tissu qu’il faut agiter afin de le dépoussiérer, de le débarrasser de ce qui le salit. Dans cette chanson, controversée et polémique dans son support musical, Matoub dissocie nettement l’Algérie en tant qu’Etat et patrie, de son pouvoir, de ses gouvernants, de ses dirigeants qu’il critiquait sans aucune modération. Dans leur système de défense, ceux-ci confondaient à dessein le pays avec leurs êtres, pour n’en faire qu’un. Considéré sous cet angle, toute remise en cause de leur emprise sur le pays était synonyme d’atteinte à la sécurité de l’Etat. C’est dans le cadre de ce schéma élaboré afin de sécuriser les tenants du pouvoir qu’il faudra analyser et comprendre les tentatives de fabriquer à Matoub l’image d’un séparatiste et d’un antinational. En effet, par leur entêtement à bafouer les droits les plus élémentaires comme celui du droit à l’usage officiel de sa langue et à la reconnaissance de sa personnalité, entêtement qui se matérialisait par des situations de pourrissement politique, les gouvernants acculaient les défenseurs des libertés à un radicalisme fatal et sans lendemain. Matoub, à l’avant-garde du combat identitaire, avait le génie d’échapper à chaque fois à ce conditionnement et à placer son engagement dans celui de la lutte globale pour le redressement de l’Algérie. Matoub aimait l’Algérie, il l’aimait à sa façon, telle qu’il la souhaitait, telle qu’il la concevait, et non pas telle que les pouvoirs successifs l’ont façonnée, froide, glaciale, insensible aux amours et aux souffrances de ses enfants. Sans cette Algérie, avec ses tourments et ses difficultés plurielles et multidimensionnelles, Lounès n’aurait jamais été Lounès que toute la jeunesse admire pour sa bravoure et son audace. Sans cette Algérie qui traverse des moments cruciaux de son histoire, Matoub aurait été un homme ordinaire, comme l’aurait été Si Mohend U Mhend sans le soulèvement de 1871, dirigé par Cheikh Aheddad et lhadj Lmokrani. Pour Matoub, la responsabilité de la situation que vit le pays, des malheurs qui le secouent, qui l’installent dans une sorte de défaite permanente, incombe aux hommes et non pas à l’Algérie. D’ailleurs, il le dit fort bien :
Lezzayer telha, Ur tt-ixus wara, i-tt-ixusen d irgazen… Ces hommes qui font défaut à ce beau pays, qui ne s’affirment pas pour relever le défi de son développement, ce sont ceux-là mêmes qui le dépouillent, le froissent, le dévalorisent avec des conduites et des actions qui ne lui font pas honneur. Les autres, ceux qui l’avaient arraché aux griffes du colonialisme, comme Abane, Krim, Ben Mhidi, l’Algérie ne leur a pas fait bonne place sur ses «plaquettes». Le Rebelle dénonçait la mésestime affichée à l’égard des symboles de la Révolution. C’est dans une chanson qui retrace l’histoire ancienne et actuelle du pays, que Lounès reproche à l’Algérie son incapacité à se redresser : A Lzzayer hader ad tt-segmedh Ad tekkedh nnig n tmura, Dans ce texte, l’Algérie est considérée dans son ensemble, confondue à un être qui peine à s’en sortir. C’est avec un reproche mêlé de dégoût que Matoub s’adressait à cette Algérie qui se complaisait dans l’indigence. Comme tout grand patriote, il était révolté par cet état de fait. D’ailleurs, la situation de l’Algérie le rendait malade, comme il le chantait dans sa dernière cassette. L’Algérie, c’était son point de départ et sa destination ultime. Entre eux, c’était l’histoire d’un amour contrarié, d’un amour déchirant, d’un amour aussi fort et aussi fou que celui de Roméo et de sa Juliette, à cette différence fondamentale que Juliette de Lounès est toujours en vie, et elle le restera tant qu’il y aura Arraw n lehlal (*) . (* ) Les enfants légitimes.
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| par Brahim Tazaghart |
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